« Panem et Circenses » dans la capitale de l’Europe • 01.07.12
Les beaux jours sont enfin là et les évènements se multiplient dans notre capitale. Après le Brussels Jazz Marathon du mois de mai et le Couleur Café de ce week-end vont encore venir le ‘De Gulden Ontsporing’ et le fameux Brussels Summer Festival. Cette petite liste est évidemment loin d’être exhaustive… Yelyam se charge d’ailleurs régulièrement de vous tenir au courant de l’agenda bruxellois. En dehors des manifestations musicales, il y a également de multiples autres occasions de s’amuser : Roller Bike Parade, Bruxelles-les-Bains, Nuit Blanche, etc.
La majorité des évènements organisés à Bruxelles est privée. Le sponsoring et le ticketing financent une grande partie de leurs budgets. Une grande partie ? Mais alors, d’où vient le reste ? Vous l’aurez compris : de nos impôts. Difficile de savoir qui donne combien à quoi comme subsides. Si l’information est disponible, elle est bien cachée.
Sur le site de l’open-VLD bruxellois, on apprend toutefois de la bouche de Guy Vanhegel (Ministre des Finances de la RBC) qu’un subside de EUR 55000 a été accordé à Couleur Café « pour que le prix d’entrée puisse rester bas ». Prenons notre ministre « libéral » au mot : EUR 55000 pour 75000 entrées, cela fait 75 centimes par ticket. Sans les subsides, le prix du ticket aurait donc dû être porté à EUR 36,75 au lieu de EUR 36. Pas besoin de faire de commentaires sur la différence de prix…
A cela s’ajoute probablement des subsides de la Fédération Wallonie-Bruxelles…
Les subsides pour la culture posent en fait toujours les mêmes questions : Qui définit les critères et les montants ? Quelle est la justification morale pour prendre l’argent payé par tous les contribuables pour satisfaire les envies d’une petite partie d’entre nous ? Qui nous garantit également que sous couvert d’asbl, les organisateurs ne s’enrichissent pas avec l’argent du contribuable (privatisation des profits et socialisation des charges) ?
Pour enfoncer le clou, il faut savoir que la Région de Bruxelles-Capitale dépense 25 % de plus que ses recettes et que son endettement est égal à un an de rentrées! Est-il vraiment opportun de dépenser de l’argent que l’on n’a pas pour faire la fête ?
Après ces réflexions très terre-à-terre, je vous souhaite un excellent été à Bruxelles.
Francisco d’Anconia
