Eric De Staercke aux Martyrs – jusqu'au 5 janvier !

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Pour le jour du réveillon, ma compagne et moi avions décidé de passer notre première partie de soirée au théâtre de la place des Martyrs. Au menu : « Est-ce qu’on ne pourrait pas s’aimer un peu ? » de et avec Eric De Staerck, Sandrine Hooge, accompagnés au piano par Serge Bodaert.
Dates : du 19/12/07 au 5/1/08.

affiche

Une femme court, éperdument amoureuse, un homme surgit, désespérément épris. Ils s’élancent l’un vers l’autre avec passion. Une musique venue des cieux accompagne leur course avec lyrisme. Ils tendent les bras. La musique se fait de plus en plus forte. Ils ne sont plus qu’à quelques pas l’un de l’autre. La musique s’intensifie et ils s’enlacent. Un piano tombe du ciel et les écrase! Noir!

Voilà un déplacement que nous n’avons pas regretté ! Comme l’ensemble de la salle d’ailleurs, qui a ri avec plaisir aux nombreuses mimiques des acteurs. Ces mimiques sont la base même du spectacle (puisque les dialogues sont peu nombreux) pour le plus grand plaisir des spectacteurs qui apprécieront d’autant plus le remarquable travail gestuel (corps, visage, ect.) effectués par ces artistes.

Ne ne pouvons que vous conseiller d’aller voir (pour d’autres dates – cf. le site de la compagnie > calendrier) :

Drame burlesque en plusieurs tableaux évoquant la solitude et les actes désespérés qu’elle engendre  » Est-ce qu’on ne pourrait pas s’aimer un peu?  » raconte l’histoire d’une série de personnages dont les destins n’arrivent pas à se croiser. C’est une course poursuite éreintée et haletante entre des êtres meurtris et renfermés … Ils traversent la scène, devant un pianiste , lui-même seul et abandonné , ébahi , témoin silencieux et impuissant de notre vie quotidienne devant la détresse des autres. Cette quête de l’inaccessible amour de l’autre n’a pas de fin, les personnages de cette comédie hautement burlesque ne renoncent jamais, ils courent toujours, même après le baisser de rideau, leur vie n’est qu’une lutte déchirée et hurlante… Ils veulent s’aimer, se toucher, se rencontrer envers et contre tout, mais un destin ou une adversité sombre et irrémédiable les sépare obstinément!

Cette pièce évoque l’amour par opposition à la solitude. Solitude dont les personnages essaient de se débarasser quel qu’en soit le moyen, du plus futile au plus tordu, engendrant ainsi des situations pour le moins comiques.

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Quant au genre :

Ce spectacle musical et burlesque ne s’inscrit dans aucun genre connu, plus proche du cinéma muet d’avant guerre et du théâtre absurde d’après guerre — comme si la guerre n’avait pas été absurde. Il utilise la musique, le clown, la cascade, le texte, le mime, la grimace et le silence pour exprimer la quête d’amour.

Vous trouverez un aperçu de ce burlesque ainsi que de nombreuses autres informations sur la pièce, sur le site de la compagnie du « Théâtre Loyal du Trac« , fondée en 1985 par nos trois artistes.

Voici encore une photo pour finir. Nous consacrerons un article plus approfondi d’Eric De Staercke prochainement.

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