Comment moi, piéton, j?ai découvert le piétonnier (pièce en deux actes)

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Image from page 479 of "Physiologie des mouvements démontrée à l'aide de l'experimentation électrique et de l'observation clinique : et applicable à l'étude des paralysies et des déformations" (1867)

(suite et probablement pas fin du grand feuilleton de l’été : « qu’est-ce que la rédaction de BxlBlog pense du piétonnier.)

Premier acte : s’y rendre

Je prends un 29 pour me rendre au centre-ville. Il est environ 17h. Avant le piétonnier, ce trajet prendrait entre 20 et 25 minutes environ.

Jusqu?à Madou, tout se passe bien et puis c?est le fleuve figé de la petite ceinture. Métal contre métal, klaxon contre immobilité, bébé qui pleure : ça va clairement ne pas aller tout seul.

Jusqu?à De Brouckère, le véhicule avance moins vite qu?un piéton. Une dame pose des questions au chauffeur et commence à lui raconter sa vie. Le piétonnier crée des liens mais pas tout à fait de la façon prévue.

18h environ, je descend du bus, il a 40 minutes de retard. Beaucoup plus qu?aucun de mes trajets vers le centre en 29.

Acte deux : une fois qu’on y est

Ah. Le piétonnier, c?est ça donc : la journée sans voiture forever avec des rubans de voitures qui traversent le boulevard. Grâce au silence du piétonnier, on entend bien leurs klaxons exaspérés.

C?est toujours le même bitume mais il y a des tables de pique-nique, des bancs à étages et des tables de ping-pong.

Divertissement et macadam : on se croirait dans la cour d?une école à l?heure de la récré.

Il manque quelque chose à ce piétonnier. Du sable à la place du bitume, de l?herbe, un revêtement dans une couleur et un matériau marche-à-pied-friendly.

Le mobilier urbain est tout beau tout neuf mais dans trois mois il aura pris la pluie, des amoureux auront gravé leurs noms et une date. Des artistes de rue auront apposé leur signature dans une démarche entre la calligraphie et le marquage de territoire.

En résumé : Je suis partisan du « quand c?est bien il faut le dire » mais là, je cherche du bien à en dire.

Depuis que j?ai rencontré le piétonnier :

  • Je ne sais plus combien de temps il me faut pour aller quelque part. Je suppose que je finirai par me refaire une carte-horloge mentale
  • Je n?ai pas plus envie d?aller au centre de Bruxelles, j?en ai moins envie.
  • Je vais adapter mes transports pour passer le moins possible par la petite ceinture et son intérieur.

2 COMMENTS

  1. je suis handicape je marche difficilement je crois que j’ai vu la grand place et la bourse pour la derniere fois de ma vie fin juin ma femme a ete en juillet elle me dit que ca n’a jamais ete si moche et dangereux c’est decide maintenant pour nos achat et boire un verre on va a hal c’est moins dangereux et moins cher on se fait pas bousuler par des roller et des velo et c’est vrai c’est plus propre et moins cour de recre je suis bxlois mais non ca m’interesse plus cette ville est morte pour moi dommage pour les habitants’

  2. C’est du gros n’importe quoi, une décision prise sur un coup de tête sans réel concertation ni préparation, aucune infrastructure particulière n’a été pense pour, juste quelque tables et bancs posés un peu n’importe comment (on dirait qu’ils osent pas construire en dur car ont peur de devoir le démolir plus tard).
    Aucune adaptation de la circulation n’a été faites non plus (pas de changement de sens des rues autour du piétonnier pour pouvoir le contourner, pas d’espace de parking pour lui donner de l’attrait,…)
    j’aime bien l’idée d’avoir un piétonnier, mais là ça a été « pensé » de façon stupide et « éxécuté » n’importe comment !
    Je ne comprend pas comment qqn de sain d’esprit peut ne pas voir que ce plan de piétonnier est complètement débile …

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