Le feuilleton de l’automne 5 : le corps social souffre

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Malgré son optimisme indéfectible envers la nature humaine, Griz avait mal au ventre.

Elle buvait chaque matin une tisane aux plantes, recommandée par une candidate Ecolo adepte de la médecine naturelle, elle consultait chaque midi les aphorismes de la liste du bourgmestre, quelques grammes de savoir-dire, dans une commune qui s'était fixée un < > programme de solidarité, appétance, modération, bancabilité, crypto-pragmatisme, facilité, transaction, fidélité, émulation : tout était possible.
Ã?a tirait, ça lançait dans son estomac. C'était la première fois que ça lui arrivait.
D'abord une fois par jour, pendant deux minutes environ, puis deux, puis trois, puis toutes les heures, un nombre de minutes incontestablement crescendo.

Le vivre-ensemble était-il à ce point compromis, alors que la vie à Bruxelles (comme aiment à le rappeler tous les clichés) était confortable, rassurante, facile ? (et irriguée.)

A suivre

Aliette Griz

Ã?pisodes précédents :

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