du brol et des stuuts

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Entendu à Bruxelles : Bruxelles-Plage16.11.11

Le Vismet, il y a quelques semaines. Les travaux d’agrandissement des trottoirs touchent à leurs fins, non sans quelques désagréments. Ce jour-là, le soleil brille et un client entre dans une boutique en face, dans un petit nuage de poussière. Apparemment, l’homme est un habitué des lieux et salue amicalement le maître des lieux.

- Et bien, y’en a du sable qui rentre!

- Oui! Vivement que cela finisse, ces travaux!

Le patron prend un temps de pause puis continue.

- Tu sais, on a le soleil, on a le sable, on a les marchands de poissons, on a les mouettes… on a les Flamands. Manque plus que la mer pour s’y croire !

- Mais avec le réchauffement climatique, ça peut toujours arriver !

 

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Tintin Phones Home!22.10.11

A moins que vous ne reveniez d’un long périple dans la campagne syldave ou que vous ne reveniez d’une guerilla au San Theodoros, impossible d’ignorer qu’aujourd’hui, c’était la première mondiale de Tintin et le secret de la Licorne, réalisé par Steven Spielberg et Bruxelles avait sorti la grosse artillerie pour accueillir le réalisateur et quelques stars du film (Jamie Bell, qui interprète Tintin et Gad Elmaleh pour son apparition en tant qu’Omar ben Salaad).

Tapis rouge, escorte policière, exposition de voitures de collection apparaissant dans les albums de Tintin, dessinateurs de BD, acteurs et réalisateurs; présence princière, place De Brouckère bouclée… La totale pour l’oeuvre d’un des réalisateurs les plus populaires au monde. Le temps de visionner le film et de faire une conférence de presse et HOP, toute l’équipe était déjà repartie en direction de Paris, dans un Thalys customisé (j’avais bien dit que c’était la totale) où se tenait une 2e avant-première.

Récit d’une journée marketing…

Et vous? Fan de Spielberg ou d’Hergé? Irez-vous voir le Secret de la Licorne? Ou vous frisez l’overdose? Vous avez eu la chance d’assister à la première? Qu’avez-vous pensé du film?

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Les neiges éternelles de Comus et Gasterea25.09.11

Cet article est le 7e de la série qui parait dans le cadre du Pari de Méli!

« Le client est roi ! »…  en l’occurrence, le lecteur est roi !

Puisque je l’ai mentionné… parlons un peu de « Comus et Gasterea », ce royaume des délices glacés de notre chère capitale.

Outre qu’un magasin de crèmes glacées, l’endroit se définit aussi comme un « Tea-room »… et comment dire… rien n’incite à y rester. Ça, c’est parce que Monsieur Comus, je pense, s’en fiche un peu. L’essentiel, on le trouve dans la barquette (pour les puristes) ou dans le cornet (pour les gourmands). Vous trouverez le maître des lieux, la mine souvent bougonne, derrière son comptoir. Il m’a fallu bien des commandes avant qu’il ne me reconnaisse comme une habituée et me décoche un sourire. Je pense que c’est parce qu’il est un grand timide. Souvent, vous trouverez Madame aussi, un peu antithèse de son mari, avec son sourire avenant et son petit air de Madame Pepperpot ! Au total, une bonne douzaine de saveurs par jours, pas plus! Ici, on ne fait pas dans l’industriel: des classiques (pistache, chocolat, fraise…) aux classiques revisités (sorbet au chocolat, café brûlé) aux audacieuses (trois poivres, Marrakech) au carrément folles (roquefort, chicon ou tomate et oui, on a essayé les deux dernières et l’avis est « à petite dose, et plutôt en accompagnements de plats originaux). Des glaces « à la françaises » (qui contiennent donc plus de crème) mise dans des boites opaques en métal, toujours refermées avec soin après prélèvement. Car les glaces qui se respectent ne s’exposent pas à l’air, ça détériore le gout !  D’ailleurs, les crèmes ne sont faites qu’avec des produits frais, de premières qualités et sans colorants (les glaces sont le plus souvent… dans des nuances de blancs.

Mais la grande réussite, et malheureusement, je ne fais que répéter une longue liste de louanges : c’est son caramel salé. Le nirvana gustatif que je ne saurai décrire.

En attendant, si vous avez de la chance, on vous conseille (vu que les parfums « tournent » dans la boutique d’un jour à l’autre, le duo citron-litchi (on a l’impression de manger un vrai citron froid et la douceur crèmeuse et fruitée  du litchi contraste bien avec lui), 3 poivres-lait d’amande (à nouveau, contraste piquant-douceur) et spéculoos-café brûlé.

Profitez ! Il fera beau jusqu’en milieu de semaine, à 1,50 la boule, le bonheur est accessible à tous !

Comus et Gastera

Quai au briques 86, téléphone : 02 223 43 66 (si vous voulez commander des barquettes à emporter), ouvert du mardi au vendredi de 11h00 à 18h00 et le samedi uniquement le matin de 9h00 à 11h00

le dimanche, lundi et les jours fériés de 14h00 à 18h00.

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L’envol du Pigeon soldat21.09.11

Cet article est le 3e de la série qui parait dans le cadre du Pari de Méli!

Tout au bout du Vismet, à chaque fois que je vais me régaler d’une bonne double dose de crème glacée de chez “Comus et Gasterea” (meilleurs glacier de Bruxelles, cela dit en passant), je ne manque jamais de pousser mes pas un peu plus loin, vers un certain monument situé Square des Blindés, qui a toujours eu le don de me faire sourire: Le Monument au Pigeon-soldat de la Première guerre mondiale (et à son colombophile)!

Sur son socle, une Mère patrie à la poitrine généreuse et dénudée, tend son bras potelé mais néanmoins gracieux à un volatile venu lui apporter (ou peut-être prendre?) un message… Aillant bravés lignes ennemies, subis les feux nourris, sans oublier les gaz, ces courageux pigeons (et leurs éleveurs) avaient bien mérités de la Belgique reconnaissante qui avait décidé, au sortir de la guerre, qu’un pigeon était un patriote et qu’il fallait l’honorer. En 1931, cet hommage, œuvre de Victor Voets, fut donc inauguré.

Moment de belgitude… Une de ses “petites” excentricités bruxelloise entre le Musée du slip et le faux morceau de Senne à Saint-Géry…  Mais c’est aussi un geste de tendresse envers une passion bien nationale, détournée en arme de guerre par nécessite.

Mais plus que l’image d’un ramier filant entre les balles, c’est plutôt le souvenir de mon grand-père, lui aussi colombophile, qui me vient à l’esprit et des dimanches matin où la radio, après avoir envoyé les salutations aux proches de “la famille Van Der Elst à Lubumbashi” ou le joyeux anniversaire à Valérie, “de la part de Bobonne”, une voix féminine égrenait sans relâche les lieux de lâcher de pigeons où de nombreux convoyeurs semblaient attendre en permanence…

Et vous? Quel monument bruxellois trouvez vous les plus insolites ou les plus touchants?

 

 

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Entendu à Bruxelles19.03.10

Une fin d’après-midi tiède, enfin… Les terrasses se déploient et sont prises d’assaut par des Bruxellois maladivement privés de lumière. Alors que je presse le pas pour me faire une petite place au soleil, je me fais doubler par deux grands ados au look d’étudiants bien sages mais dont les cheveux juste un peu trop longs et faussement négligés signalent une nature secrète de fashionisti. Je n’entends pas le début de la conversation mais capte cette perle…

Mais tu sais “MachinTruc me dit “Ouais mais moi je suis comédien, moi. Les racailles, je ne sais pas faire!”.

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La ville est un Viage08.03.10

Depuis l’inauguration en grande pompe du Grand Casino Brussels, on avait guère entendu parler de lui (sauf pour son restaurant spécialisé en viande qui était, parait-il, fort recommandable). Mais voilà, le GCB a fermé ses portes pour rouvrir sous le nom de “” dans les anciennes Galeries Anspach et ce vendredi 5 mars  en était l’inauguration. Une entrée plutôt discrète sur le boulevard Anspach et une volée d’escalator vous emporte vers la réception. Premier constat:

  1. Ça sent encore la peinture
  2. Ils ne sont pas encore prêts. Il suffit de voir les fils électriques encore à nu et apparemment, il y aurait également d’autres salles (dont une de concert) et un (des?) restaurant qui ouvriront fin avril.

On peut donc se demander pourquoi cette ouverture précipitée et qui ne lève le voile que sur une partie du concept alors que l’ensemble du projet est beaucoup plus conséquent… mais soit! Je vais déposer mon manteau au vestiaire et m’apprête à faire “la file” (si je peux qualifier ainsi l’attroupement devant les comptoirs d’enregistrement, qui est obligatoire). Collée-serrée, il me faudra une heure de patience (merci à tous les autres qui m’ont involontairement fait bien rire en partageant des brides de conversations). Il y a de tout: de l’ingénieur en informatique au chauffeur français. Du cuisinier de resto Viêt-namien  à la bourgeoise en fourrure. Mais tous (ou presque) seront sur un point d’égalité lorsqu’ils sortiront de là ce soir: ils seront un peu moins riches. Derrière moi, on cause casinos. Certains sont de sérieux joueurs et parcourent les casinos du coin et d’ailleurs (ah, Namur! Ah, Saint-Amand! Ah, Deauville! Et bien entendu Las Vegas). Il doit bien y avoir une centaine de personnes derrière moi… et seulement 5 hôtesses d’accueil. Certains esprits s’échauffent, d’autres blaguent et enfin, je reçois ma carte de membre… d’un jour! Et oui! Une heure pour une carte qui me servira à rentrer jeter un oeil à l’endroit.

Je passe les grandes draperies qui séparent l’accueil de la salle. Le style est résolument mod/seventies. Une grosse lampe blanche en entonnoir fait changer ses LEDS de couleur, des fauteuils ronds, métallique, recouvert de velour rouge (ou bien en gris) attendent les premiers séants. La salle prinicipale est large… et un peu nue. Contrairement à Végas, on entend pas des glings glings à tout va mais bien… de la musique. Je dégaine mon appareil photo et me demande combien de temps cela va prendre avant de me faire pincer par la sécurité. Des anciennes galleries, il me semble qu’il reste l’escalator qui vous emmène au deuxième étage, déjà nettement plus intéressant. La place belle est faite à la vache à lait des casinos: la machine à sous. Elle sont partout et ont même des petits coins sombres pour jouer discret… et une étrange pièce tendue de tissu vert avec seulement quelques machines…

Passés les jeux, ont arrive devant un grand mur lumineux et le bar-restaurant. Les prix sont un peu élevés (3 euros le verre de vin, 2,50 pour un soft) mais heureusement rien d’excessif.  Le menu fait la part belle aux pizzas, bruschette, sandwiches et panini… des trucs rapides à avaler parce qu’il faut entre deux parties. Au bar, des écrans géant diffusent du sport. Ce qui serait bien si l’on pouvait effectivement entendre les commentaires… mais c’est la musique d’ambiance qui sort des baffles!

En redescendant, je m’attarde autour d’une table de roulette, histoire d’humer un peu l’ambiance. Je vois un homme jeter négligemment des liasses de 100 euros avant de quadriller la table de jetons. Ses voisins, un jeune couple, sont un peu plus circonspects mais on l’air amusé des débutants.

Je me décide à quitter l’endroit. J’y revendrai sans doute pour voir le projet une fois complété mais je reste loin d’être convaincue que Viage sera une pièce maîtresse dans la revitalisation du Boulevard Anspach, qui en a pourtant bien besoin!

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