du brol et des stuuts

I’m not on the Guest List #12 – Peur du Noir15.11.12

Chaque jeudi, des idées de sorties du week-end pour les Oiseaux de nuit…

Ca commence doucement, on ne se rend pas bien compte, il faisait jour, soleil, lumière. Et doucement, les minutes passent, et chaque jour c’est un peu plus tôt que l’on n’y voit plus rien.

On oublie qu’il est possible d’appuyer sur un interrupteur pour y voir plus clair et l’on reste de longues minutes dans l’obscurité.

Ca ressemble au climat ambiant de ce début de siècle, entouré de racisme ordinaire que peu osaient avouer à voix haute, on s’enfonce de plus en plus et l’on regrette de découvrir les facettes les plus sombres de certaines personnes dont on ne pensait pas qu’elles oseraient aller jusqu’à prononcer ces mots-là.

On se demande jusqu’où cela va aller, on n’a pas confiance en l’humain qui a déjà prouvé sa cruauté à de nombreuses reprises par le passé, ou aujourd’hui, mais ailleurs. On se demande surtout où est l’interrupteur.

Et c’est avec une impatience sans bornes que l’on attend que se lève le soleil pour des lendemains plus lumineux.
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Des naissances15.03.12

Les enfants, c’est un sujet de conversation illimité. J’entends beaucoup de choses sur le fait de devenir parent : le bonheur, l’amour absolu, la magie de cette vie qui grandit sous les yeux de parents qui n’en reviennent toujours pas.

J’entends parler des sacrifices (en matière de sorties par exemple), et souvent, de la perte de l’innocence. Et de l’angoisse de chaque instant.

Les enfants, très vite, vivent leur vie propre, ont leur agenda personnel : week-end chez mamy, anniversaire chez un copain de classe, soirées pyjamas. Puis arrive le temps des premières fêtes les après-midis, les voyages avec un ami et sa famille ou avec l’école.

Et, bien trop vite ce sont les premières vraies sorties dans la nuit….

Quand je sors avec des potes, je vois bien que ceux qui sont parents, sont pris entre deux sentiments, deux émotions. Ils sont à la fois un peu soulagés de retrouver une certaine liberté, d’utiliser ce temps afin de revoir des amis, sortir, revivre sa vie d’homme ou de femme, de manière plus “complète” et pas uniquement dans son aspect de parent.

Mais, je remarque parfois le petit coup d’oeil furtif sur le portable. Histoire de s’assurer que l’enfant n’a pas envoyé un sms.

Je n’ai plus de crédit, rappelle moi”.

Rien n’existe au monde pour calmer cette angoisse. Absolument rien.

Et de nombreux faits, chaque jour, la nourrissent plus et mieux.

Je ne peux que te proposer quelques activités festives à faire seul(e) ou avec tes poussins.

Parfois, au détour d’une musique plaisante, d’un pas de danse ou d’une oeuvre d’art, tu te concentreras assez fort pour l’endormir un peu.

Et j’espère pour toi que cette angoisse t’étreindra le coeur toute ta vie. Et que jamais, jamais, elle ne laissera la place à la tristesse…

Jeudi 15 mars 2012

Cela fait des mois que le terme avait disparu de nos agendas, mais avec les premiers rayons de soleil, le voilà de retour “Apéro”. Ce jeudi, c’est le magasin Riche Clair qui propose un Apéro Shopping.

Le centre ville, il y  est facile d’y trouver où sortir. Il s’y passe toujours quelque chose quel que soit le moment de l’année, de la journée ou de la nuit.

Le Bonnefooie accueille la première édition de My House #1: Aguila, Ben and Sebastian. “House”, comme la musique (j’en parle sous “vendredi”) et comme le lieu…

Au Java Bar, c’est La (oui LA) Cercle #5 with L.E.G. J’ai été agréablement surprise d’entendre le son de ce groupe.

Voici une vidéo pour te donner une petite idée :

Vendredi 16 mars 2012

Je me dois d’être totalement honnête avec toi. (Lire la suite…)

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Promenade de bouquinistes en librairies et incursion dans l’édition électronique13.03.12

Au détour d’une conversation, il arrive qu’une personne se remémore avec angoisse le film d’horreur qui a marqué son enfance. Des images sanglantes ou encore l’atmosphère d’épouvante, qui l’ont empêchée de dormir plusieurs nuits de suite, lui reviennent à l’esprit. Il arrive même qu’à l’âge adulte, le souvenir du cauchemar vienne encore la hanter.

Les films incriminés sont souvent ceux de la série des Freddy, L’Exorciste, Carrie ou tout autre film tiré de l’oeuvre de Stephen King, les Dents de la mer, Le projet Blair witch, Le cercle et quelques autres….

Pour ma part, je devais avoir environ huit ans quand j’ai vu le film qui m’a littéralement terrifiée.
Farenheit 451, de François Truffaut.

Non, ce n’est pas un film d’horreur.

Mais pour la lectrice avide que j’étais déjà, ce film représente l’enfer absolu. Ce petit extrait m’a rappelé mes terreurs enfantines… Ceux qui partagent la même passion compatiront…

Depuis que j’ai appris à lire, je suis une dévoreuse de bouquins qu’il faut parvenir à nourrir.

Enfant, mes parents me donnaient quelques sous pour que je puisse me procurer des livres lors d’une de ces brocantes de quartier qui ont lieu un peu partout à Bruxelles, en juin et en septembre essentiellement. J’avais le droit de m’y promener seule et de visiter les nombreux étals. Il me fallait marchander durement afin de ramener le plus grand nombre de livres avec le budget que l’on m’avait attribué.

Les étagères de ma chambre se remplissaient de “Martine” et de Bibliothèque rose avant que je ne sois assez grande pour passer à la Bibliothèque verte…

Bien sûr, la bibliothèque communale faisait également l’objet d’une visite hebdomadaire afin de pouvoir emprunter des ouvrages. Personne à la maison ne surveillait mes lectures, le hasard des rayons m’ont parfois amenée à lire certains d’entre eux avec un peu trop d’avance… J’en garde un souvenir ému, même si je dois bien avouer que je n’ai pas toujours tout saisi.

En grandissant, je n’attendais plus la saison des brocantes pour me réapprovisionner. Je me rendais chez les bouquinistes : ceux de la Galerie Bortier ou encore chez Pêle-Mêle, sur le boulevard Lemonnier, qui a vu, depuis, affluer autour de nombreux concurrents, faisant de cette zone le quartier des bouquinistes…

Galerie Bortier - Photo de Emilio Quintana

J’ai également un excellent souvenir de promenades familiales à la Foire aux livres, dont je sais qu’elle continue à se tenir tous les premiers samedis du mois au Musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire, au Cinquantenaire.

Avec l’âge adulte, la possibilité d’acheter des livres à tout moment s’est encore accrue. J’ai profité des librairies ouvertes le dimanche : Filigranes à Arts-loi et Tropismes, dans les Galeries de la Reine.

Plus tard est venu s’y ajouter Cook&Book, à Woluwé. J’ai ensuite découvert la libraire Candide sur la Place Brugmann, parfaite les jours de beau temps. Tout cela avant que Brüsel ne vienne s’installer au coin de ma rue, me rendant un peu paresseuse. Pour le seconde main, je ne vais pas bien loin non plus, grâce à l’Oxfam Bookshop de la chaussée d’Ixelles.

Et je ne parle pas de toutes les autres librairies décalées que j’ai déniché depuis (Maëlstrom, les librairies de l’avenue Jean Volders à Saint Gilles, la librairie Aden et Husson dans la même commune) ou encore les bibliothèques anarchistes (Acrata au Centre ville, ou la toute récemment ouverte Bibliolibre, au 131 de l’avenue Buyl) qui me rappellent un peu l’atmosphère du film de Truffaut !

Depuis, j’ai grandi et notre monde a changé. Il arrive que certains prédisent la fin du livre “papier”, avec les angoisses que cela me procure. Non pas parce que je suis contre les avancées technologiques, mais simplement parce que j’ai été marquée par Farenheit 451…

Vaille que vaille, j’ai ouïe dire que les maisons d’édition se mettaient au livre électronique, mais avec un peu de mauvaise volonté et en blâmant “l’Internet” que les affaires vont mal. Alors que je ne peux que constater que l’on se bouscule dans les librairies que j’ai cité, là où avant, peu de monde partageait ces moments avec moi !

Ceci dit, j’ai continué à lire sur papier, mon écran ne me semblant propice que pour la lecture d’articles.

Puis, dans notre ville, est née une maison d’édition cent pour cent numérique. Onlit, dont j’ai appris l’existence en septembre (alors qu’elle existe depuis 2006) lors du vernissage de lancement du Brussels Art Factory, où elle a ses bureaux. Créée par des Bruxellois, elle est une des seules maisons d’édition numérique en terre francophone !

C’est peut-être parce que je me sens proche des créateurs (bien que je ne les ai jamais rencontrés), que je me suis finalement décidée à lire “mon” premier e-book. Le choix d’un livre est souvent question d’émotions…

J’ai donc lu d’une traite, en un week-end, les quatre premiers e-books qu’ils distribuent. Mon doigt a glissé sur l’écran de ma tablette avec bonheur.

Passant, comme j’ai l’habitude de le faire depuis toujours, d’un bouquin à l’autre, les livres en format papiers n’ont pas été laissé de côté : j’ai terminé la lecture de “Et que le vaste monde poursuive sa course folle” de Colum McCann grâce auquel je me suis baladée à travers les hauteurs new-yorkaises, j’ai avancé dans “Ambiguïtés” de Ellliot Perlman qui me permet de vivre par intermittance à Melbourne, dont les huit cent et quelques pages sont une joie que je lis sciemment avec lenteur pour vivre plus longtemps avec cette histoire et ces mots…

Avec ma tablette, c’est à travers les les quatre premiers e-books distribués par Onlit éditions que j’ai surfé.

Cela m’a conduit dans une balade à travers notre ville grâce à Bruxelles-Midi (un recueil de nouvelles de plusieurs auteurs) et à Mirador (de Patrick Delperdange), que j’ai lu d’une traite en une heure ou deux tant le suspens a fonctionné.

Grâce à L’orage (de Jacques Mercier),  j’ai joint ma réflexion à celle de l’auteur autour des questions sur le passage des années et celui des bibliothèques “papiers” aux bibliothèques électroniques.  Enfin, je me suis amusée avec Corentin Candi ne s’est pas fait en un jour (de Corentin Candi).

Parce que la maison d’édition est bruxelloise, je tenterai l’exercice, inédit je l’avoue, de la critique de ceux-ci dans une série d’articles sur la question.

Pour l’heure, il est temps pour moi de retourner à d’autres activités… Quand je vois la longueur de ce texte qui se voulait une simple introduction, il semblerait que j’écris comme je parle, lis et sors : beaucoup !

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Mega programme et soirées en série. Sûrement un complot pour nous faire sortir…26.01.12

Plus moyen de regarder mes séries préférées tranquille au fond de mon canapé. Pourtant je n’ai pas encore eu l’occasion de m’en désoler : trop occupée que je suis, à participer au programme grandeur nature offert par Bruxelles, ses bars, ses salles de concerts ou d’exposition…

N’y aurait-il pas là-dessous un complot international entre le FBI, la Nouvelle-Zélande et les organisateurs bruxellois ?

Ces derniers sont de mieux en mieux organisés et utilisent les dernières technologies pour nous informer de leurs méfaits…

Tu ne me crois pas ? Tu penses que je suis parano ? La preuve par sept (jours de sortie).

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Devoir de dé-penser08.12.11

Le compte à rebours a commencé. Si tu n’as pas reçu d’invitation pour le réveillon de Noël ou celui du Nouvel An, paraît que c’est plutôt mal barré, sauf si tu t’appelles Rémi.

Pour ma part, tu l’as peut-être compris dans mon article de la semaine dernière, cette période qui s’annonce est pour moi plutôt teintée de tristesse.

Ceci dit, l’une de mes plus grandes qualités étant de me marrer de tout, à commencer par ma propre gueule dans le miroir, dès que j’ai la larme à l’oeil, j’ai ce morceau, mélancolique et drôle à la fois, qui me vient à l’esprit :

Heureusement pour moi, la vie est pleine de très belles surprises, parfois bien cachées au fin fond de Schaerbeek (n’oublie pas que je suis Ixelloise, alors Schaerbeek c’est le bout du monde) : la découverte d’un jardin public derrière la Maison des Arts, une promenade à vélo de nuit, sous la pluie de décembre, Janis Joplin dans les oreilles et me voilà requinquée, prête à croire aux miracles.

Heureusement pour toi, nous sommes encore officiellement dans une ère capitaliste et on n’a encore rien trouvé de mieux qu’une séance shopping pour te permettre de dépenser tes deniers durement gagnés pendant l’année.

…. Suffit de penser bien fort que c’est bon pour l’économie du pays, paraît qu’il en a besoin !

Alors étudions de plus près tous ces lieux où suer sur une piste de danse ou lors d’une séance shopping…

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