La dernière vente de Chine • 18.11.11
Les ventes “exclusives” organisées par les grandes marques sont des rendez-vous qu’aucune fashionista ne raterait.
Chine organise cette semaine (jusqu’au 19 novembre) sa toute dernière vente, puisque la marque disparaît.
Une de mes copines, Aliette Griz, a affronté le froid, les files, les filles, la foule pour nous envoyer ce reportage poétique et drôle, qui ne manque pas de quelques portraits de Bruxelloises coquettes et de situations cocasses…
Aliette nous dévoile également les règles de survie afin de vaincre les obstacles d’un rite obligé de toute fille qui a envie d’être coquette et pas (trop) ruinée….
N’hésitez pas à commenter et “liker” afin d’encourager cette auteure à réécrire sur notre site…
Règle no 1 : ne pas sous-estimer les difficultés
Chine la disparue a fait un dernier, le tout dernier petit tour, de trois jours, avant de vraiment s’en aller. Ça a commencé lundi matin, et moi, envoyée spéciale pour l’occasion, c’était mon tout premier petit tour dans une telle vente. Un tour qui a bien failli se terminer très vite, à cause de la difficulté à accéder à la caserne, il a fallu tourner, déjà, autour du Boulevard Louis Schmidt, un endroit pas tellement adapté pour le parking de dernière minute, mais finalement, mon tank blanc garé, j’y fus.
Avant, juste avant d’accéder, hier, ou encore ce matin, j’avais des préjugés énormes à propos des ventes spéciales, des idées préconçues qui ne demandaient qu’à être vérifiées sur place. J’avais bien failli ne pas prendre la direction, pourtant curieuse, de la caserne concernée, bien que curieuse de rentrer dans la caserne et de voir qui faisait quoi comment dans ce genre de circonstance, s’il y avait des codes, ou pas du tout. (Il n’y en avait pas tellement, à part le bordélique hasard des envies collectives d’apparence, à part ça : tout le monde luttait au cas par cas, pour s’en tailler une part.)
Règle no 2 : rester concentrée
Oui, une vente spéciale, la dernière du nom, ça attire les visiteuses. Un tas de monde veut être bien habillé pour pas cher, moins cher, et connaître une fois dans sa vie (ou toutes les fois : il y avait quelques habituées) le frisson de ne pas acheter des vêtements nécessaires dans l’instant, dans un magasin qui les a préparés pour vous.
Toutes les filles rêvent sans doute de se battre pour arracher la pièce dix ans d’âge, des mains, ou directement sur le portant un peu trop haut, le cintre un peu trop fin ou les vêtements presque ensevelis les uns sous les autres. Autant ne pas se faire d’illusions, le luxe à partir de cinq euros, ça se mérite.
Mais avant d’en arriver là : ne pas oublier qu’il faut en arriver là.
Règle no 3 : Ici, nous sommes en Belgique, tout le monde sourit dans la file
Donc, attendre. Il ne suffisait pas d’affronter les redoutables feux rouges du boulevard du Général Jacques, il ne suffisait pas de faire le créneau embardé de l’autre côté de la voie, sans défoncer ni poteau, ni pare-chocs, il fallait surtout patienter.
(Lire la suite…)
