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Archive pour la catégorie ‘Urbanisme’

Il est temps de s’adapter…31.01.12

Les 39 Marches
d’après Buchan  et Hitchcock 

Mise en scène Olivier Massart

“Et bientôt, sans plus se poser de questions, on redémarre et on fonce à nouveau…”

Les soirées théâtre, abonnement, organisation agenda, dernière minute partir, être à l’heure… arriver toujours un peu essoufflés, avec aucun recul sur ce qu’on va voir, c’est un petit plaisir, de ne pas être prêt, à rien, et donc à tout, installés, pour consommer un produit culturel un peu différent, en temps réel, des acteurs, avec tous les risques de réussite et / ou de ratage que cela comporte, y aller les yeux fermés… Mais pour une fois, je me posais un peu plus de questions, il y avait de l’adaptation dans l’air.

Abonné du Public, Olivier Massart ne t’est pas inconnu, puisqu’il joue rejoue, (surjoue?) déjoue tous les ans, depuis des années… (Le Dieu du Carnage , Don Juan …), et c’est donc avec la curiosité du spectateur qui veut voir comment l’acteur, va se transformer en metteur… (transposition…) que tu graviras les escaliers vers la salle de voûtes.

Traduire, convertir, un média dans un autre, un livre en film, un film en pièce… passer dans un autre registre, trouver la conversion, c’est un exercice risqué, et parfois franchement inutile. Pourquoi, qu’est-ce qu’on fout tout le temps, à ressasser, les trucs, est-ce qu’on va se perdre dans le ressassement ? Mais ça tombe bien, j’ai envie d’une année ressassante, (rassasiante ?) une année où le vu, le lu, l’entendu, soit aussi, du déjà-vu, déjà-lu, déjà entendu… Syndrome pré-alzheimer ?

Comme d’habitude, on avait pesté contre l’éternel bouchon, direction du quartier Madou (quand, mais quand les travaux seront-ils terminés ?), réjouis, malgré tout, d’être passés entre les gouttes à trois roues, et de continuer la soirée dehors plutôt que dedans, dans le noir, plutôt qu’éclairés, sans bouger, on ferait de notre mieux. GSM éteint, mais pas les sens.

Les 39 Marches, donc, reprise du livre de John Buchan  (pas lu) et surtout du film d’Alfred Hitchcock  vu il y a… 20 ans ? (Avant l’Internet, en tout cas). Adapté pour la scène anglaise par Patrick Barlow
en juin 2005, et traduit en français par Gérald Sibleyras… Quatre intermédiaires avant d’en arriver là, au Public, ce jeudi soir de première, la salle pleine sans être comble, tant mieux, je déteste être collée, complètement scotchée aux autres, en boule sur les sièges rabattables.

J’avais gardé un souvenir brumeux des 39 Marches, les brumes de ma mémoire et de l’Écosse… Mais une chose était claire : ce n’était pas le film le plus évidemment fait pour la scène, l’adaptation relevait même d’une sorte de défi, et comment ça serait possible, là, Londres / L’Écosse, Août 1935… dans la Salle des voûtes ? … Ça le serait, pourtant, envers et contre toutes les cascades, les dérobades, et les rigolades, ça l’était, dès la deuxième scène, plus ou moins, assez vite, en tout cas, en plein échauffement, ça commençait huis clos, dans une chambre, et ça posait tout de suite, il le fallait, la question de qu’est-ce qu’on allait bien pouvoir faire de sa vie ? Nom : Hanay, Prénom : Richard. Pas grand-chose, ce n’était pas (encore) un grand nom, attention à ne pas se vouloir un autre, et à tout faire pour ça, on le verra, c’est risqué.

Les 39 Marches, c’était le premier film dans lequel Hitchcock avait recouru au fameux “MacGuffin”, le nom de l’alibi qui fait courir les protagonistes, d’autant plus efficace qu’il reste abstrait, fantasmé. Le MacGuffin, c’est à la fois le ciment de l’histoire, et ce qui lui échappe totalement, il n’a de pouvoir que parce que chaque spectateur, avec les acteurs, l’investit d’une importance capitale, ce qui permet d’enclencher de folles péripéties.

Alors, une fois installée, même un peu zombie, la question c’était, le MacGuffin, facile de l’utiliser au théâtre, mais le reste, le film, ce film d’action et d’espionnage, je regardais le décor : deux malles, un fauteuil, un cadre de fenêtre… ça paraissait mince. Adaptation intériorisée ? Action racontée ?

Dans Les 39 marches, le MacGuffin, c’est une série de plans qui semblent avoir été dérobés… Par qui ? Pourquoi ? Comment ? Nous n’en saurons rien. Le film, à travers son personnage principal, court à la poursuite du moindre élément relié, le nom d’un lieu, une femme, qui, pourtant, ne veut pas faire partie de l’histoire… Toutes les petites coïncidences qui restent bien souvent complètement à plat dans toute vie, croiser telle personne alors qu’on poursuit tel but, et bien, dans le film, tout est en relation.

La pièce pousse le principe un peu plus loin, (pas trop loin non plus : il n’est pas question que quiconque, les acteurs… les spectateurs… quittent la salle en courant pour arrêter le moindre complot, et pourtant), il va falloir prendre le train, s’échapper, se faire prendre, s’évader à nouveau, trouver tel lieu en Écosse, pour re-raconter cette fichue histoire d’espionnage un peu folle. Il va falloir que le décor, lui aussi, s’adapte, et que quoi que ce soit, ce n’est plus cela, ou encore autre chose : une malle, un siège de train, un lit, c’est cela aussi.

A quoi ça fait penser ? Pour ceux qui ont adoré Top Secret et remis ça avec plaisir avec OSS 117, mais qui n’ont pas peur de vivre le tout assis sur un siège un peu spartiate, avec des effets spéciaux encore plus spartiates…

Allez-y ? Mais oui, foncez, c’est le moment, il n’y aura pas de place pour tout le monde, sûrement pas, et c’est regrettable, parce qu’il est temps, de rire bêtement, de toutes sortes de gags éculés, de se régaler de la fidélité de l’adaptation, (tout ce qu’Hitchcock a filmé sera joué), et de se féliciter de l’inédite belgitude du tout… C’est en ce moment, chaque soir ou presque, (relâche les dimanche et lundi) le moment de courir (sous la pluie ou pas) après une vie plus mouvementée, d’en faire un roman, d’espionnage, d’amour, de vérité, et de mensonge.

 

 

(Petite parenthèse sur les spectateurs, de Bruxelles et de Paris… À Paris, il y a dix ans… les spectateurs se levaient assez vite, aimaient bien ça, la standing ovation, un sport bien pratiqué. À Bruxelles, pudeur ? Garder ses distances ? Redescendre sur terre en douceur ? Le succès est là, indéniable, dans les applaudissements, mais on ne se lève pas, on ne hurle pas son enthousiasme comme ça.)

Les critiques de l’adaptation française…

Les 39 Marches arrive 3e au top des votes des spectateurs dans le Mad

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Et “Plouf”, v’là un nouveau journal !14.10.11

Cette semaine, un nouveau journal a vu le jour à Bruxelles.

Son nom ? Plouf

Son objectif ? Nous tenir au courant de certaines spéculations immobilières un peu folles.

Il s’agit d’une publication de l’IEB, et la lecture du premier numéro, m’a passionnée, choquée, surprise.

C’est ainsi qu’un article relate les plans pour le site des Abattoirs d’Anderlecht, haut lieu d’un des meilleurs marchés de Bruxelles (et très bon marché).

Il semblerait que ce marché ne soit pas vu d’un très bon oeil par certains et que l’objectif avoué est d’attirer une clientèle un peu plus chic….

Après la lecture de cet article, je vous avoue ne pas m’être résolue à vous faire part, dans mon programme hebdomadaire, d’un tout nouveau marché, deux jeudis par mois sur le site, le Boeremet, qui m’a semblé être un test de la formule prévue à plus long terme….

J’aime beaucoup l’idée que Bruxelles soit une ville en constant changement, et pouvoir se balader dans certains quartiers devenus charmants est un plaisir sans cesse renouvelé.

Cependant, il me semble qu’un quartier rénové doit l’être pour ses habitants et non pour chasser ces derniers, les reléguer dans un “ailleurs” afin de les remplacer par une population plus aisée (et puis ils sont combien ces gens “aisés” ?)…

Transformer un quartier, le rendre plus chic, ne fait pas disparaître la pauvreté… cela ne fait que la déplacer.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

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“A Bruxelles, où qu’on aille on construit et partout en même temps”26.08.11

Cette phrase, je ne l’ai pas entendue ce matin en promenant en rue.

Elle est extraite d’une émission des années ’60 disponible sur le site de Sonuma, qui contient une centaine d’archives audiovisuelles sur la ville de Bruxelles!

Nous ne sommes donc pas au bout de nos peines…

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58 mois pour un déménagement…24.10.10

Plusieurs chantiers ont été lancés récemment à Haren, dans le nord de Bruxelles. Tout d’abord le déménagement de l’OTAN, qui sera colossal. L’étude présentée aux riverains de Haren estime une durée de chantier d’environ 58 mois!

Futur quartier général des forces de l'OTAN-Haren

Futur quartier général des forces de l'OTAN-Haren

Ce gigantesque bâtiment accueillera plus de 4.000 fonctionnaires de l’OTAN. Les installations occuperont l’ancien site de l’aérodrome de Bruxelles, tout premier aéroport de la capitale. Les hangars d’époque n’ont pas pu être sauvegardés, malheureusement. Allez savoir pourquoi…

Des piscines, des terrains de sports, des salles de conférence gigantesques, tout y est prévu pour offrir un bien-être absolu aux milliers de personnes qui y travailleront.

Des riverains entendus?

Il y a quelques semaines d’ici, les habitants de Haren (et de Diegem, en Flandre) étaient invités à la 3e réunion d’information dans le Quartier Reine Elisabeth des Forces Armées Belges. Lors de cette séance de communication bien ficelée, une dizaine de personnes (OTAN, maitres d’ouvrages, Beliris et autres organismes impliqués dans le projet) était prête à répondre aux questions des riverains.

Celles-ci étaient claires et évidentes à la fois: Quid de la pollution (sonore, visuelle, environnementale) pendant toute la durée des travaux? Quid de la mobilité pendant et après les travaux? Quid d’une synergie utile et viable entre les riverains et l’OTAN? etc. Les demandes ne manquaient pas. Les réponses ont parfois été “surprenantes”.

Prenons l’exemple de la mobilité; le directeur général de l’OTAN précisait que tous les axes de mobilité ont été réfléchis en collaboration avec Beliris et une société de consultance (NDLR: le nom n’a pas pu être connu). Tram, bus, voitures et vélos cohabiteront de manière ordonnée, sur un plan de circulation amélioré, dont le projet Léopold III décrit ci-après.

Ce n’est pourtant pas si rose qu’il n’y parait; le parking autorisé à l’OTAN aura une capacité maximale de 2.000 véhicules. Haren pourrait bien devenir un “parking sauvage” idéal pour les 2.000 autres voitures de société…

A cela, il est dit que l’utilisation des transports en commun et des vélos personnels sera dopée. Une belle initiative qui pourrait être combinée, à mon avis, avec les Villo de JCDecaux, qui se développent de plus en plus au centre de la Capitale. Les gestionnaires de l’OTAN n’avaient aucune réponse à ce sujet, et renvoyaient la balle à cette fameuse société de consultance, qui doit encore rendre son rapport. Dont acte.

A côté de ce chantier transatlantique, si vous êtes un habitué de la route qui mène de Meiser à l’aéroport de Bruxelles-National, vous aurez certainement remarqué les travaux d’envergure qui prennent place sur le boulevard Léopold III.

Un boulevard Léopold III remis à neuf

D’après Beliris, responsable du projet, il était indispensable de rendre cet axe très fréquenté plus vert, plus accessible et plus sûr pour les piétons, bus, trams et cyclistes, tout en facilitant les véhicules.

Y sont donc prévus; -une nouvelle ligne de tram, qui ira plus loin que l’actuelle station Bordet, -un tunnel pour différencier le trafic local du trafic de transit (2 x 2 bandes prévues en sous-sol!), -un pôle d’échange multimodal (traduisez: des arrêts de trams confortables, des zones Kiss & Ride) ainsi que deux ronds-points en surface.

Les gestionnaires de ce projet tentent évidemment de coordonner leurs efforts pour que tout ceci soit prêt en même temps (voire même plus tôt) que le chantier du nouveau complexe de l’OTAN dont je vous présentais les grandes lignes plus haut.

Vous l’aurez remarqué, ces projets particulièrement importants vont impacter sur le quotidien des riverains, qu’ils soient de Haren, de Diegem, d’Evere ou même de Schaerbeek. Si vous aussi, vous vous sentez concernés par le sujet, si vous avez des remarques par rapport à ces grandes transformations, n’hésitez pas à les partager avec nous.

Source: document de présentation (pdf) du projet de réaménagement du boulevard Léopold III Schaerbeek, Evere, Bruxelles, rédigé par Beliris , en collaboration avec le SPF Mobilité et Transports.

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Cité Administrative31.01.10

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Je me suis ce week-end rendu sur un chantier bruxellois qui semble être à l’abandon: celui de la Cité Administrative de l’Etat. Jusqu’à peu il y avait quelques containeurs et un vigile qui surveillait mais le lieu semble déserté depuis quelques temps, j’en ignore la raison. J’en ai profité pour aller faire un tour sur le lieu, peu intéressant, mais qui offre quand-même quelques vues sympatiques sur la ville. Je n’ai exploré que la . Il y a moyen d’également aller vers la partie G, H et I, surement via les sous-sols, mais je ne m’y suis pas (encore) aventuré.

En voici quelques photos. Le reste, c’est sur .
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Les Nouvelles Galeries Anspach: Oui, mais…07.11.09

Il me semble que c’était encore hier… un énorme cratère avait remplacé les Galeries Anspach, laissant un grande vide entre le boulevard, la Place de la Monnaie et la rue des Fripiers.  Avec les façades préservées, cet état des choses a rendu de mais enfin, après 5 ans, les travaux sont presque achevés.

Rappelons que le bâtiment, outre la Galerie commerciale qui a ouvert il y a deux mois maintenant, abritera le casino (Grand Casino Brussels, rebaptisé “” qui y déménagera début 2010) avec en son sein des bars, restos, une salle de spectacle, une poignée d’appartement (de standing, faut pas déconner, loyers à partir de 1000 €) voulus selon les voeux du bourgmestre Thielemans.  Pendant ce temps, on manque cruellement de logement à loyers modérés et cette vingtaine d’appartements arrachés au promoteur  me semble une bien pitoyable excuse. Mais passons…

Que penser de la galerie? Architecturalement, je la trouve plutôt réussie. C’est clair, net, aéré, spacieux… Je n’arrive pas à me décider sur le mur de LED’s qui font passer le plan gauche de la galerie par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Est-ce kitsch ou juste joyeux? Le jury délibère encore!

Les magasins: des anciens retrouvent leurs pénates (comme Athena par exemple) , d’autres très attendus ouvrent leur première succursale à Bruxelles (Maison du monde et New Look) et il y a les Usual Suspects dont on se demande pourquoi ils ont encore besoin d’ouvrir un nouveau magasin… Je ne vous cacherait pas qu’alors que je me trouvais à deux pas de deux blondinettes chez une certaine chaîne suédoise de vêtements, j’ai saisi la remarque suivante: “Je viendrai ici maintenant, t’as d’jà vu la faune rue Neuve?”.

Maintenant, point de vue urbanistique, cette façade toute propre et ce bâtiment tout neuf font tâche sur un Boulevard Anspach martyrisé et mal entretenu. Le Centre Monnaie tout à côté, fait pitié de viellotterie (je ne vais pas me lancer dans une diatribe sur la Tour Philips que j’aimerais voir disparaitre), les autres immeubles font grise mine et cela rappelle à quel point ce qui devait être les Champs-Elysées bruxellois a besoin d’un bon coup de frais!

Crédits Photos: Anspach Opening par

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