Le feuilleton de l’automne 18 : l’insécurité fait la grenouille • 08.11.12
Dans la douleur, dans une salle d’attente, dans un feuilleton, dans l’absolu, tout le monde restait relativement fréquentable.
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Dans la douleur, dans une salle d’attente, dans un feuilleton, dans l’absolu, tout le monde restait relativement fréquentable.
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Mardi matin, vacances scolaires, pluie contre les vitres. Déprime. Un jour où l’on n’a pas envie de sortir de chez soi.
Mais rester chez soi, par ce temps, c’est encore plus déprimant. Alors il faut sortir, affronter les éléments et se rendre là où nos obligations plus qu’obligatoires nous attendent. Et un peu de chaleur humaine, peut-être…
Sauf qu’en ce petit mardi d’avril, où l’on se couvre d’écharpes, bonnets et imperméables et où l’on réfléchit à l’idée de ressortir les gants, c’est l’enfer.
On nous avait promis un enfer brûlant, aux flammes de Lucifer, on nous a menti : l’enfer, c’est un petit matin de pluie où l’on attend son bus en vain…
Les nouvelles, nous les connaissons. La violence, nous la condamnons. Des solutions, nous n’en avons pas forcément.
Il était important, et j’ai soutenu ce discours ce week-end, de marquer le coup. Qu’un employeur décide d’arrêter ses activités commerciales parce qu’un de ses employés est mort dans l’exercice de ses fonctions est un geste humain et, en faisant cela, la STIB en tant qu’entreprise a eu toute ma sympathie.
Trois jours. Trois jours à se débrouiller (ou ne pas trouver de solution) pour se déplacer.
Elle est jeune, elle travaille, elle aime Bruxelles. Saint-Gilles, en particulier. Mais elle en a assez du vandalisme et de l’insécurité. Je lui offre la possibilité de mettre en ligne la lettre qu’elle a envoyé à Charles Picqué, bourgmestre empêché, Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale et future tête de liste socialiste pour les communales d’octobre 2012.
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Bonjour,
Je suis Saint-Gilloise depuis un an.
J’habite rue de la Victoire et je tenais à me confier sur l’insécurité et le vandalisme qui règnent dans notre commune.
En une année, ma voiture a été vandalisée à deux reprises et j’ai été cambriolée en pleine journée.
Je suis effrayée de me rendre à ma banque ou autres, au parvis de Saint-Gilles (de jour comme de nuit) tant les fréquentations y sont mauvaises. Les rues sont sales, les immeubles couverts de tags et les nuisances nocturnes font le quotidien de cette commune. (du moins du côté de la porte de Hal)
J’ ai décidé de déménager… à Saint-Gilles, non loin de la prison (avenue Ducpétiaux) car j’aime notre commune!
Son architecture est à couper le souffle. Les activités culturelles proposées dans divers établissements font que j’y suis très attachée.
Je me suis armée de beaucoup de patience mais je ne puis me contenir plus longtemps.
Je souhaite vraiment donner à Saint-Gilles une seconde chance, néanmoins je me dois de clamer ses faiblesses.
Je sais que beaucoup d’efforts , notamment sur la propreté des rues, ont été déployés.
Je pense être hautement objective dans mes propos et pense parler au nom de nombreux citoyens saint-gillois.
Les élections communales arrivent à grands pas. J’espère que vous tiendrez compte de mes remarques afin d’adapter votre programme.
Pour notre ville,
Une habitante qui aime sa commune.