La Belgique au Paradis Blanc grâce à Elisabeth

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antarcticstation-9La Belgique n’est vraiment pas le premier pays qui vient à l’esprit si l’on évoque l’exploration de l’Antarctique et pourtant… L’épopée de la Belgica navire commandé par Adrien de Gerlache (et où officiait un certain Roald Amundsen), piégée par la banquise et forcée de passer tout l’hiver austral au large du 6ème continent ne fut que le début de l’implication du pays dans le cercle fermé des nations « polaires ». Après cet hivernage forcé, les Belges retournèrent chatouiller les doigts de pieds du monde. Ils y virent même s’installer de bon gré dans la base Roi Baudouin en 1958. Une base qui fut abandonnée 10 ans plus tard et qui marqua la fin d’une implication « à grande échelle » de la Belgique sur le terrain des sciences polaires. Et puis arriva Alain Hubert, l’explorateur, qui remit les pôles au gout du jour et avec le réchauffement climatique devenu une question cruciale même pour l’individu lambda, les temps étaient murs pour un retour sur le continent blanc. Sur l’initiative de la Fondation polaire internationale, le projet de la station Princesse Elisabeth fut mis sur les rails. Bénéficiant d’un partenariat public-privé mais aussi de dons, l’idée de montrer au public le produit « presque fini » dans les hangars de Tour et Taxis étaient une manÅ?uvre marketing de choix! D’autant plus que, comme la plupart des projets d’une telle ampleur, le budget avait été sous-estimé (reste 3 millions d’euros à couvrir sur presque 12, une paille).

La grande particularité de la station est qu’elle utilisera exclusivement les énergies renouvables (soleil et vent) pour son fonctionnement et recyclera tous ses déchets et sa structure même a été étudiée afin de minimiser l’impact sur le site choisi. Une structure qui fait tout de suite penser à un vaisseau spatial avec sa livrée argentée et ses 6 facettes!

Dans le hangar, on fait la file pour y entrer. Comme l’endroit est gigantesque, on peut admirer l’ensemble de la station pendant que l’on attend son tour. A l’intérieur, tout est en bois! Et tout est aussi fort vide. Si vous pensiez voir une station prête à l’emploi, c’est raté! Par contre, afin de donner une idée aux visiteurs des conditions de vie des 20 personnes qui y travailleront, une des chambres est presque prête. Question intimité, il faudra repasser! Les petites chambres se partagent à 4. La cuisine – buanderie est elle aussi partiellement complète (une si petite machine à laver pour 20 personnes?). En regardant à travers les petites fenêtres, j’essaie d’imaginer le spectacle qui s’offrira à l’équipe qui y séjournera. La glace, un ciel bleu vif, des touches de rocs gris et le soir, la voute céleste australe qui doit être bien perturbante à admirer sans les constellations familières… si le soleil se couche une ou deux heures sous cette lattitude car l’équipe ne passera que l’été austral dans la station.

700m² plus tard, je sors visiter les stands des sponsors. On se croirait à une foire commerciale! Bien loin des intentions scientifiques et humanistes voulues par les concepteurs mais c’est de bonne guerre!

Si vous n’avez pas pu admirer la station, il est malheureusement déjà trop tard. Demain lundi, elle sera démontée avant d’entamer le long voyage vers l’Antarctique!

Photos: emich

antarcticstation

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Mélissa est Bruxelloise d'adoption depuis de longues années. Monomaniaque de son quartier (Dansaert/Ste-Catherine), on dit d'elle qu'elle ne traverse le Boulevard Anspach que pour travailler. Calomnies! Elle se bouge les fesses quand un nouveau bar vient d'ouvrir.

3 COMMENTS

  1. J’en reviens et perso je suis du.

    Rentrer dans LA station n’a rien d’extraordinaire. J’aurais prfr une bete reconstitution.

    Et les stands, rien de bien explicatif, que du marketing.

    En gros trs du. Rien ne vaut un bon bouquin sur le sujet.

  2. Perso, je suis aussi du… Mais bon, fallait pas s’attendre Star Trek non plus !

    Sinon, la vido de matire grise qu’ils jouaient (qui en mme temps tait une vritable promo de la musique belge avec Ghinzu, Airlock, Hooverphonic, Ozark Henry…) tait intressante.

  3. Non clairement pas star trek mais bon voir leur cuisine et leur chambre ne m’intressait pas des masses

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