le blog brusseleer

L’Amour fou revient parmi les siens26.11.10

Il y a un peu plus d’un an et demi, une institution de la nuit bruxelloise fermait ses portes à la stupéfaction d’un microcosme de fans et de noceurs bruxellois. Des bisbilles auront précipité la fermeture des portes d’un endroit mythique, voire emblématique pour certains, à savoir l’Amour fou (ok, j’exagère un peu…)

Dont pour moi. L’Amour fou représente un moment particulier dans ma vie. Je suis arrivé en Belgique en octobre 1984, à quelques jours de mon cinquième anniversaire. Ma mère a rapidement trouvé du travail à l’Amour fou, un bar branché sis place Fernand Coq. Ne parlant pas un mot de français à mon arrivée, je ne suis pas allé à l’école tout de suite. Et ai donc accompagné ma maman tous les matins au boulot. C’est donc là-bas que j’ai appris à parler le français, c’est à l’Amour fou que j’ai regardé mon premier Walt Disney. C’est aussi là que j’ai découvert le bolo bruxellois et la couque suisse. Une importante étape dans ma vie… (La première fois aussi où j’ai pincé les fesses d’une fille, Manon, 22 ans en ce temps-là)

A l’époque, l’établissement était des plus courus. On mettait des gens dehors pour pouvoir nettoyer et quelques heures plus tard, d’autres faisaient la file pour prendre leur café. Oui, la file. Il faut bien penser qu’au milieu de années 80, Bruxelles était loin d’être aussi bien fournie en chouettes endroits où aller boire un coup. Dans ce coin d’Ixelles, seuls (paraît-il) l’Ultime Atome et l’Amour fou se démarquaient des vieux bistrots de quartier (qui ont d’autres qualités, on est bien d’accord).

Plus de 25 ans plus tard, l’Ultime n’a pas défailli… les patrons, les frères Tui, mènent bien leur barque. Pour l’Amour fou, cela a été un peu plus bousculé. La légende (vraie ou pas) veut qu’à l’époque, la bar et l’immeuble entiers aient été remporté par le patron de l’époque… au poker. Qui l’auraient revendu à son son frère, qui… Pour finalement fermer, l’année dernière. Au grand dam de nombreux Ixellois et joyeux noceurs, je le répète.

A partir de ce soir, il semble que c’était époque de disette soit révolue. L’Amour fou rouvre ses portes pour deux jours de fête, avant une ouverture complète une fois quelques détails réglés. Je suis allé visiter les lieux hier. L’endroit n’a pas vraiment changé malgré le fait que tout soit remis à neuf. L’ambiance est plus chaude qu’avant. On trouve du bois un peu partout, même en l’air. Un peu à la Arne Quinze. On retrouve ça et là des symboles musicaux : une gamme, un pavillon de grammophone, des VU-mètres, un microsillon… C’est que la musique devrait occuper une place important à l’Amour fou.

“En plus d’être un bar-resto, nous voulons, avec mon associé, faire de l’Amour fou un lieu de découverte musicale”, m’a expliqué hier Pierre Barbieux, par ailleurs aussi un des types associés dans l’excellent KoKob. Pour ce faire, l’acoustique du bar a été, m’a-t-on dit, savamment étudiée et optimisée salle par salle. A l’arrière, comme à l’époque d’ailleurs, il y a une espace prévu pour des concerts et des DJ’s set.

Mais la particularité sera que, chaque mois, un disquaire fera une sélection de 30 vinyls/CD qui sera diffusée et proposée à l’achat, directement au bar. Chouette initiative. On jugera sur place. De plus, quelques bacs de vinyls seront à disposition des DJ’s…

Sinon côté bouffe, ce sont les maintenant très hypes burgers à l’américaine qui seront les stars de la carte (“A Bruxelles, j’ai tout essayé et je n’en ai pas trouvé un seul qui était vraiment comme aux USA”, m’a confié @PetitPiet). Mais on trouvera aussi des plats variés – comme le hachis parmentier – ou encore des plats à partager, façon KoKob.

L’endroit semble être habité de bonnes ondes… Autant aller vérifier sur pièce dès ce week-end. Dès ce soir et jusqu’à dimanche matin, cela va être la grosse nouba avec moult groupes et DJ’s (Programme complet).

Une dernière chose, ce vendredi 26 aura lieu le vernissage d’une expo photo de Benoît Vrins, un des éminents membres de l’équipe de Bxlblog. “Public Posters” est une série de photographies qui invite le spectateur à regarder autrement les espaces publics envahis par les messages les plus divers. Celui-ci peut opérer des regroupements thématiques selon les matières, les couleurs, les formes ou encore les messages. L’expo se tiendra pendant deux mois.

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Hôtel d'ambiance : Hôtel Berger13.01.09

Sauf pour en faire une occasion, pour explorer des lieux qui sont aussi des lieux de rendez-vous; quand on vit à Bruxelles on goûte rarement aux joies de l’hôtellerie bruxelloise.

C’est sans doute un tort que de passer à côté des établissements qui donnent l’image de notre hospitalité et de s’offrir le plaisir d’un dépaysement chez soi.

Pour commencer un panorama des hôtels bruxellois et pour célébrer la Saint-Valentin je vous propose de (re)découvrir un hôtel qui n’est pas destiné aux touristes mais bien aux amants.

Attention l’entrée est interdite aux femmes de moeurs légères et aux moins de 21 ans !

Poussez fort

Derrière une porte à l’invite explicite se cache un trésor des années trente, épargné par un XXe siècle particulièrement dévastateur et qui offre des chambres pour une durée de 3 heures aux couples en quête de discrétion.

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Bonom sur TV Brussel12.01.09

TV Brussel a accompagné BONOM pendant une nuit. Personne ne sait réellement qui est cette personne dont tout le monde connait les dessins que l’on retrouve un peu partout dans la ville. Le reportage a été diffusé hier soir.

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Avenue Louise, le pourquoi du comment12.01.09

ixelles

Nous avons reçu dans la boite mail de bxlblog la question suivante de Bidi :

L’autre jour nous sommes tombés sur un os dans notre quête effrénée du savoir : Quelle est l’origine historique de l’inclusion de la languette avenue Louise – bois de la Cambre et ULB dans “Bruxelles 1000″ ? Cette découpe étrange crée des morceaux d’Ixelles, de part et d’autre de l’avenue Louise. Etonnant …

La réponse pourrait être simple, mais ne l’est pas vraiment. Il faut remonter bien loin pour comprendre le pourquoi du comment, en expliquant Bruxelles au travers d’époques différentes :

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Du folklore de la STIB le week-end après minuit10.11.08

Les vendredi et samedi soirs, après le dernier verre, il y a moult possibilités pour rentrer dormir.

Si tu es trop fatigué que pour marcher, que tu as trop bu que pour enfourcher ton vélo ou conduire

ton carosse, si tu ne veux pas coucher le premier soir avec le casanova rencontré quelques heures auparavant, que ta soeur en Smart danse avec Tekilatex au fuse, la STIB a pensé à toi: le bus Noctis ou encore le taxi Collecto.

Ce week-end j’ai expérimenté les deux rien que pour toi, car j’aime le STIB tu dois le savoir. Puis surtout j’ai pas de voiture et j’habite la campagne forestoise. ;-)

Vendredi soir, le destin a fait que j’ai raté le dernier noctis au cimetière d’Ixelles à 2h15 AM. Jusque quelle heure déjà le Noctis? 3h? Chkroâpanan. Nantropas.

Solution: Appeler un taxi. Je discute au passage avec deux demoiselles qui attendent aussi leur taxi mais pas n’importe lequel: un collecto .
Un taxi arrive, je me jette dessus. Raté, c’est LE collecto. Après 30sec, les demoiselles s’écartent et le taximan m’appelle: je peux remonter à bord.
-Mais enfin je pige rien à ce truc là, vous connaissez Collecto? Moi je vais pas les prendre je sais pas comment ça fonctionne, combien je leur fais payer? Elles vont même pas au même endroit?!
Je me suis retrouvé à expliquer moi-même au taximan comment ça fonctionnait. Lorsqu’on arrivera devant ma porte la centrale le rappellera, les deux pauvres attendaient toujours.

Le lendemain, même heure, à la Bourse.
De mémoire, je sais que le n12 direction Stalle passe à l’heure ’17. Je veux quand même vérifier. Oh mais! VOYONS! QUEL HASARD UN HASARD! Pas d’horaire!
Pas d’horaire mais des contrôleurs!!! Je m’approche.
-Ah mais non monsieur ça n’est pas valappp‘ la nuit hein ça!
J’attends tranquillement et demande un horaire éventuel.
-Ah non ya pas, mais je vais faire un mémo pour qu’ils l’affichent!

Waw, merci dites. Mais ça c’est rieeeeeeeeen comparé au reste :-)

Le Noctis finit par arriver. Le bus bugge et n’affiche pas son n° mais ça c’est encore rien. Place de la Chapelle, le bus s’engage rue Blaes, fermée à la circulation un peu plus loin. Seule dans le bus, j’aiderai le chauffeur à manoeuvrer un magnifique demi-tour et ensuite, tout le reste du trajet je lui indiquerai le chemin.

Lui non plus, ne connaissait pas le système.

La STIB? Bougeons mieux.

ou pas.

Florence, envoyée spéciale pour bxlblog tard la nuit à Bruxelles, à vous les studios.

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