Doucheflux : une fausse bonne idée, pleine de bonnes intentions

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Nous voilà au début d’une nouvelle saison froide et nous serons à nouveau envahis de messages de la part des médias ou de nos contacts, nous invitant à telle ou telle action afin d’aider les sans-abris et à soutenir l’une ou l’autre initiative sociale. Mais toutes les nouvelles initiatives ne sont pas bonnes à prendre, même si elles se cachent derrière de bonnes intentions. Alors l’agacement et l’exaspération dissipés, j’aimerais vous faire part de l’histoire d’une initiative malheureuse.

Il y a déjà maintenant quelques mois que l’on entend parler, sur les réseaux sociaux et ailleurs, de ce nouveau projet d’aide aux sans-abris dénommé Doucheflux. Les initiateurs souhaitent offrir un accès payant à des douches et consignes pour nos très chers sans-abris.

Alors que j’étais à un repas avec des amis, une des convives me demande si je comptais me rendre à la manifestation du 22 septembre 2012, organisée par Doucheflux afin d'obtenir un bâtiment. C’est par un « non » direct et catégorique que j’ai répondu à cette question. Après cet échange, étant moi-même travailleur social dans le secteur depuis dix ans, j'ai décidé d'écrire cet article afin de mettre en évidence tout le tort que peut faire ce genre de dispositif qualifié, humblement, de révolutionnaire par ses fondateurs.

J’ai donc consulté attentivement leur projet détaillé de 29 pages pour en savoir un peu plus et comprendre en quoi ce projet est révolutionnaire.

Du social à l’humanitaire

Malheureusement ce projet s’inscrit parfaitement dans la droite ligne de ce qui se fait depuis 15 ans, c’est à dire mettre en place ce que l’on appelle un dispositif particulier pour sdf et qui n’offre comme finalité que l’assistanat à la vie en rue. Mais pourquoi ne rien faire quand on peut faire n’importe quoi ?

Ceci est le constat d’un travailleur social qui n’en peut plus de cette politique de prise en charge qui se contente de faire de l’humanitaire en laissant les gens à leur triste condition de vie.

C’est par une prise en charge psycho-social globale, complexe, finement pensée sur du long terme avec du personnel doté de hautes compétences que l’on redonnera une place digne dans notre société aux personnes sans-abris.

Ce diagnostic est étayé par de nombreux experts de la question beaucoup plus virulents que moi à l’égard de ce type de dispositifs tel que Patrick Declerck :

Voici un bref extrait de sa pensée : « Il ne s'agit plus de négocier un énième bricolage en demandant une extension du nombre de lits, davantage de distribution de soupe, mais de faire basculer la problématique des personnes sans-abri de la culture du don à la logique du droit. »

On pourrait aisément rajouter douches et consignes dans cette liste, voila comment on éloigne les gens de ce que l’on peut appeler le droit commun, en l’occurrence un logement et une douche. L’anthropologue Stephane Rullac a bien résumé cette ambivalence à l’égard des sans-abris avec le titre de son livre « Assister et punir« .

Absence de prise en charge globale

Le deuxième tort majeur de ce genre de dispositif, c’est qu’il fragmente la problématique « sans-abri », ce qui donne comme résultat aberrant d’avoir une asbl pour dormir, une autre pour se laver et encore une autre pour manger (cette liste est non exhaustive)….

A quand une asbl qui fournirait des cartons propres pour dormir dehors ?

Dès lors, si un sdf vivant en rue veut répondre à tous ses besoins il devra parcourir de nombreux kilomètres et ce, pendant de nombreuses heures.

Sans exagération aucune, au quotidien je vois des personnes avec les pieds lacérés par des chaussures, souvent trempées, trouées, inadaptées et ce dans une succession de journées qui se répètent le tout pour essayer de survivre à la rue.

Heureusement, il existe des associations qui lui refourniront de nouvelles chaussures de seconde main (!), un peu moins usées, mais tout aussi inadaptées, pour continuer à marcher des heures; « Prends ces chaussures et accepte ta punition de sans-abris, au revoir et bonne journée »…

Toutes ces humiliations, ajoutées à l’énergie dépensée à respecter des besoins primaires, voila ce qui explique pourquoi certains sans-abris finissent par renoncer à utiliser ces dispositifs stigmatisants qu’ils leurs sont offerts.

Voila encore comment Julien Damon nous résume cela dans son livre La question sdf : « A défaut d’une prise en charge globale de la personne on continue à fragmenter des services que l’on estime indispensables aux sans-abris multipliant d’autant des dispositifs particuliers« .

Au regard de ce qui est écrit plus haut, je ne vois pas comment parler de projet révolutionnaire si ce n’est en pensant qu’ils sont détenteurs d’une mission divine de bienfaisance, nous ramenant ainsi dans une histoire lointaine de l’assistanat aux pauvres…. Où l’enfer était pavé de bonnes intentions.

On peut donc comprendre en filigrane l’inefficacité de ce genre de dispositif sur la problématique de fond et en corollaire l’hérésie financière qui s’en suit.

660€ par mois et par sans-abris… Pas tout compris !

Alors chers amis contribuables, sachez que votre argent va de plus en plus en direction de ces dispositifs inefficaces et coûteux. Parmi eux, Doucheflux qui a besoin de 1.750.000€ pour la rénovation d’un bâtiment qui serait offert par le contribuable et encore 1.000.000 € de frais de fonctionnement annuelsâ?¦ Afin d’avoir des sans-abris propres dans nos rues.

Alors faisons nos comptes selon la page 13 du rapport de l’asbl la Strada cité par les initiateurs du projet, il y avait 329 personnes dormant dehors à Bruxelles au dernier recensement.

En considérant qu’ils feront tous usage des services de Doucheflux, ce qui est fort peu probable, on arrive à une note de 3.039 € par an et par sans abris !

Cette addition s’ajoute à ce que nous payons déjà : les 100 nuits par an (à +/- 50€  par nuit) que chaque sans abris arrivera à décrocher en centre d’hébergement d’urgence type Samu Social.

En gros, cela reviendrait à un montant d’à peu près 660€/mois par sans abris pour qu’ils puissent bénéficier d’un lit quelques mois par an et une douche quotidienne….

J’arrête les comptes ici mais vous laisse imaginer la note finale après avoir fait usage de ces multiples services d’assistanat.

Alors, comme les initiateurs du projet le font remarquer à juste titre, la Belgique est un pays riche, mais cela n’autorise pas à faire n’importe quoi avec les deniers publics.

Cet article ne dévoile qu’une infime partie des aberrations et méconnaissances du sujet, d’autres aspects tels que la faible mobilité des populations visées ou l’approche technique d’un problème éminemment psycho-social, pourraient être abordés.

Voila pourquoi le secteur social, que l’on considère trop rapidement comme la solution, a pourtant une lourde responsabilité dans cette inertie qui maintient les personnes à la rue et leur font accepter de façon violente leur statut de sans-abris.

Le sujet étant assez grave que pour être traité avec tous le sérieux qu’il mérite, j’invite donc vivement les initiateurs et toutes les autres personnes ayant d’aussi fausses bonnes idées, à réfléchir aux conséquences négatives d’un tel projet sur le public qu’ils souhaitent aider. Il est temps de revenir à des politiques sociales ambitieuses,-ce qui a toujours caractérisé notre pays- plutôt que de continuer ce glissement vers une politique humanitaire tirant le social vers le bas.

Chahr Hadji

32 COMMENTS

  1. Trs juste analyse! Le problme des sans abri n’est pas une question d’addition de besoins, mais la ncessit de prendre en charge de manire globale, en ce compris les problmes psychologiques des gens de la rue.

  2. Merci pour cet article! Au plaisir de vous lire dans d’autres publications…

  3. Bonjour,

    J’aimerais savoir, sans la mettre en doute, quelle est cette exprience du terrain que vous voquez. O avez-vous travaill/travaillez-vous? Cela me parat important, tant donn que vous vous en targuez… il faut qu’on puisse s’en faire une ide!

  4. Je laisse Chahr rpondre s’il le dsire, mais pour le public, je mets en copie ma rponse cette mme question pose sur Facebook, car je suis extrmement choque par cette demande :

    « Je ne comprends pas bien ta demande..

    Il m’est arriv d’crire des articles en tant que juriste sans prciser le nom de mes ventuels employeurs ; sur bxlblog, nous avons une politologue qui crit sans prciser non plus o elle exerce ni son nom de famille, idem pour les articles conomiques (qui sont mme crits sous pseudo, d’ailleurs).

    Sur Twitter, Matre Eolas est un avocat qui ne donne ni son vritable nom ni celui de ses clients…

    Leur propos sont assez bien arguments sans que quiconque ( part peut-tre ceux qui n’ont pas d’autres arguments) aient y redire sous prtexte qu’on ne connat pas le nom de leur employeur ! Depuis quand demande-t-on le cv de quelqu’un qui publie des articles ? Il m’est arriv de lire les tiens, o tu prcisais ton emploi et je n’ai pas cherch connatre ton employeur.

    L’article en question reprend plusieurs sources de base et ne fait que rendre public des informations (tout aussi publiques) publies par des spcialistes de la question.
    Une des sources (un rapport) est mme partage par ton association…. je suppose donc qu’elle ne peut tre mise en doute. Il est all jusqu’ ajouter les pages officielles/wikipedia des auteurs cits pour toute personne rellement intresse par ces questions. (…) »

  5. Disons que c’est une question de crdibilit. A partir du moment o on se pose en « expert » de la question sous prtexte qu’on travaille dans le secteur depuis des annes, on doit prciser les choses, sinon a n’a pas beaucoup de sens.

    Maintenant, libre l’auteur de ne pas le faire, mais alors on devra considrer que c’est une opinion comme une autre, sur une question pas assez importante pour tre dbattue en toute transparence.

  6. Etre propre c’est un droit et perso je vivrais la rue je serais bien content de pouvoir prendre une douche

    Quand vous parlez d’accompagnement je trouve un peu naif de vouloir remettre tout prix des gens dans un systme que e lus souvent ils ont fuit et ne compte pas rintgrer

    Je ne vois pas en quoi vous apportez une quelquonque subversion travers vos argumentsdans la commande sociale

    Et perso je serais la rue ( ce qui m’est dj arriv ) j’ai tjrs mis une sacr bonne volont envoyer bouler tout ce qui pouvait s’apparenter un reprsentatnt d’un sytme que j’estime profondment anxyogne

    si maintenant vous voulez dire que vous voulez vraiment apprendre les rouages du systme un SDF cad comment faire de l’argent vite fait bien fait sur le dos de vos contemporains pq pas mais c ‘est pour lui trouver un article 60 svp laissez le ou il est et mettez plutot sa disposition des endroits chauffs ou on rentre et on sort quand on veux , de la bonne bouffe et pas du jambon industriel resto du coeur , des douches et des cartes de transport en commun gratuit + des tickets pour des chaussures

    Et laissez les gens s’autonomiser par la suite comme ils le veulent

  7. Salut Lwenthal, je ne vois pas en quoi il est ncessaire de dire o l’on travaille quand on crit un article?
    Mais si tu veux en savoir un peu plus, j’ai travaill dans diffrentes asbl du secteur sans-abris et essentiellement dans des centres d’hbergement. Il n’est pas ncessaire de les citer puisque j’ai crit ce texte titre personnel et je ne pense pas que mon employeur actuel ait forcment envie de s’associer ce texte, heureusement d’ailleurs, puisque c’est exactement ce qui garantit une indpendance totale de mes propos.
    C’est bien videmment parce que je ne suis qu’un travailleur social, certe attentif et critique, que j’ai fait appel de vrais experts de la question que je vous recommande de mettre dans votre bibliothque
    Je t’invite donc vivement te recentrer sur l’argumentaire de fond du texte et te prie de continuer me lire pour en apprendre un peu plus sur moi au fil de mes articles.

  8. Lwenthal, il eut t tout aussi opportun de prciser que ton intrt tait motiv par ton rle de rdac-chfe du magazine. Quand fliquer autant le faire dans les deux sens. J’ai parcouru les pdf mis en ligne et pas une ligne sur les bains et douches publiques des piscines de Bruxelles (3 ou 2,5? la visite). Pourquoi ne pas militer pour les rendre gratuites aux prcaires ?

  9. Oh mais je ne m’en suis pas cache, je fais effectivement partie du projet DoucheFLUX, je crois qu’il est inutile de le prciser, tout le monde le sait, une simple recherche google vous en informe.

    Je ne suis pas pour les douches gratuites, perso. Ceci dit, 3 ou 2,5 euros, c’est trs cher. Et mme si toutes les douches existantes taient gratuites, a n’augmenterait pas leur nombre, si? Quant des rfrences sur ce qui se fait dj, on en donne rgulirement. On communique l-dessus, y compris dans notre magazine et on a une permanence avec des plans disposition.

    Merci pour la prcision, Chahr. Pour le reste, voil, je ne pense pas qu’on va pinailler sur DoucheFLUX, puisque l’objet de ton papier est la prise en charge non-globalise de la problmatique et la dmission de l’Etat. Sauf si tu insistes, mais alors j’ai mal compris. On peut discuter de tout ce qui se fait, y compris ce qui cote la socit hic et nunc, ce qui n’est pas (encore) le cas de DoucheFLUX.

    On peut aussi se dire qu’en attendant que la prise en charge soit concerte et globale (et ce n’est pas pour demain puisque mme le secteur rechigne collaborer, comme si chacun dfendait une chasse garde) et en attendant que l’Etat fasse son boulot (et l, il est plutt en train d’augmenter les besoins), il y a des gens la rue. Et que ces gens manquent cruellement d’hygine parce qu’ils n’ont pas assez d’infrastructures pour a, ou parce qu’ils n’y ont pas accs. Les besoins sont criants de toutes parts, pas qu’en matire d’hygine. C’est comme a.

    Maintenant, on peut se tourner les pouces en attendant une concertation. On peut aussi se demander quelle concertation, pourquoi une concertation, est-ce que les gens la rue ont envie d’une prise en charge globalise etc etc. On ne peut pas partir du postulat qu’une prise en charge telle que tu l’appelles est la panace. On doit en dbattre.

    Personnellement, je fais donc ce que je peux. Et je ne peux dcemment pas gueuler sur mon Etat (ce que je fais tout le temps) pour qu’il prenne ses responsabilits ET enjamber des gens la rue sans rpondre leurs besoins dans la mesure de mes (petits) moyens en attendant que l’Etat fasse son boulot.

    Et pour vous rassurer sur mes comptences, je suis aussi assistante sociale.

  10. Oups et encore une prcision : DoucheFLUX ne rnovera rien du tout avec l’argent du contribuable. Sauf celui du contribuable qui fera des dons. Et ce n’est pas non plus le contribuable qui paiera le btiment, soit il l’a dj fait, puisque ce btiment existe dj, soit il s’agira d’un btiment priv. Il est juste l’abandon. Il ne faut pas dire n’importe quoi.

  11. Lowenthal,

    Je voudrais juste que tu prennes la peine de lire l’article plus en profondeur et avec un petit peu plus de neutralit/objectivit. En effet, je pense que tu n’as pas bien cern le fond de l’article, tu cites dans tes commentaires des faits qui ne sont absolument pas repris dans l’article comme par exemple que l’Etat ne fait pas son boulot, ce que l’auteur de cet article veut faire passer comme message n’est vraissemblablement pas celui-l mais plutt que votre initiative est encore une « nime » initiative d’assistanat sans relle accompagnement social et psychologique des personnes en grande prcarit.

    Je pense que ton association prend la problmatique a l’envers, avant de penser l’hygine des personnes, il faut un accompagnement social afin de permettre ces personnes de se reconstruire mentalement, psychologiquement et socialement et peut tre qu’aprs ces mmes personnes auront l’envie de prendre soin de leur corps.

    J’ai tout de mme une petite remarque par rapport des termes que tu utilises tel « Pinailler », car pour moi 1.000.000? par an pour le fonctionnement de Doucheflux n’est certainement pas une pinaillerie.

    Pour ma part, cet article permet aux personnes comme moi qui ne sont pas travailleuse sociale de comprendre que beaucoup d’initiatives sont mises en place mais n’aident pas en profondeur la problmatique des sans abris.

    Aprs le greenwashing, bienvenu au « Clodowashing » !!!!!

  12. L’auteur dit: « Ceci est le constat d?un travailleur social qui n?en peut plus de cette politique de prise en charge qui se contente de faire de l?humanitaire en laissant les gens leur triste condition de vie. »

    Il faut, il faut… pour moi, ce qu’il faut, c’est aller la rencontre de ces gens, dont on oublie un peu trop facilement qu’ils ont un cerveau et un avis mettre. C’est ce qu’on a fait et c’est de l qu’est n le projet.

    Pour les chiffres, j’ai rpondu.

  13. Au royaume des aveugles les borgnes sont rois!!!!! ou quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt.

    Oui effectivement, tu as rpondu que nous n’allions pas pinailler sur doucheflux, donc sur 1.000.000 charge du contribuable.

    Tes propose taient: « ce n?est pas non plus le contribuable qui paiera le btiment,soit il l?a dj fait, puisque ce btiment existe dj, soit il s?agira d?un btiment priv. Il est juste l?abandon. Il ne faut pas dire n?importe quoi. »

    Mme si c’est pay par le pass cela reste le contribuable.

  14. Mais ok, laissons pourrir les btiments. Les contribuables les ont dj pays, autant que a soit pour rien :))

  15. bravo chahr !!
    Super analyse !
    J espre que tu vas bien !!

    A bientot !

    Quentin (Dardenne)

  16. Yo Chahr,
    Super que tu partages enfin tes ides,qui sont trs enrichissantes .Continue de nourrir nos esprits,c’est trs intressant de te lire.

    Merci et a la revoi’ure

    Fleur

  17. Hello Chahr,

    Juste un rectificatif important faire : une nuit en centre d’hbergement d’urgence type Samusocial cote en moyenne +- 26?/personne et non 50?.

    Merci pour le dbat. Ceci tant, et titre tout fait personnel qui n’engage que moi, il est difficile voire impossible de ne pas tre d’accord avec ton discours. Bien entendu qu’il faut autant que possible viter la fragmentation de l’offre de services et privilgier une prise en charge globale et individualise.
    La question est maintenant de savoir o trouver les budgets – qui doivent tre dcupls pour offrir un accompagnement rel sur la dure, personnalis et « non stigmatisant » pour chaque individu sans-abri. Si les budgets et la volont politique sont l, beaucoup de choses sont possibles. En attendant, on pourra toujours houspiller ces assocs qui n’ont que des chaussures de seconde main offrir.

    bientt,

    Christophe (Thielens)

  18. Et dans bien des abris, les usagers doivent payer leur « sjour ». Parfois, toutes leurs allocations y passent, ce qui pour certains est trs problmatique… donc voil, la panace effectivement n’existe pas.

  19. Je rebondis la suite du message de Christophe :-)

    Je crois que, justement, il y a des budgets mais que ce budget est fragment entre diffrentes associations…. J’ai l’impression (je ne suis pas experte donc je dis sans doute un paquet de conneries, que personne n’hsite me corriger !), que si au lieu de donner des subsides telle ET telle ET telle association qui ont chacune des frais de fonctionnement de base (loyers, chauffage des locaux, charges sociales) on rassemblait les services offerts dans un seul endroit : cela ferait la fois moins de kilomtres parcourir afin bnficier de toute cette offre (pour celui qui en a besoin) et une meilleure offre, sans devoir le renvoyer ailleurs pour la suite…
    Disons que c’est une vision pragmatique, mais je pense qu’il est temps d’avoir ce type de vision. Qui non seulement ne cote pas plus chre, mais … « pire » serait en fait moins cher ! Et plus efficace…

    Petit P.S « Lowenthal » qui indique qu’ « une simple recherche sur Google » aurait donn l’information.

    1. A lire cela, cela me donne l’impression que hors de Google pas de salut… Une personne non rfrence, serait « personne » et n’aurait pas droit au chapitre ?
    Et une personne rfrence peut se permettre de ne pas se « plier » aux usages de base, savoir ici se prsenter un minimum quand on pose une question demandant l’autre de le faire ?

    2. J’ai fait la recherche, par curiosit suite la phrase : je tombe sur plusieurs personnes.
    En tout premier lieu un certain Johann ayant vcu et mort au 19me sicle. En second un Lo, sociologue, dj mort lui aussi. En troisime un Xavier dont on me dit qu’il est actif dans la bande dessine, en quatrime une Anne dont on me donne simplement la dernire entre sur son blog, en cinquime un Alan, qui semble tre snateur en Californie en sixime un Serge, mdecin gnraliste, etc, etc, etc… (voir mon screen shot : http://ScrnSht.com/amgfoq)

    Bref, faut disposer d’un go important pour croire que Google ne parlera que d’un seul et unique Lwenthal… quand il y en a autant et quand je doute que ce soit le plus important d’entre eux qui ragisse ici.

  20. Yelyam, je pense que je vais en rester l, parce que bon, ces attaques sont un tout petit peu affligeantes et nous loignent du dbat :-) Merci pour toutes ces recherches, nous n’avons visiblement pas le mme google, mais ce n’est pas bien grave n’est-ce pas? ;)

  21. Il est quand mme temps de dcouvrir la vrit concernant les recherches sur Google qui ne sont plus standards mais tiennent compte du profil de la personne (mme hors connexion). Cela a t annonc officiellement par Google en Janvier 2012 (http://googleblog.blogspot.be/2012/01/search-plus-your-world.html)

    Ce n’est donc pas une attaque que de rpondre quelqu’un qu’un arguement comme « une simple recherche sur Google permet de »… n’est absolument pas pertinent.

    CQFD.

    En parlant d’attaques affligeantes, merci d’aller nettoyer chez vous : il me semble que sur la page FB de DoucheFlux, c’est tomb bien bas… j’y ai vu une insulte l’auteur de cet article : « il est con ce mec » et un jugement de valeur de sa personne : « il est hypernormatif » (ce dernier commentaire crit par une personne dont le nom est « Lowenthal »).

  22. Changeons un peu DouchesFlux qui n’est qu’une ide/volont d’artistes de faire quelque chose (plus ou moins bien venue) par le nom d’une (trs) grosse asbl bruxelloise nomm dans le texte ci-dessus.

    Personne ne connat prcisment l’efficience des services de ce secteur (des chiffres ! des faits ! qui sont ttus on le sait)

    Ces discussions ne semblent pas avoir normment de porte partir du moment o l’on se cantonne un discours et une critique bruxello-bruxelloise !

    Nanmoins, l’aune de ce que l’on peut voir en terme de dpense/qualit de service/d’accompagnement, etc. je me demande tout de mme si cette initiative n’manant pas de professionnels n’est tout de mme pas louable et bonne prendre, ne serait-ce que pour secouer un peu ce secteur totalement peureux et sclros.

  23. Yelyam, sincrement, il faut arrter l. Je viens d’aller vrifier et j’invite qui veut vraiment rentrer dans ce petit dbat affligeant (je confirme) le faire par lui-mme. Il n’y a pas un « Lowenthal » qui ait trait quiconque de con ni ici, ni sur la page que tu cites.

    Raymond, il y a un seul artiste dans l’asbl DF ;)

    Bref, parlons de ce qui occupe l’auteur de ce blog. Ou pas, mais alors sans moi.

  24. Quant hypernormatif, oui, mon frre le dit. Il ne fait pas partie de l’asbl, bien qu’il la soutienne. Et il explique pourquoi. C’est peut-tre par l qu’on peut aborder un dbat un peu intelligent sur le sujet, qui est tout de mme un peu plus grave que ce qui occupe certains?

  25. Constat de rdacteur-chef : je verrais bien une interview croise dans Alter Echos sur ce sujet. Il y a une veille confrontation entre partisans des projets sociaux purs et partisans des projets socio-artistiques. Bien mens, ils peuvent s’appuyer l’un l’autre. Je trouve intressant aussi qu’un travailleur social chiffre un projet, d’autant que le discours dominant dans le secteur est que le travail social est non chiffrable (par opposition ceux qui affirment que le social n’est pas rentable).

  26. Effectivement, c’est une ide qui fait normment dbat. C’est comique car je partage tout fait les frustrations de l’auteur de l’article, mais c’est justement pour cela que je trouve le projet doucheflux assez porteur par rapport ce qui se fait habituellement. Il faut presque connatre les porteurs du projet, leur logique et leur exprience pour le comprendre dans toute sa complexit et voir qu’il apporte une rponse diffrente la problmatique souleve dans l’article. (sans pour autant dire qu’il rsoudra tous les problmes bien sr)
    Que peut-on faire selon vous pour trouver une autre rponse la misre que l’ternelle projection de nos cadres mentaux sur les personnes prcarises?

  27. Il semble que les professionnels de la pauvret, penseurs et acteurs de terrain, ( vivant largement de subsides publics) n’aime pas voir leur part de march grignote par des citoyens bnvoles.

  28. Je fais partie des personnes qui soutiennent le projet doucheflux et cherchent le faire voluer. J’invite l’auteur de l’article prendre contact avec l’initiateur (qui fera suivre l’quipe) pour une discussion ouverte. Il est manifeste que les ambitions convergent mme si les voies choisies et les formes d’expression se distinguent. Une rencontre pourrait tre trs fconde…
    A bientt j’espre.

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