Table d’hôte dans les Galeries Saint-Hubert : chez Véronique Toefaert

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Chez Véronique Toefaert, on mange bien

Il y a des invitations qui ne se refusent pas. Surtout lorsqu’il s’agit d’assouvir un fantasme. J’en ai deux bien précis qui concernent Bruxelles : vivre dans une des maisons de la rue de la Cigogne ou dans un appartement des Galeries Saint-Hubert. A défaut d’y vivre, j’aurais été y dîner. Et plus précisément, à la table d’hôte de Véronique Toefaert. Le rendez-vous avait été donné devant une des maisons des galeries. Mais où sonner ? Il faudra attendre l’arrivée de Mateusz, qui était notre sésame. Nous voilà donc entrain de gravir les escaliers en nous demandant sur quoi et qui nous allions tomber.

Heureusement, nous sommes (presque) les premiers (c’est toujours facile lors d’un dîner où on ne connaît pas la moitié de la table). Véronique, notre hôtesse, sait y faire. Dans son bel appartement, nous la retrouvons dans sa cuisine, qu’elle a ouverte sur une table joliment dressée. On voit qu’elle a l’habitude, c’est depuis la fin 2015 que Véronique tient cette table d’hôte « Les jeudis, c’est à midi » (qui ne seront plus à midi mais sur demande) et « Voyage à travers les sens« . Les autre convives finissent d’arriver et c’est avec un verre de vin blanc que nous faisons connaissances. Parmi les invités ce soir-là, Pierre Leclerc, un historien de la gastronomie avec lequel Véronique organisera un cycle de conférence/dégustation sur les différentes époques et leurs cuisines (j’ai TRÈS envie de venir à l’atelier sur l’histoire des frites et de la mayonnaise). Mais il y a aussi le patron de l’Aube sur Aÿ, une champagnothèque installée dans les galeries, et également un complice de Véronique pour de futures dégustations qui commenceront à la boutique pour finir chez elle.

Les présentations faites, nous prenons place. Après tout, on est là pour manger. Et là… je redoute un peu. Le menu écrit à la craie sur la porte ne m’inspirait pas trop : figues au roquefort et son bouillon en entrée (j’aime pas les figues, et encore moins le roquefort) suivi d’un risotto terre-mer (je suis très terre, BEAUCOUP moins mer) et une glace au chocolat maison. Et que dire ? Que j’ai adoré ! Le roquefort était subtilement dosé, soulignant la douceur de la figue. J’ai dévoré le risotto sans laisser un grain de riz et la glace au chocolat avait ce bon goût de cacao puissant. Le repas était aussi accompagné de vin (et comme notre hôtesse était antiquaire en vin, elle s’y connaît).

Mais plus encore que ce qui était servi à table, c’est l’expérience en elle-même qui vaut la peine. Déjà, le cadre: un charmant appartement situé dans un lieu d’exception. Puis les circonstances : une table d’inconnus avec, à priori, un seul point commun : la nourriture. C’est ici qu’il faut s’exercer à l’art de la conversation et de l’animation, que notre hôtesse maîtrise parfaitement. Évidemment, nous discuterons cuisine (celle de notre hôtesse, qu’elle qualifie de bourgeoise et émotionnelle), mais aussi de voyage, de Bruxelles, de l’actualité…

Bref, vous l’aurez compris, le tout fait qu’il s’agit d’une expérience vraiment pas comme les autres qu’il faut vivre au moins une fois quand on est amoureux de Bruxelles.

Véronique Toefaert

7 Galerie de la Reine – 1000 Bruxelles
tel: 0498 519 392
vero@voyageatraverslessens.be
vtsens@gmail.com

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