le schieve blog

I’m Not On The Guest List #2516.05.13

Ceux qui sont habitués à ma chronique auront sans doute remarqué que les introductions se font courtes. C’est que je me suis lancée dans la version anglophone de l’agenda. Du coup, le temps que je passais à peaufiner ce que je te racontais ici, avant de te servir le menu, est forcément réduit….

Saches qu’en anglais, je propose à peu près les mêmes choses, mais qu’il ne s’agit pas d’une traduction de la version française ! A langue différente, public forcément différent. Du coup, mon inspiration est partagée…

I’m not on the Guest List, c’est donc aussi un blog dédié et une page sur un réseau social bien connu de toutes les faces ! (Lire la suite…)

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Rate pas l’A.R.T #9 – Grand tirage04.12.12

Cet agenda du mardi est assez confidentiel, j’en suis consciente, et il ne s’agit pas – par le biais du titre – de faire croire le contraire… !

Ayant croisé récemment un lecteur assidu de la chronique “I’m not on the Guest List“, sur les sorties nocturnes, il m’a avoué ne pas lire “celui sur l’art“. Il semblait penser qu’il s’agissait du grand Art et il m’a avoué ne pas y être sensible.

Pourtant, la seule volonté de l’article du mardi est de proposer des activités en-dehors de la nuit : visites guidées, marchés, expositions, manifestations, séances de dédicaces…Tout ce qui, de près ou de loin, peut être assimilé à la Culture, qui n’est pas réduite à la seule expression artistique.

Bref, il s’agit de tirer les grandes lignes de ce qui se déroule cette semaine à Bruxelles, avec pour fil rouge mon seul intérêt personnel, ma curiosité, mon envie d’en savoir plus.

C’est, du fait de mes nombreuses passions, un Agenda Raboteux et Tarabiscoté (A.R.T)… un peu tiré par les cheveux, je l’admets, mais les miens sont longs et très bouclés, alors je me le permets !
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I’m not on the Guest List #12 – Peur du Noir15.11.12

Chaque jeudi, des idées de sorties du week-end pour les Oiseaux de nuit…

Ca commence doucement, on ne se rend pas bien compte, il faisait jour, soleil, lumière. Et doucement, les minutes passent, et chaque jour c’est un peu plus tôt que l’on n’y voit plus rien.

On oublie qu’il est possible d’appuyer sur un interrupteur pour y voir plus clair et l’on reste de longues minutes dans l’obscurité.

Ca ressemble au climat ambiant de ce début de siècle, entouré de racisme ordinaire que peu osaient avouer à voix haute, on s’enfonce de plus en plus et l’on regrette de découvrir les facettes les plus sombres de certaines personnes dont on ne pensait pas qu’elles oseraient aller jusqu’à prononcer ces mots-là.

On se demande jusqu’où cela va aller, on n’a pas confiance en l’humain qui a déjà prouvé sa cruauté à de nombreuses reprises par le passé, ou aujourd’hui, mais ailleurs. On se demande surtout où est l’interrupteur.

Et c’est avec une impatience sans bornes que l’on attend que se lève le soleil pour des lendemains plus lumineux.
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Rate pas l’A.R.T #4 – Un automne marocain02.10.12

Chaque début de semaine, un Agenda Raboteux et Tarabiscoté (A.R.T) pour se “culturer” entre amis ou en famille…

Cette semaine, je revois mes classiques révolutionnaires afin de prendre le pouvoir car il est temps que ma marocanité soit acceptée, au même titre que ma belgitude se doit d’être (dés)intégrée. Tu ne sais pas de quo je parle ?

Ayant déjà pondu un long article hier sur les clowneries que l’on peut admirer sur les murs de nos villes jusqu’au 14 octobre, je fais court aujourd’hui. Mais il suffit de lire le programme et tout s’éclaire !

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Promenade de bouquinistes en librairies et incursion dans l’édition électronique13.03.12

Au détour d’une conversation, il arrive qu’une personne se remémore avec angoisse le film d’horreur qui a marqué son enfance. Des images sanglantes ou encore l’atmosphère d’épouvante, qui l’ont empêchée de dormir plusieurs nuits de suite, lui reviennent à l’esprit. Il arrive même qu’à l’âge adulte, le souvenir du cauchemar vienne encore la hanter.

Les films incriminés sont souvent ceux de la série des Freddy, L’Exorciste, Carrie ou tout autre film tiré de l’oeuvre de Stephen King, les Dents de la mer, Le projet Blair witch, Le cercle et quelques autres….

Pour ma part, je devais avoir environ huit ans quand j’ai vu le film qui m’a littéralement terrifiée.
Farenheit 451, de François Truffaut.

Non, ce n’est pas un film d’horreur.

Mais pour la lectrice avide que j’étais déjà, ce film représente l’enfer absolu. Ce petit extrait m’a rappelé mes terreurs enfantines… Ceux qui partagent la même passion compatiront…

Depuis que j’ai appris à lire, je suis une dévoreuse de bouquins qu’il faut parvenir à nourrir.

Enfant, mes parents me donnaient quelques sous pour que je puisse me procurer des livres lors d’une de ces brocantes de quartier qui ont lieu un peu partout à Bruxelles, en juin et en septembre essentiellement. J’avais le droit de m’y promener seule et de visiter les nombreux étals. Il me fallait marchander durement afin de ramener le plus grand nombre de livres avec le budget que l’on m’avait attribué.

Les étagères de ma chambre se remplissaient de “Martine” et de Bibliothèque rose avant que je ne sois assez grande pour passer à la Bibliothèque verte…

Bien sûr, la bibliothèque communale faisait également l’objet d’une visite hebdomadaire afin de pouvoir emprunter des ouvrages. Personne à la maison ne surveillait mes lectures, le hasard des rayons m’ont parfois amenée à lire certains d’entre eux avec un peu trop d’avance… J’en garde un souvenir ému, même si je dois bien avouer que je n’ai pas toujours tout saisi.

En grandissant, je n’attendais plus la saison des brocantes pour me réapprovisionner. Je me rendais chez les bouquinistes : ceux de la Galerie Bortier ou encore chez Pêle-Mêle, sur le boulevard Lemonnier, qui a vu, depuis, affluer autour de nombreux concurrents, faisant de cette zone le quartier des bouquinistes…

Galerie Bortier - Photo de Emilio Quintana

J’ai également un excellent souvenir de promenades familiales à la Foire aux livres, dont je sais qu’elle continue à se tenir tous les premiers samedis du mois au Musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire, au Cinquantenaire.

Avec l’âge adulte, la possibilité d’acheter des livres à tout moment s’est encore accrue. J’ai profité des librairies ouvertes le dimanche : Filigranes à Arts-loi et Tropismes, dans les Galeries de la Reine.

Plus tard est venu s’y ajouter Cook&Book, à Woluwé. J’ai ensuite découvert la libraire Candide sur la Place Brugmann, parfaite les jours de beau temps. Tout cela avant que Brüsel ne vienne s’installer au coin de ma rue, me rendant un peu paresseuse. Pour le seconde main, je ne vais pas bien loin non plus, grâce à l’Oxfam Bookshop de la chaussée d’Ixelles.

Et je ne parle pas de toutes les autres librairies décalées que j’ai déniché depuis (Maëlstrom, les librairies de l’avenue Jean Volders à Saint Gilles, la librairie Aden et Husson dans la même commune) ou encore les bibliothèques anarchistes (Acrata au Centre ville, ou la toute récemment ouverte Bibliolibre, au 131 de l’avenue Buyl) qui me rappellent un peu l’atmosphère du film de Truffaut !

Depuis, j’ai grandi et notre monde a changé. Il arrive que certains prédisent la fin du livre “papier”, avec les angoisses que cela me procure. Non pas parce que je suis contre les avancées technologiques, mais simplement parce que j’ai été marquée par Farenheit 451…

Vaille que vaille, j’ai ouïe dire que les maisons d’édition se mettaient au livre électronique, mais avec un peu de mauvaise volonté et en blâmant “l’Internet” que les affaires vont mal. Alors que je ne peux que constater que l’on se bouscule dans les librairies que j’ai cité, là où avant, peu de monde partageait ces moments avec moi !

Ceci dit, j’ai continué à lire sur papier, mon écran ne me semblant propice que pour la lecture d’articles.

Puis, dans notre ville, est née une maison d’édition cent pour cent numérique. Onlit, dont j’ai appris l’existence en septembre (alors qu’elle existe depuis 2006) lors du vernissage de lancement du Brussels Art Factory, où elle a ses bureaux. Créée par des Bruxellois, elle est une des seules maisons d’édition numérique en terre francophone !

C’est peut-être parce que je me sens proche des créateurs (bien que je ne les ai jamais rencontrés), que je me suis finalement décidée à lire “mon” premier e-book. Le choix d’un livre est souvent question d’émotions…

J’ai donc lu d’une traite, en un week-end, les quatre premiers e-books qu’ils distribuent. Mon doigt a glissé sur l’écran de ma tablette avec bonheur.

Passant, comme j’ai l’habitude de le faire depuis toujours, d’un bouquin à l’autre, les livres en format papiers n’ont pas été laissé de côté : j’ai terminé la lecture de “Et que le vaste monde poursuive sa course folle” de Colum McCann grâce auquel je me suis baladée à travers les hauteurs new-yorkaises, j’ai avancé dans “Ambiguïtés” de Ellliot Perlman qui me permet de vivre par intermittance à Melbourne, dont les huit cent et quelques pages sont une joie que je lis sciemment avec lenteur pour vivre plus longtemps avec cette histoire et ces mots…

Avec ma tablette, c’est à travers les les quatre premiers e-books distribués par Onlit éditions que j’ai surfé.

Cela m’a conduit dans une balade à travers notre ville grâce à Bruxelles-Midi (un recueil de nouvelles de plusieurs auteurs) et à Mirador (de Patrick Delperdange), que j’ai lu d’une traite en une heure ou deux tant le suspens a fonctionné.

Grâce à L’orage (de Jacques Mercier),  j’ai joint ma réflexion à celle de l’auteur autour des questions sur le passage des années et celui des bibliothèques “papiers” aux bibliothèques électroniques.  Enfin, je me suis amusée avec Corentin Candi ne s’est pas fait en un jour (de Corentin Candi).

Parce que la maison d’édition est bruxelloise, je tenterai l’exercice, inédit je l’avoue, de la critique de ceux-ci dans une série d’articles sur la question.

Pour l’heure, il est temps pour moi de retourner à d’autres activités… Quand je vois la longueur de ce texte qui se voulait une simple introduction, il semblerait que j’écris comme je parle, lis et sors : beaucoup !

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Lutter contre la journée de la F(l)emme08.03.12

Chaque semaine, il y a une journée où tu es pris d’une flemme phénoménale qui te laisse au fond de ton lit ou de ton canapé. Parfois cette journée dure longtemps… genre toute la semaine !

Là, je dis : faut lutter. Oui, c’est vrai, le repos est salutaire et j’encourage l’activité. Mais rester chez soi à broyer du noir pour un prétexte aussi superficiel que la déprime saisonnière, je dis “non”. Serrons-nous les coudes, donnons-nous rendez-vous à l’une des activités festives à notre portée quel que soit le jour de la semaine…

Luttons.

Chaque année, il y a une journée où t’es pris par la Femme. Partout, tout et tout le monde te rappelle à quel point ces pauvres créatures sont à chérir, que nous ne serions rien sans elles. La Femme, cette minorité à protéger, à respecter, à mettre sur un piédestal afin qu’elles deviennent intouchables. En général cette journée ne dure pas longtemps… genre un seul jour !

Là, je dis : faut lutter. Oui, c’est vrai, les Femmes méritent le respect. Mais pas parce que ce sont des femmes. Le respect est une valeur élémentaire, que je recherche dans toutes mes relations, qu’elles soient amicales, professionnelles ou affectives. Ça commence par les bases de la politesse et du savoir-vivre. Et c’est bien entendu toute l’année qu’il faut s’en inquiéter.

Je sais qu’il y a du boulot et que malheureusement les femmes sont les premières victimes des aléas de notre société et qu’elles souffrent plus souvent de précarité et de mauvais traitements.

Crois-moi, je suis bien placée pour savoir que c’est parfois un peu difficile d’être une femme.

Et tu comprendras encore mieux mes “difficultés” dans la société belgo-belge, si j’ajoute que je suis d’origine contrôlable (par le premier flic venu en rue). Mais là, je suis contente de ne pas être un homme. Sinon je me serais appelée Saïd ou Mohamed (véridique), ce qui fait un peu tâche sur un CV, tu l’admettras.

Mais bon, ce n’est pas un concours pour savoir qui a le plus dur dans la vie. Ce qui est difficile, au fond, c’est simplement d’être un être humain.

Alors, luttons.

En s’amusant par exemple !

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