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Ce que disent les Bruxellois

Mateusz

Bruxelles, Vidéo

A la manière de ce qu’a fait My Little Paris avec son Ce que disent les Parisiens, Sophie Frison, Cathy Immelen, Thomas Ancora, Derc’hen Coster, Clément Manuel ont fait Ce que disent les Bruxellois.

La copie est, comme souvent, un peu moins bien que l’originale mais bon, c’est sympa quand même, #unefois…

Allez, on se dit quoi.

EDIT : comme me l’a fait judicieusement constater Yelyam, My Little Paris n’est pas l’inspiration originale de cette vidéos mais des Shit my dad says de Justin Halpern. Mea culpa. Je ne connaissais pas du tout :-)

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Des naissances

Yelyam

Agenda

Les enfants, c’est un sujet de conversation illimité. J’entends beaucoup de choses sur le fait de devenir parent : le bonheur, l’amour absolu, la magie de cette vie qui grandit sous les yeux de parents qui n’en reviennent toujours pas.

J’entends parler des sacrifices (en matière de sorties par exemple), et souvent, de la perte de l’innocence. Et de l’angoisse de chaque instant.

Les enfants, très vite, vivent leur vie propre, ont leur agenda personnel : week-end chez mamy, anniversaire chez un copain de classe, soirées pyjamas. Puis arrive le temps des premières fêtes les après-midis, les voyages avec un ami et sa famille ou avec l’école.

Et, bien trop vite ce sont les premières vraies sorties dans la nuit….

Quand je sors avec des potes, je vois bien que ceux qui sont parents, sont pris entre deux sentiments, deux émotions. Ils sont à la fois un peu soulagés de retrouver une certaine liberté, d’utiliser ce temps afin de revoir des amis, sortir, revivre sa vie d’homme ou de femme, de manière plus “complète” et pas uniquement dans son aspect de parent.

Mais, je remarque parfois le petit coup d’oeil furtif sur le portable. Histoire de s’assurer que l’enfant n’a pas envoyé un sms.

Je n’ai plus de crédit, rappelle moi”.

Rien n’existe au monde pour calmer cette angoisse. Absolument rien.

Et de nombreux faits, chaque jour, la nourrissent plus et mieux.

Je ne peux que te proposer quelques activités festives à faire seul(e) ou avec tes poussins.

Parfois, au détour d’une musique plaisante, d’un pas de danse ou d’une oeuvre d’art, tu te concentreras assez fort pour l’endormir un peu.

Et j’espère pour toi que cette angoisse t’étreindra le coeur toute ta vie. Et que jamais, jamais, elle ne laissera la place à la tristesse…

Jeudi 15 mars 2012

Cela fait des mois que le terme avait disparu de nos agendas, mais avec les premiers rayons de soleil, le voilà de retour “Apéro”. Ce jeudi, c’est le magasin Riche Clair qui propose un Apéro Shopping.

Le centre ville, il y  est facile d’y trouver où sortir. Il s’y passe toujours quelque chose quel que soit le moment de l’année, de la journée ou de la nuit.

Le Bonnefooie accueille la première édition de My House #1: Aguila, Ben and Sebastian. “House”, comme la musique (j’en parle sous “vendredi”) et comme le lieu…

Au Java Bar, c’est La (oui LA) Cercle #5 with L.E.G. J’ai été agréablement surprise d’entendre le son de ce groupe.

Voici une vidéo pour te donner une petite idée :

Vendredi 16 mars 2012

Je me dois d’être totalement honnête avec toi. Lire la suite →

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Promenade de bouquinistes en librairies et incursion dans l’édition électronique

Yelyam

Cinéma, Littérature

Au détour d’une conversation, il arrive qu’une personne se remémore avec angoisse le film d’horreur qui a marqué son enfance. Des images sanglantes ou encore l’atmosphère d’épouvante, qui l’ont empêchée de dormir plusieurs nuits de suite, lui reviennent à l’esprit. Il arrive même qu’à l’âge adulte, le souvenir du cauchemar vienne encore la hanter.

Les films incriminés sont souvent ceux de la série des Freddy, L’Exorciste, Carrie ou tout autre film tiré de l’oeuvre de Stephen King, les Dents de la mer, Le projet Blair witch, Le cercle et quelques autres….

Pour ma part, je devais avoir environ huit ans quand j’ai vu le film qui m’a littéralement terrifiée.
Farenheit 451, de François Truffaut.

Non, ce n’est pas un film d’horreur.

Mais pour la lectrice avide que j’étais déjà, ce film représente l’enfer absolu. Ce petit extrait m’a rappelé mes terreurs enfantines… Ceux qui partagent la même passion compatiront…

Depuis que j’ai appris à lire, je suis une dévoreuse de bouquins qu’il faut parvenir à nourrir.

Enfant, mes parents me donnaient quelques sous pour que je puisse me procurer des livres lors d’une de ces brocantes de quartier qui ont lieu un peu partout à Bruxelles, en juin et en septembre essentiellement. J’avais le droit de m’y promener seule et de visiter les nombreux étals. Il me fallait marchander durement afin de ramener le plus grand nombre de livres avec le budget que l’on m’avait attribué.

Les étagères de ma chambre se remplissaient de “Martine” et de Bibliothèque rose avant que je ne sois assez grande pour passer à la Bibliothèque verte…

Bien sûr, la bibliothèque communale faisait également l’objet d’une visite hebdomadaire afin de pouvoir emprunter des ouvrages. Personne à la maison ne surveillait mes lectures, le hasard des rayons m’ont parfois amenée à lire certains d’entre eux avec un peu trop d’avance… J’en garde un souvenir ému, même si je dois bien avouer que je n’ai pas toujours tout saisi.

En grandissant, je n’attendais plus la saison des brocantes pour me réapprovisionner. Je me rendais chez les bouquinistes : ceux de la Galerie Bortier ou encore chez Pêle-Mêle, sur le boulevard Lemonnier, qui a vu, depuis, affluer autour de nombreux concurrents, faisant de cette zone le quartier des bouquinistes…

Galerie Bortier - Photo de Emilio Quintana

J’ai également un excellent souvenir de promenades familiales à la Foire aux livres, dont je sais qu’elle continue à se tenir tous les premiers samedis du mois au Musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire, au Cinquantenaire.

Avec l’âge adulte, la possibilité d’acheter des livres à tout moment s’est encore accrue. J’ai profité des librairies ouvertes le dimanche : Filigranes à Arts-loi et Tropismes, dans les Galeries de la Reine.

Plus tard est venu s’y ajouter Cook&Book, à Woluwé. J’ai ensuite découvert la libraire Candide sur la Place Brugmann, parfaite les jours de beau temps. Tout cela avant que Brüsel ne vienne s’installer au coin de ma rue, me rendant un peu paresseuse. Pour le seconde main, je ne vais pas bien loin non plus, grâce à l’Oxfam Bookshop de la chaussée d’Ixelles.

Et je ne parle pas de toutes les autres librairies décalées que j’ai déniché depuis (Maëlstrom, les librairies de l’avenue Jean Volders à Saint Gilles, la librairie Aden et Husson dans la même commune) ou encore les bibliothèques anarchistes (Acrata au Centre ville, ou la toute récemment ouverte Bibliolibre, au 131 de l’avenue Buyl) qui me rappellent un peu l’atmosphère du film de Truffaut !

Depuis, j’ai grandi et notre monde a changé. Il arrive que certains prédisent la fin du livre “papier”, avec les angoisses que cela me procure. Non pas parce que je suis contre les avancées technologiques, mais simplement parce que j’ai été marquée par Farenheit 451…

Vaille que vaille, j’ai ouïe dire que les maisons d’édition se mettaient au livre électronique, mais avec un peu de mauvaise volonté et en blâmant “l’Internet” que les affaires vont mal. Alors que je ne peux que constater que l’on se bouscule dans les librairies que j’ai cité, là où avant, peu de monde partageait ces moments avec moi !

Ceci dit, j’ai continué à lire sur papier, mon écran ne me semblant propice que pour la lecture d’articles.

Puis, dans notre ville, est née une maison d’édition cent pour cent numérique. Onlit, dont j’ai appris l’existence en septembre (alors qu’elle existe depuis 2006) lors du vernissage de lancement du Brussels Art Factory, où elle a ses bureaux. Créée par des Bruxellois, elle est une des seules maisons d’édition numérique en terre francophone !

C’est peut-être parce que je me sens proche des créateurs (bien que je ne les ai jamais rencontrés), que je me suis finalement décidée à lire “mon” premier e-book. Le choix d’un livre est souvent question d’émotions…

J’ai donc lu d’une traite, en un week-end, les quatre premiers e-books qu’ils distribuent. Mon doigt a glissé sur l’écran de ma tablette avec bonheur.

Passant, comme j’ai l’habitude de le faire depuis toujours, d’un bouquin à l’autre, les livres en format papiers n’ont pas été laissé de côté : j’ai terminé la lecture de “Et que le vaste monde poursuive sa course folle” de Colum McCann grâce auquel je me suis baladée à travers les hauteurs new-yorkaises, j’ai avancé dans “Ambiguïtés” de Ellliot Perlman qui me permet de vivre par intermittance à Melbourne, dont les huit cent et quelques pages sont une joie que je lis sciemment avec lenteur pour vivre plus longtemps avec cette histoire et ces mots…

Avec ma tablette, c’est à travers les les quatre premiers e-books distribués par Onlit éditions que j’ai surfé.

Cela m’a conduit dans une balade à travers notre ville grâce à Bruxelles-Midi (un recueil de nouvelles de plusieurs auteurs) et à Mirador (de Patrick Delperdange), que j’ai lu d’une traite en une heure ou deux tant le suspens a fonctionné.

Grâce à L’orage (de Jacques Mercier),  j’ai joint ma réflexion à celle de l’auteur autour des questions sur le passage des années et celui des bibliothèques “papiers” aux bibliothèques électroniques.  Enfin, je me suis amusée avec Corentin Candi ne s’est pas fait en un jour (de Corentin Candi).

Parce que la maison d’édition est bruxelloise, je tenterai l’exercice, inédit je l’avoue, de la critique de ceux-ci dans une série d’articles sur la question.

Pour l’heure, il est temps pour moi de retourner à d’autres activités… Quand je vois la longueur de ce texte qui se voulait une simple introduction, il semblerait que j’écris comme je parle, lis et sors : beaucoup !

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Lutter contre la journée de la F(l)emme

Yelyam

Agenda

Chaque semaine, il y a une journée où tu es pris d’une flemme phénoménale qui te laisse au fond de ton lit ou de ton canapé. Parfois cette journée dure longtemps… genre toute la semaine !

Là, je dis : faut lutter. Oui, c’est vrai, le repos est salutaire et j’encourage l’activité. Mais rester chez soi à broyer du noir pour un prétexte aussi superficiel que la déprime saisonnière, je dis “non”. Serrons-nous les coudes, donnons-nous rendez-vous à l’une des activités festives à notre portée quel que soit le jour de la semaine…

Luttons.

Chaque année, il y a une journée où t’es pris par la Femme. Partout, tout et tout le monde te rappelle à quel point ces pauvres créatures sont à chérir, que nous ne serions rien sans elles. La Femme, cette minorité à protéger, à respecter, à mettre sur un piédestal afin qu’elles deviennent intouchables. En général cette journée ne dure pas longtemps… genre un seul jour !

Là, je dis : faut lutter. Oui, c’est vrai, les Femmes méritent le respect. Mais pas parce que ce sont des femmes. Le respect est une valeur élémentaire, que je recherche dans toutes mes relations, qu’elles soient amicales, professionnelles ou affectives. Ça commence par les bases de la politesse et du savoir-vivre. Et c’est bien entendu toute l’année qu’il faut s’en inquiéter.

Je sais qu’il y a du boulot et que malheureusement les femmes sont les premières victimes des aléas de notre société et qu’elles souffrent plus souvent de précarité et de mauvais traitements.

Crois-moi, je suis bien placée pour savoir que c’est parfois un peu difficile d’être une femme.

Et tu comprendras encore mieux mes “difficultés” dans la société belgo-belge, si j’ajoute que je suis d’origine contrôlable (par le premier flic venu en rue). Mais là, je suis contente de ne pas être un homme. Sinon je me serais appelée Saïd ou Mohamed (véridique), ce qui fait un peu tâche sur un CV, tu l’admettras.

Mais bon, ce n’est pas un concours pour savoir qui a le plus dur dans la vie. Ce qui est difficile, au fond, c’est simplement d’être un être humain.

Alors, luttons.

En s’amusant par exemple !

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Les limites de la liberté

Yelyam

Agenda

C’est trop dispersé.

Je parle du programme, là, en-dessous, pour la semaine à venir. Ça va un peu dans tous les sens et je ne trouve pas un fil rouge pour te guider dans ce Bruxelles qui déborde d’activités.

Impossible de tout mettre. Trop long, trop de choses, des milliers de choses que je n’ai pas le temps de découvrir.

Je me rends compte que je suis libre de participer à tout ce que je veux, de me rendre là où je désire, de plonger dans des univers très différents, de partir à l’aventure dans des caves ou des greniers, des grandes salles de concerts ou des brunch intimistes…

Mais cette liberté est limitée par elle-même. Choisir, c’est renoncer ? Oui, renoncer à la liberté d’aller ailleurs.

Alors bien sûr, je ne vais pas me lamenter sur mon sort, pauvre “petite fille” riche que je suis, riche de tous ces événements bruxellois. Affranchie de toute limite à mes mouvements : je fréquente qui je veux, je sors à l’heure qui me convient le mieux, j’écoute la musique qui me plaît.

Pendant ce temps, dans un ailleurs qui se trouve partout dans le monde, des millions d’enfants et d’adultes ne sont libres ni de leur mouvements, ni de leur choix, ni de leurs pensées. Victimes de l’esclavage moderne qui les contraint à travailler dans des conditions inimaginables.

Je n’en parle pas innocemment, le programme de la semaine nous en apprendra plus sur cette question.

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F-sharp’s not dead. Le Jazz non plus

Yelyam

Compte-rendu de sortie
Si tu lis avec la régularité du disciple mon agenda, que je partage tous les jeudis sur ce blog, tu sais déjà que le dimanche, c’est mon petit moment jazzy, à moi presque toute seule.
J’aime terminer le week-end en allant voir des musiciens jouer en live dans l’un ou l’autre des nombreux cafés bruxellois qui me le permettent. Seule ou accompagnée, peu importe, j’y vais.
Le dimanche étant un jour de repos biblique, par respect pour cette obligation importante, je ne me déplace pas bien loin : la Jazzette du Bar du Marché à Flagey (un dimanche sur deux) fait largement l’affaire.

Le Bar du Marché, certains adorent, d’autres détestent, et beaucoup adorent détester. Pour ma part, je te dirai que, comme à peu près tous les endroits de notre ville, ça dépend du jour et ça dépend de l’heure, et ça peut dépendre de la météo également.

Le dimanche vers 17h, quelques habitués du BDM et quelques amoureux du jazz se réunissent et l’ambiance est au rendez-vous. C’est calme, chill, tranquille…. Si tu es seul et que tu ne connais personne, installe-toi au bar, fais la papote avec Farhang qui te servira tes boissons et quelques mots drôles, histoire que tu te sentes bien. Note que le brouhaha ne se calme pas, même si les musiciens jouent. C’est un challenge pour eux, prends quand même la peine de les applaudir à la fin de chaque morceau, ça leur fera plaisir !

Les styles joués sont variés : de la soul, de la bossa nova, du jazz s’inspirant du tango. Parfois il y a un chanteur ou une chanteuse. Parmi les groupes qui sont déjà venus s’y produire : on a vu des débutants, mais aussi des musiciens très connus et talentueux, avec quelques années de carrière, de nombreux concerts, festivals et albums derrière eux !

Pas très loin, il y a bien les dimanches de jazz au Belga, mais encore une fois, jour et heure ont leur importance ! Le Belga j’adore en semaine, pendant les heures où la foule travaille : c’est calme et intéressant. J’y rencontre un tas de gens dont le boulot les amène là avec leur ordinateur ou leur rendez-vous pour discuter calmement d’un projet.

Mais le son est trop mauvais et le lieu trop bruyant quand il est pris d’assaut les soirs et les week-ends par les familles et tous les bavards qui viennent parfois de loin pour (s’)y poser. Donc le jazz au Belga, c’est insupportable. Dans mon esprit, cette option n’existe pas.

D’autres endroits dans la ville sont le repaire des jazzeux du dimanche : je peux citer le Roskam, dans la rue de Flandres ou l’Archiduc, rue Antoine Dansaert. On peut y aller comme les croyants vont à la messe : même lieu, même heure chaque semaine. Il est parfois reposant de ne pas avoir à consulter un agenda et de compter sur ces événements récurrents.

Et puis, malgré ma passion pour cette musique et le fait que je scrute tout ce qui se fait dans notre ville, je fais encore des découvertes !

Certes, un musicien m’en avait parlé il y a un an ou deux, mais le nom m’avait échappé et impossible de retomber sur l’information.

Jusqu’à ce mois de février.

Je te passe les détails de mes promenades sur le net, mais je suis enfin tombée sur le site des organisateurs du F-Sharp. Qui précisent qu’ils ne sont pas morts (“F-sharp’s not dead”).

Tous les dimanches, depuis 2004, ils organisent les Undercover jungle. Un concert de jazz, vers 21 heures, suivi d’une jam jusqu’au bout de la nuit. Le lieu change au gré des saisons…

En 2012, le f-sharp s’est posé à la T.A.G Gallery, à l’entrée du passage Rogier, ce tunnel complètement remis à neuf que tu prends quand tu es Place Rogier et que tu veux aller vers la rue de Brabant.

Je m’y suis rendue dimanche dernier, après la jazzette, laissant derrière mois un Flagey en effervescence entre la soirée de clotûre du Festival Anima et la soirée de remise des Oscars. Il faut savoir s’éloigner de ce qui brille et oser affronter l’inconnu…

Arrivée à la T.A.G Gallery, je n’ai pas été déçue : le lieu m’a plu d’emblée : à l’état brut avec quelques tables, des poufs et même un canapé qui n’attendait que moi, judicieusement bien placé près de la scène.

Le public arrive tranquillement à partir de 21 heures. Parmi eux, on remarque tout de suite la grande proportion de musiciens. Non, je ne les connais pas tous, mais ils sont reconnaissables à leurs instruments qu’ils emportent pour la jam…

Dans l’air une bonne odeur de soupe fraîchement préparé par Léon, un jeune Allemand installé à Bruxelles depuis un mois et qui a trouvé plus rapidement que moi le chemin vers cet endroit !

J’ai un peu discuté avec l’un des organisateurs, Christophe. On sent qu’ils sont passionnés non seulement par la découverte de musique, ce qui les a motivé à se lancer dans cette organisation, mais aussi par la vie en général.

Leur projet est assez simple : l’envie de découvrir ensemble, entre potes, des musiciens et des compositions, souvent originales, voire expérimentales. Et d’ouvrir la porte à toute personne désireuse de partager ce moment avec eux.

Ce type de musique n’a pas forcément les faveurs des autres lieux, trop soumis à la pression commerciale. F-Sharp n’a pas cette vocation. Toute l’équipe est bénévole et le bar, très bon marché, ainsi que le prix libre à l’entrée ne sont là que pour permettre de continuer leur programmation en payant les musiciens et la salle.

Note en passant que Christophe est également artiste peintre, tu ne seras donc pas étonné si je te parle de sa prochaine exposition, ou de l’un des ses autres fascinants projets, le moment venu !

Si tu veux découvrir l’endroit et écouter une musique que tu n’as pas forcément l’occasion d’entendre ailleurs, c’est le lieu. Si tu n’as pas l’habitude d’aller à des concerts de jazz, tu veux peut-être te faire une idée à l’avance, c’est possible via l’écoute sur leur site, qui te donnera une idée des artistes invités.

Mais je t’invite à quand même oser faire le déplacement : rien ne vaut un musicien qui joue à quelques mètres de toi, qui donne son coeur, son énergie et son talent pour te faire passer un bon moment.

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