Et paf la pyramide de la place Rogier ! • 05.11.09
R.I.P.
Quelqu’un sait quelque chose sur la destruction de la pyramide ? Faut-il suspecter une filière égyptienne ?
R.I.P.
Quelqu’un sait quelque chose sur la destruction de la pyramide ? Faut-il suspecter une filière égyptienne ?
Le mastodonte qu’est la gare de Bruxelles-midi apparait à l’horizon. Il projette une ombre sur ses alentours comme un étron dans un pré plein de pâquerettes. Correction, les environs de la gare n’ont rien d’un pré fleuri. Les alentours ne contribuent pas à remonter le moral des voyageurs non plus.
L’entrée dans la gare n’est pas un soulagement. Le bâtiment est sombre, bas, oppressant. L’habillement du terminal, de ses façades et de ses sols est intensément monotone, triste. Mon royaume pour un peu de couleur!! Des néons froids dirigent les voyageurs vers les quais, ils courbent l’échine, déplorant tant d’actes architecturaux manqués.
Par mes moustaches, un bouquet de tours à 200 mètres au nom de la densification durable, Charles Picqué sait toujours y faire pour enrober la mégalomanie urbanistique !
Monsieur le Président condense ce que tous les discours urbanistiques récents, singulièrement relayés par la gauche (on songe à Paris, il y a aussi Lausanne, Clermont-Ferrand), préconisent.
Comment partager une ressource aussi rare et donc chère que l’espace, le mètre carré au sol ? D’autant plus dans une région qui est géographiquement figée par le contexte politique ? Alors que les institutions qu’elle accueille connaissent des expansions régulières ? Comment réduire l’impact des déplacements de milliers de fonctionnaires ? Offrir des lieux mixtes, revitaliser l’habitat ? Quand le fond de commerce de son parti est de lutter contre le vivre cher et que le Belge a une brique dans le ventre ?
Les urbanistes ont trouvés une réponse miracle : il faut densifier. Mettre plus au même endroit est une logique à l’oeuvre pour organiser et maximiser la ville. Un New York à la portée de tous. Depuis 1958 à Bruxelles on sait faire ce genre de chose, on avait juste oublié de dire pourquoi.
Envisageons un exercice ludique. Promenez vous tête levée, imaginez tous ces étages qui manquent ? Tous ces ilôts et arrières-maisons qui feraient de superbes bâti en retrait ? Le potentiel est à Bruxelles faramineux, surtout si la limite des 7 étages saute et que la tour Brusilia est le record à battre. Faudra pas venir râler quand tout Bruxelles ressemblera au quartier de l’héliport.
Air du temps donc et nécessité perçue imposent de relifter ce patchwork architectural fin de siècle zébré d’autoroutes urbaines, quitte à remettre au goût du jour buildings et tours. A trois mois d’un scrutin, l’animal politique de Saint-Gilles (aura-t-il jamais plus qu’un boulodrome à son nom lui qui à arasé tant de rues ?) bombarde à l’entour des projets d’envergures pour les années qui viennent. Évidemment des lendemains qui chantent, qui bâtissent et qui ravissent cela fait pile 20 ans que Picqué nous les ressert. Comment dès lors croire le fossoyeur du Midi , lui prêter une vision réaliste quand on connait son passif ? Comment oublier le vacarme des avions, le taux de chômage, la paupérisation ? Enfin croire au city marketing ? S’en remettre à l’augmentation de l’éclairage public ?
Non… plus simple regardez en l’air !
Demain vous y verrez un avenir de verre et de béton et juste derrière, assis à côté de moi, VDB, Charly De Pauw et Jacques Cuisinier qui se marrent. Ils se remémorent c’est un plaisir de trépassés.
Pétitions-Patrimoine demande le classement de la gare de Forest-Midi qui est, avec ce qui reste de la gare Léopold, une des plus anciennes gares de la Région : elle date des années 1860.
Dessinée par l’architecte attitrée des chemins de fer, Auguste Payen, elle est restée pratiquement inchangée depuis.
J’ai remarqué une incongruité dans le paysage Saint-Gillois qui me hérisse la moustache.
D’un côté, il y a l’avenue Ducpétiaux. Celle-ci a été soumise à des travaux assez récemment. Elle jouit d’un macadam plus velouté qu’une peau de bébé. Les trottoirs impeccables en blocs de granit bleu. Des lampadaires style Art Nouveau ornent les facades. Cette avenue passe derrière la maison communale de Saint-Gilles (coincidence ?).
A 10 minutes de là, il y a la rue Théodore Verhaegen. Celle-ci fait la connection entre le parvis la barrière de Saint-Gilles et la gare du midi. Cette rue est une catastrophe: les anciens pavés ont été vite recouverts d’une fine couche de bitume qui ne fait pas illusion. Il y a des nids de poule un peu partout. Des voies de tram y passent, en faisant un des parcours les plus bringuebalants de Bruxelles. Ne parlons même pas du passage à vélo.
Ce contraste vous semble-t’il normal ? Moi, parbleu, cela me dépasse, j’y soupçonne des influences moins que nobles. Connaissez-vous des exemples du même style ?
Mise à jour:
Il y a des projets de rénovation … pour 2010-2011.