Le feuilleton de l’automne 7 : dans la veine

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L'hôpital. Pas très loin de chez Griz, il y avait effectivement un cube plein de malades et de spécialistes pour les soigner : c'était par là.Mais elle évitait ce lieu irrationnel : sous couvert de science, il fallait attendre sans aucune information, des médecins qui travaillaient dur, même s'ils s'expliquaient mollement.  La loi de l'offre et de la demande battait son plein : pas de crise, les malades venaient se faire soigner tous les jours, dans tous les services les lits étaient pleins. Malheureusement, Griz avait la phobie de se faire piquer le bras. Et chaque fois qu'elle avait franchi les portes des urgences, on avait toujours fini par lui imposer une aiguille, alors que ses veines, de l'avis général du corps médical, avaient une prédisposition à rouler (ce qui est très mal vu, par les sus-mentionnés. Les veines sont sensées aller à la rencontre de l'aiguille qui les cherche, offertes comme des femmes prêtes,  soumises à la pénétration, malgré l'inconfort).

A suivre

Aliette Griz

Ã?pisodes précédents :

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5

4

3

2

1

 

 

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