le métroblog bruxellois

Des naissances15.03.12

Les enfants, c’est un sujet de conversation illimité. J’entends beaucoup de choses sur le fait de devenir parent : le bonheur, l’amour absolu, la magie de cette vie qui grandit sous les yeux de parents qui n’en reviennent toujours pas.

J’entends parler des sacrifices (en matière de sorties par exemple), et souvent, de la perte de l’innocence. Et de l’angoisse de chaque instant.

Les enfants, très vite, vivent leur vie propre, ont leur agenda personnel : week-end chez mamy, anniversaire chez un copain de classe, soirées pyjamas. Puis arrive le temps des premières fêtes les après-midis, les voyages avec un ami et sa famille ou avec l’école.

Et, bien trop vite ce sont les premières vraies sorties dans la nuit….

Quand je sors avec des potes, je vois bien que ceux qui sont parents, sont pris entre deux sentiments, deux émotions. Ils sont à la fois un peu soulagés de retrouver une certaine liberté, d’utiliser ce temps afin de revoir des amis, sortir, revivre sa vie d’homme ou de femme, de manière plus “complète” et pas uniquement dans son aspect de parent.

Mais, je remarque parfois le petit coup d’oeil furtif sur le portable. Histoire de s’assurer que l’enfant n’a pas envoyé un sms.

Je n’ai plus de crédit, rappelle moi”.

Rien n’existe au monde pour calmer cette angoisse. Absolument rien.

Et de nombreux faits, chaque jour, la nourrissent plus et mieux.

Je ne peux que te proposer quelques activités festives à faire seul(e) ou avec tes poussins.

Parfois, au détour d’une musique plaisante, d’un pas de danse ou d’une oeuvre d’art, tu te concentreras assez fort pour l’endormir un peu.

Et j’espère pour toi que cette angoisse t’étreindra le coeur toute ta vie. Et que jamais, jamais, elle ne laissera la place à la tristesse…

Jeudi 15 mars 2012

Cela fait des mois que le terme avait disparu de nos agendas, mais avec les premiers rayons de soleil, le voilà de retour “Apéro”. Ce jeudi, c’est le magasin Riche Clair qui propose un Apéro Shopping.

Le centre ville, il y  est facile d’y trouver où sortir. Il s’y passe toujours quelque chose quel que soit le moment de l’année, de la journée ou de la nuit.

Le Bonnefooie accueille la première édition de My House #1: Aguila, Ben and Sebastian. “House”, comme la musique (j’en parle sous “vendredi”) et comme le lieu…

Au Java Bar, c’est La (oui LA) Cercle #5 with L.E.G. J’ai été agréablement surprise d’entendre le son de ce groupe.

Voici une vidéo pour te donner une petite idée :

Vendredi 16 mars 2012

Je me dois d’être totalement honnête avec toi. (Lire la suite…)

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F-sharp’s not dead. Le Jazz non plus28.02.12

Si tu lis avec la régularité du disciple mon agenda, que je partage tous les jeudis sur ce blog, tu sais déjà que le dimanche, c’est mon petit moment jazzy, à moi presque toute seule.
J’aime terminer le week-end en allant voir des musiciens jouer en live dans l’un ou l’autre des nombreux cafés bruxellois qui me le permettent. Seule ou accompagnée, peu importe, j’y vais.
Le dimanche étant un jour de repos biblique, par respect pour cette obligation importante, je ne me déplace pas bien loin : la Jazzette du Bar du Marché à Flagey (un dimanche sur deux) fait largement l’affaire.

Le Bar du Marché, certains adorent, d’autres détestent, et beaucoup adorent détester. Pour ma part, je te dirai que, comme à peu près tous les endroits de notre ville, ça dépend du jour et ça dépend de l’heure, et ça peut dépendre de la météo également.

Le dimanche vers 17h, quelques habitués du BDM et quelques amoureux du jazz se réunissent et l’ambiance est au rendez-vous. C’est calme, chill, tranquille…. Si tu es seul et que tu ne connais personne, installe-toi au bar, fais la papote avec Farhang qui te servira tes boissons et quelques mots drôles, histoire que tu te sentes bien. Note que le brouhaha ne se calme pas, même si les musiciens jouent. C’est un challenge pour eux, prends quand même la peine de les applaudir à la fin de chaque morceau, ça leur fera plaisir !

Les styles joués sont variés : de la soul, de la bossa nova, du jazz s’inspirant du tango. Parfois il y a un chanteur ou une chanteuse. Parmi les groupes qui sont déjà venus s’y produire : on a vu des débutants, mais aussi des musiciens très connus et talentueux, avec quelques années de carrière, de nombreux concerts, festivals et albums derrière eux !

Pas très loin, il y a bien les dimanches de jazz au Belga, mais encore une fois, jour et heure ont leur importance ! Le Belga j’adore en semaine, pendant les heures où la foule travaille : c’est calme et intéressant. J’y rencontre un tas de gens dont le boulot les amène là avec leur ordinateur ou leur rendez-vous pour discuter calmement d’un projet.

Mais le son est trop mauvais et le lieu trop bruyant quand il est pris d’assaut les soirs et les week-ends par les familles et tous les bavards qui viennent parfois de loin pour (s’)y poser. Donc le jazz au Belga, c’est insupportable. Dans mon esprit, cette option n’existe pas.

D’autres endroits dans la ville sont le repaire des jazzeux du dimanche : je peux citer le Roskam, dans la rue de Flandres ou l’Archiduc, rue Antoine Dansaert. On peut y aller comme les croyants vont à la messe : même lieu, même heure chaque semaine. Il est parfois reposant de ne pas avoir à consulter un agenda et de compter sur ces événements récurrents.

Et puis, malgré ma passion pour cette musique et le fait que je scrute tout ce qui se fait dans notre ville, je fais encore des découvertes !

Certes, un musicien m’en avait parlé il y a un an ou deux, mais le nom m’avait échappé et impossible de retomber sur l’information.

Jusqu’à ce mois de février.

Je te passe les détails de mes promenades sur le net, mais je suis enfin tombée sur le site des organisateurs du F-Sharp. Qui précisent qu’ils ne sont pas morts (“F-sharp’s not dead”).

Tous les dimanches, depuis 2004, ils organisent les Undercover jungle. Un concert de jazz, vers 21 heures, suivi d’une jam jusqu’au bout de la nuit. Le lieu change au gré des saisons…

En 2012, le f-sharp s’est posé à la T.A.G Gallery, à l’entrée du passage Rogier, ce tunnel complètement remis à neuf que tu prends quand tu es Place Rogier et que tu veux aller vers la rue de Brabant.

Je m’y suis rendue dimanche dernier, après la jazzette, laissant derrière mois un Flagey en effervescence entre la soirée de clotûre du Festival Anima et la soirée de remise des Oscars. Il faut savoir s’éloigner de ce qui brille et oser affronter l’inconnu…

Arrivée à la T.A.G Gallery, je n’ai pas été déçue : le lieu m’a plu d’emblée : à l’état brut avec quelques tables, des poufs et même un canapé qui n’attendait que moi, judicieusement bien placé près de la scène.

Le public arrive tranquillement à partir de 21 heures. Parmi eux, on remarque tout de suite la grande proportion de musiciens. Non, je ne les connais pas tous, mais ils sont reconnaissables à leurs instruments qu’ils emportent pour la jam…

Dans l’air une bonne odeur de soupe fraîchement préparé par Léon, un jeune Allemand installé à Bruxelles depuis un mois et qui a trouvé plus rapidement que moi le chemin vers cet endroit !

J’ai un peu discuté avec l’un des organisateurs, Christophe. On sent qu’ils sont passionnés non seulement par la découverte de musique, ce qui les a motivé à se lancer dans cette organisation, mais aussi par la vie en général.

Leur projet est assez simple : l’envie de découvrir ensemble, entre potes, des musiciens et des compositions, souvent originales, voire expérimentales. Et d’ouvrir la porte à toute personne désireuse de partager ce moment avec eux.

Ce type de musique n’a pas forcément les faveurs des autres lieux, trop soumis à la pression commerciale. F-Sharp n’a pas cette vocation. Toute l’équipe est bénévole et le bar, très bon marché, ainsi que le prix libre à l’entrée ne sont là que pour permettre de continuer leur programmation en payant les musiciens et la salle.

Note en passant que Christophe est également artiste peintre, tu ne seras donc pas étonné si je te parle de sa prochaine exposition, ou de l’un des ses autres fascinants projets, le moment venu !

Si tu veux découvrir l’endroit et écouter une musique que tu n’as pas forcément l’occasion d’entendre ailleurs, c’est le lieu. Si tu n’as pas l’habitude d’aller à des concerts de jazz, tu veux peut-être te faire une idée à l’avance, c’est possible via l’écoute sur leur site, qui te donnera une idée des artistes invités.

Mais je t’invite à quand même oser faire le déplacement : rien ne vaut un musicien qui joue à quelques mètres de toi, qui donne son coeur, son énergie et son talent pour te faire passer un bon moment.

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Carnaval de labels16.02.12

Pias, Romance Moderne, Plynt Records, Teknologik, Holger Tracks, Meaksuma : ce sont des noms de labels, belges ou étrangers, qui présentent tous quelques uns de leurs artistes cette semaine à Bruxelles.

Cela veut donc dire que, si tu suis ce programme à la lettre, tu seras assuré de faire de nombreuses découvertes musicales. Six noms ! Six labels indépendants qui sont assez motivés et dont on dirait qu’ils se sont donné le mot pour venir enchanter nos oreilles dans un défilé carnavalesque !

[Mise à jour : J'apprends à l'instant que La Madame Avec le Chien est également un label... ce sont donc sept labels indépendants et non six, que nous pouvons découvrir !]

A une époque où les droits d’auteurs et de propriété intellectuelle sont au centre de débats sous la pression, entre autres, des majors, qui représentent plus de 70% de l’industrie du disque, un geste citoyen, anonyme, sans risque et plaisant peut être de simplement acheter un ticket pour aller à l’un ou l’autre concert.

Le Carnaval est d’ailleurs une très bonne excuse pour sortir masqué ! Ce qui m’a rappelée que les poussins sont en vacances… Mon agenda comprend donc un peu plus d’activités les concernant. Découvrons sans tarder ce que Bruxelles nous propose !

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Bleu, Blanc, Noir08.02.12

Bleu, c’est pour la couleur du ciel dont nous profitons allègrement à travers les vitres, givrées par le froid. De mon Velux, j’ai une vue imparable sur ce bleu glace de ce février qui promet d’être long.

Blanc, c’est pour ces écrans blancs de saisons également : écrans de salles de cinéma où l’on se réfugie, la nuit tombée, profitant parfois des bras d’un compagnon pour s’endormir, parce que le film est trop ennuyant et nos nuits trop remplies.

Noir, c’est pour ces nuits d’hiver bien sûr, mais c’est aussi pour ces censures de la culture ou de la discussion et des idées que j’ai entrevues ça et là…

Ce sont ces affiches pour quelques films, jugées choquantes pour des raisons diverses et variées et donc censurées.

Mais la censure n’est pas toujours le fait des autorités. Pour preuve ce débat interrompu au sein de l’ULB, par des opposants aux idées discutées ce jour-là.

C’est aussi (même si je sympathise avec les idées de ceux qui se sont insurgés) un magazine de mode qui ne peut plus parler chiffons tranquillement. Paraît que le racisme est partout même dans la couleur de mes sous-vêtements.

Et je t’avoue que ce climat me fatigue. Climat où tu dois constamment faire attention à tout ce que tu dis ou écris. Au risque au mieux de te faire taper sur les doigts pour une malheureuse “faute” d’orthographe, au pire de heurter la sensibilité d’une minorité dont tu ne connaissais même pas l’existence.

C’est d’ailleurs ce qui est beau avec les minorités, c’est qu’elles sont minoritaires et tu peux passer à côté sans les voir, parfois même tu les écrases un peu sans t’en rendre compte…. (je crois qu’étant lue par peu de monde et mieux, ne nommant absolument personne, cette horrible phrase passera à travers les foudres des associations et censeurs de tous poils !)

Il y a fort heureusement, une minorité bruyante et sorteuse qui investit, tous les soirs, les rues de la ville, la tribu des Oiseaux de nuit. Quelques idées d’endroits où les trouver :

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