Personne ne chante les louanges de la Gare du Midi • 08.10.09
Le mastodonte qu’est la gare de Bruxelles-midi apparait à l’horizon. Il projette une ombre sur ses alentours comme un étron dans un pré plein de pâquerettes. Correction, les environs de la gare n’ont rien d’un pré fleuri. Les alentours ne contribuent pas à remonter le moral des voyageurs non plus.
Le seul avantage de la désolation des lieux est qu’elle détourne l’attention du bâtiment de la gare et de ses environs. Le regard du passant est figé vers le sol. Il doit éviter de salir ses chaussures ou ses bagages avec les chewing-gums, les mégots, les crottes de chiens et autres déchets qui pullulent sur les trottoirs. Mais c’est un bon jour, l’odeur d’urine n’est pas trop présente aujourd’hui, quelle chance…
L’entrée dans la gare n’est pas un soulagement. Le bâtiment est sombre, bas, oppressant. L’habillement du terminal, de ses façades et de ses sols est intensément monotone, triste. Mon royaume pour un peu de couleur!! Des néons froids dirigent les voyageurs vers les quais, ils courbent l’échine, déplorant tant d’actes architecturaux manqués.



