Brussels Breathe(s) | Bruxelles Respire(nt) | Brussel Adem(t)

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Cette très belle vidéo et ce chouette texte sont de Andri Haflidason. Si vous aimez, n’hésitez pas à aller « liker » sa page Facebook… Le texte est tel qu’il se trouve avec la vidéo. Je pense qu’il n’y a rien à ajouter. ;-)

Brussels Breathe(s) from Andri on Vimeo.

Du cÅ?ur :

Bruxelles, je t’aime. Comme si tu étais un être vivant, qui respire. Tu es bien sûr un ensemble de rues, de bâtiments, de pierres et bien plus; mais je pourrais jurer que, le matin, on peut t’entendre respirer; par une chaude journée d’été, te sentir te détendre sous nos pas et, par une fraîche nuit d’hiver, te recroqueviller sur toi-même… comme nous le faisons tous. Je ne l’avais pas remarqué au départ, pas du tout, mais au cours de ces années tu es devenue d’abord une amie, puis une compagne et ensuite une part de moi, quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas.

Si je devais t’imaginer comme un morceau de musique, je ne pourrais choisir une seule piste ou un seul genre. Ta bande-son a toujours été aussi riche et variée que tu l’es toi-même : parfois imposante et spectaculaire, parfois douce et apaisante, parfois électronique et effrénée. Pendant les années que j’ai vécu ici, j’ai trouvé tes saisons toujours belles, toujours intenses. Ceci est mon petit hommage à, en particulier, l’été 2010; le moment qui nous a finalement vu nous séparer.

Bruxelles… tu as parfois failli me faire pleurer lorsque j’étais assis sur tes toits ou allongé quelque part à admirer cet endroit qui continue à me surprendre et à apporter émerveillements et mystères à la vie. Si j’ai perdu ce sentiment, je ne l’ai pas oublié et, comme pour l’amour, je me demande ce qui s’est passé et où c’est parti. J’espère désespérément que les choses changent et redeviennent comme avant. Mais nous savons que ce ne sera jamais le cas. La vie continue et les lieux, tout comme les gens, changent.

Du cÅ?ur… celui qui aspire à ressentir cette délirante et magnifique Bruxelles à nouveau.

De la tête :

Plus tôt cette année, j’ai commencé un projet qui était une tentative d’enregistrer et même de ressusciter mon amour de la «tranquillement glorieuse» ville de Bruxelles. Tant de fois je me suis demandé pourquoi voyons-nous (dans les médias de «masse») si peu d’hommages à cet endroit charmant, beau et surprenant. J’ai trouvé ça, et je le trouve encore, effarant. Cette ville a du charme, de l’inattendu, du surréalisme, de l’absurde. Elle est abondamment honnête, inhabituellement modeste, mais calmement abondante.

Je me suis dit que c’était quelque chose que je devais faire, quelque chose qui commence à montrer ce qui fait de Bruxelles un lieu si génial, tant aimé en fait, même quand ces mots sont si rarement utilisés pour décrire ce lieu. Pendant près de la moitié de l’année, presque tous les week-end, j’emportais ma camera avec moi, assis pendant des heures en regardant la ville à la recherche de ces «tranches de magie» qui caractérisent si bien la ville. Le résultat s’est avéré très différent de ce que j’avais imaginé au départ.
J’ai beaucoup appris grâce à cela et, après ces mois de travail, je vois maintenant comment je le ferais si je devais le refaire.

Après de nombreux essais, j’ai trouvé une structure pour le film qui suit le déroulement d’une journée; les changements de la lumière à l’obscurité et le déplacement depuis la petite échelle, au ras du sol, jusqu’à une échelle plus grande et plus haute. Le titre vient du fait que la toute première séquence que j’ai monté avec la magnifique musique de Goldfrapp a été celle de l’herbe paraissant « respirer » alors que le soleil traverse le ciel. J’ai trouvé que ce moment était l’un des plus surprenants et atmosphériques; et même si cette herbe pourrait, je suppose, avoir été n’importe où, pour moi elle est empreinte de ce sentiment de cet été à Bruxelles.

J’ai l’impression que ce que j’ai fait ici n’est que gratter à la surface de ce lieu et est limité par le temps, la technique, et bien sûr, mon opinion personnelle de la ville. Bien entendu, pour certaines personnes ce travail ne représente pas vraiment ce lieu comme ils le voient; et même certaines parties peuvent être considérées comme génériques comme c’est souvent le cas avec ce genre de travail sur le temps qui s’écoule. Ce n’est pas le Bruxelles de tout le monde. Il est bien entendu constitué de ce que j’ai vu, de comment je l’ai vu, et ça me fait mal de penser à tous ces moments que je n’ai pas pu attraper, pas pu enregistrer, ou même pas vu.

Pour toi, Bruxelles, Brussel, Brussels

(mes remerciements à Eric pour la traduction)

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