Les Bifffeurs et la BIFFF Nation : une communauté imaginée, une communauté fantastique.

Hé oui j’ai pris un peu de temps pour écrire sur le BIFFF. Je pensais … « Comment puis-je commencer cet article ? Que faire de plus qu?une critique de chaque film vu ? » Le BIFFF mérite plus que cela !  (Même si les critiques de films c?est ma passion, mais je les fais surtout en espagnol).

Bien que je sois une « bifffeuse » depuis seulement cinq ans, chaque année, ce festival m’étonne et me remplit de sentiments, partagés avec toute une communauté, une communauté de cinéphiles, mais pas une communauté comme les autres.

Parce que le BIFFF c’est ça :  une communauté qui s?est peu à peu formée depuis déjà plus de 37 ans, quand le cinéma de genre n’était pas « à la mode » (aujourd’hui on peut voir du cinéma de genre même à Cannes).

Le BIFFF est plus qu’un Festival, le BIFFF est une communauté imaginée qui existe dans un bref espace et temps, au cours duquel les bifffeurs et bifffeuses interagissent et partagent un sentiment d’appartenance, une histoire commune, des intérêts communs, des rituels, des habitudes, des symboles et des codes. Une petite nation éphémère qui apparaît et disparaît chaque année au coeur de Bruxelles.

Pour Sam de BXL.Geek , Bifffeur depuis presque toujours, tout a commencé en 1996 à 17 ans :

« Un homme arrive sur scène, micro à la main, détendu et tout sourire il salue le public, certains lui répondent en le tutoyant et en l’appelant même par son prénom ».
« Mais bordel, où suis-je ? »  Raconte-t-il dans sa chronique BIFFF, cette expérience qui prend aux tripes
L’audience fait place au silence et en moins de 2 minutes il nous présente le film et son réalisateur, il quitte la scène et la salle se fond dans la pénombre avec pour seule lumière, celle projetée sur la toile.
Le logo du Bifff s’affiche à l?écran et là, tout s’enchaîne très vite :
« WELCOME ! », scande le public en même temps que la voix grave et lugubre lâchée par les enceintes. L’ambiance est soudainement montée d?un cran.
Silence dans la salle, le film devrait commencer dans quelques instants.
Soudain, « TATATATATA »
Une partie de l’assistance répond à leur appel :
« TUER ENCORE ? »
Et cette fois, la salle entière hurle à l’unisson, sauf moi et quelques autres novices :
« JAMAIS PLUS ! ».
Ce n’était pas un simple cri lancé au hasard, non. Plutôt un rituel, un chant fédérateur lancé aux fans du festival. Un Appel.
Le film peut commencer.
La séance fût tout simplement épique, je ne me souviens pas du film ni de son nom, car si l’on ne va pas toujours au Bifff pour le film, on y va en tout cas pour son ambiance potache et bon enfant. »

Seb de la PUCK Company

Et je crois que ce rituel provoque la même sensation pour tout le monde : un sentiment d’appartenance qui est lié à une identité culturelle, le cinéma de genre qui n?a rien à voir avec l’origine ou la nationalité puisque même le Prince Laurent de Belgique est membre de la BIFFF Nation un  Bifffeur d’honneur !

We’ll back next year!

 

Les BIFFFeurs en action

Mes tops et pas très tops du BIFFF 2019

Concernant les films présentés au BIFFF 2019, les meilleurs ont été selon moi :

One cut of the dead

Extra ordinary 

I?m Back

The Pool

Les bons films, bien que pas extraordinaires :

Greta

Little Monsters

Abrakadabra

The Dead Ones

Iron Sky 2

Freaks

Les grandes déceptions (personnelles) ont été :

HellBoy

Level 16

The Room

No dormiras

Non, Non, Non

Super Lopez

Red Letter Day

Crimenes imposibles

Liens intéressants

Le BIFFF en Espagnol 

Le BIFFF sur BXL.Blog 

Palmares BIFFF 2019

Chaîne Youtube Du BIFFF

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