Rate pas l’A.R.T #7 • 23.10.12
Chaque début de semaine, un Agenda Raboteux et Tarabiscoté (A.R.T) pour se “culturer” entre amis ou en famille
Chaque début de semaine, un Agenda Raboteux et Tarabiscoté (A.R.T) pour se “culturer” entre amis ou en famille
Chaque début de semaine, un Agenda Raboteux et Tarabiscoté (A.R.T) pour se “culturer” entre amis ou en famille…
Un jour, en boutade, j’ai parlé d’une saison dont je regrettais la fin. Elle m’a répondu qu’elle ne l’aimait pas, qu’elle préfère celle qui vient.
Je profite de cette tribune publique que je m’octroie pour partager une inquiétude, une interrogation, tenter d’éclaircir un mystère.
C’est que, vois-tu, je partage mon lieu de vie avec un chat. Et je ne sais si, Loona (c’est son nom) est machiavéliquement intelligente ou d’une grande stupidité….
Certains jours (c’est-à-dire à peu près tous), elle se colle à moi dès que je me pose quelque part dans l’appartement. Il est évident que parfois, cela ne m’arrange pas. J’ai besoin d’air, de respirer. Je veux qu’on me foute la paix.
Donc, elle se colle et je la chasse. Elle comprend le message et se barre. Pour revenir dans les minutes qui suivent.
Je la chasse, elle se barre, puis revient. Je la chasse encore, elle se barre et revient quasi instantanément.
Il y a de quoi me rendre folle. Est-elle rusée et tente-t-elle de m’avoir à l’usure, espérant que j’abandonne le combat et que je la laisse prendre toute la place ? Ou est-ce que son cerveau est si minuscule qu’il ne peut contenir des données au-delà de quatre secondes ?
Et je ne parle pas de ses tentatives d’assassinat dans les escaliers : elle attend patiemment que je monte pour s’élancer dans mes pieds.
Dans ces conditions, le lecteur, Oiseau de nuit comme moi, comprendra que je sorte si souvent, il y va de mon intégrité physique, hors du territoire du chat. Tiens, d’ailleurs faufilons-nous dans les lignes qui suivent afin de lire l’agenda de la semaine. Et qu’on ne me parle pas de la soirée CatClub !
Chaque semaine, il y a une journée où tu es pris d’une flemme phénoménale qui te laisse au fond de ton lit ou de ton canapé. Parfois cette journée dure longtemps… genre toute la semaine !
Là, je dis : faut lutter. Oui, c’est vrai, le repos est salutaire et j’encourage l’activité. Mais rester chez soi à broyer du noir pour un prétexte aussi superficiel que la déprime saisonnière, je dis “non”. Serrons-nous les coudes, donnons-nous rendez-vous à l’une des activités festives à notre portée quel que soit le jour de la semaine…
Luttons.
Chaque année, il y a une journée où t’es pris par la Femme. Partout, tout et tout le monde te rappelle à quel point ces pauvres créatures sont à chérir, que nous ne serions rien sans elles. La Femme, cette minorité à protéger, à respecter, à mettre sur un piédestal afin qu’elles deviennent intouchables. En général cette journée ne dure pas longtemps… genre un seul jour !
Là, je dis : faut lutter. Oui, c’est vrai, les Femmes méritent le respect. Mais pas parce que ce sont des femmes. Le respect est une valeur élémentaire, que je recherche dans toutes mes relations, qu’elles soient amicales, professionnelles ou affectives. Ça commence par les bases de la politesse et du savoir-vivre. Et c’est bien entendu toute l’année qu’il faut s’en inquiéter.
Je sais qu’il y a du boulot et que malheureusement les femmes sont les premières victimes des aléas de notre société et qu’elles souffrent plus souvent de précarité et de mauvais traitements.
Crois-moi, je suis bien placée pour savoir que c’est parfois un peu difficile d’être une femme.
Et tu comprendras encore mieux mes “difficultés” dans la société belgo-belge, si j’ajoute que je suis d’origine contrôlable (par le premier flic venu en rue). Mais là, je suis contente de ne pas être un homme. Sinon je me serais appelée Saïd ou Mohamed (véridique), ce qui fait un peu tâche sur un CV, tu l’admettras.
Mais bon, ce n’est pas un concours pour savoir qui a le plus dur dans la vie. Ce qui est difficile, au fond, c’est simplement d’être un être humain.
Alors, luttons.
En s’amusant par exemple !