La fièvre du samedi soir

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Le week-end passé a été fort chargé. Entre le programme que j’ai publié ici (et que j’ai suivi en grande partie) et les imprévus et autres surprises qui se sont ajoutés et qui m’ont littéralement mise sur les genoux, tu ne seras pas surpris d’apprendre que samedi soir, je ne suis pas sortie.

Non, je n’ai rien fait ! Il y avait bien la soirée High Needs Low au K-Nal pour faire dans le clubbing pur et dur ou alors les deux ans du Tigre, ce petit bar branché à Flagey, pour faire dans le social sympathique et musical. Malgré tout ça, je suis restée tranquillement à la maison…. L’expérience m’a montrée que la Fièvre du Samedi Soir n’est que le titre d’un film ou tout au plus, la vraie maladie qui t’empêche de sortir ce soir-là… Les bonnes sorties se déroulent souvent d’autres soirs !

Il faut dire que cela avait commencé très fort, dès jeudi soir : je l’ai dit, la soirée Let’s Dance, à la Cour, me faisait de l’oeil. Je m’y suis donc rendue dans l’espoir d’écouter du bon son, tendance OldSkool, comme j’aime bien. Sur place : beaucoup de garçons, pas énormément de filles (nous devions être cinq). Et nous le savons tous : les garçons consomment (ce qui est une bonne nouvelle pour l’organisateur de la soirée) mais ce sont les filles qui mettent l’ambiance (et qui feront que les garçons resteront… !).

J’ai cependant juste eu le temps de prendre une claque à mes a priori. Je t’avais dit qu’avant de s’installer à la Cour (magnifique lieu, soit dit en passant), ces soirées prenaient place au Coco Bar, place du Luxembourg mais que, au vu de l’adresse, je ne m’y étais jamais rendue… Un pote croisé sur place m’a dit que le lieu en question était « magique »… Ca m’a fait un coup au coeur d’avoir laissé passer cette chance de voir ça. A ce moment de l’histoire, nous sommes jeudi soir. Je ne sais pas encore qu’on me reparlerait de ce lieu dimanche… (ça c’est pour te motiver à continuer à me lire!)

La musique était sympa, mais un peu trop OldSkool de la période « Old » à mon goût. J’aime bien quand le DJ nous montre qu’il connaît ses classiques, mais en nous passant des morceaux inédits, des remixs de la mort qui tue, des nouveautés qui ne sont pas encore sorties et, en milieu de set, comme une cerise sur le gâteau, un bon vieux morceau des années ’90 qui fait l’unanimité…

Ce que je raconte là, qui ressemble à un rêve, voire un fantasme… Sache, lecteur, que je l’ai vécu ce même jeudi. J’ai rencontré un DJ qui m’a sauvé la vie (ou plus simplement la nuit), qui m’a fait vibrer, mise en transe, fait vivre un pur moment musical et de danse dont je garderai le souvenir ému pendant de nombreuses années. Cette rencontre, inattendue, improbable, a eu lieu au Bonnefooi où le collectif On-Point a eu l’excellente idée d’inviter un DJ venu tout droit de Los Angeles : Jeremy Sole. Et ce le lendemain même d’une soirée au même endroit, dont au moins dix personnes m’ont dit qu’elle déchirait tout : Cris Prolific avait pour sa part invité DâM-FuNK, mercredi soir et a apparemment laissé une sacré dose de bonnes vibrations !

J’ai quitté les lieux après avoir pris mon shoot de bonheur, j’ai retraversé la ville à pied, je crois bien que j’avais des ailes et que le ciel était bleu….

Vendredi, après l’apéro T.I.N.A dans une suite d’un hôtel de l’avenue Louise (seuls mes plus fidèles lecteurs comprendront de quoi je parle), je me suis rendue au Bar du Matin, qui fêtait ses trois ans d’existence. Je ne l’avais pas prévu et j’ai oublié de t’en parler, c’est vrai… Aux platines, en plus de DJ Reedoo (résident et programmateur du Bar du Matin), il y avait Bernard Dobbeleer, des soirées Strictly Niceness (ou des soirées SuperFly au Pot au Lait, si tu as un soir la bonne idée d’aller à Liège). Il y a bien sûr toutes les autres soirées où je n’étais pas, où, peut-être tu t’es rendu toi : n’hésite pas à en parler dans les commentaires, le bonheur c’est fait pour être partagé…

Samedi après-midi, la curiosité et l’envie d’exotisme m’ont poussée à me rendre au Quai au Bois à Brûler pour le Kizombalove… Je n’ai pas été convaincue. Musique hyper commerciale, groupe en live, mais vu la « perfection » du son, j’ai l’impression qu’ils jouaient en play back. Je suis restée vingt minutes. J’ai quitté les lieux et profité du soleil et de ma présence dans le centre pour me balader en ville et manger ce qui est, selon moi, un des meilleurs glaciers de la ville : Piazza Italia (12, rue de la Bourse à 1000 Bruxelles), restaurant à la décoration kitshisssime, mais au personnel très pro et très sympa, les glaces sont à manger sur place ou à emporter : sorbet aux carottes ou encore « cerises noires qu’on vient d’acheter au marché, avec encore la peau », et autres en fonction des saisons et de l’envie du patron… !

Avec mon samedi soir au lit, j’ai pu bien profiter d’un dimanche de juillet ensoleillé ! J’avais lu, avec beaucoup d’attention le programme du festival Brosella et mon choix s’était arrêté sur la carte blanche donnée à Lander Gyselinck qui invitait Georgia Anne Muldrow, chanteuse de néo soul, que je ne connaissais pas, mais le texte explicatif me donnait envie.

En me levant, la lecture des statuts sur les réseaux sociaux de LaidBack Radio et de nombreux autres contacts m’ont fait dire que je ne me trompais pas. Au moment du départ, un copain m’envoie un texto me demandant si je vais au Festival. On se rejoint pour faire route ensemble, je lui dit que je veux assister au concert de 18.45, je lui montre le programme, il n’en revient pas de sa chance de voir la grande dame et ne tarit pas d’éloges à son propos…. Arrivée sur place, je reconnais les têtes de nombreux autres oiseaux de ma tribu (72 Soul qui a également écrit sur son week-end, JoBee du collectif féminin SupaFly, Billy Palmier, Julien Mourlon de LaidBack, Cris Prolific et bien d’autres), …. Les signes d’un grand concert étaient donc là et je n’ai en effet pas été déçue !

Croisant Cris Prolific, qui était venu avec sa charmante petite famille, j’en ai profité pour le féliciter pour la réussite de la soirée au Bonnefooi le mercredi soir. On discute un peu projets, musique, et là, il m’annonce qu’il lance des soirées dans un bar…. de la Place du Luxembourg !

Oui, lecteur, qui me suit assidûment : tu l’as compris, c’est du Coco Bar dont le Cris me parle… !

Mais oui, bien sûr, je te tiendrai au courant de la date de la prochaine soirée. Mais, évidemment que je ferai également un compte rendu de ce que j’en pense. Ne t’inquiète pas : le Coco Bar est dans ma ligne de mire, comme ce Graal qui me permettra de devenir un oiseau de nuit un peu plus téméraire mais pas trop, un de ces oiseaux qui osent braver les frontières invisibles des nuits bruxelloises… Ce petit oiseau de nuit qui osera suivre un oiseau plus courageux que lui dans ces territoires inconnus….

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