No comment…. • 16.06.11
Elle est bien sympatique la promenade allant de la Place Flagey, à Ixelles, au Carré de Moscou à Saint-Gilles.
Elle est bien sympatique la promenade allant de la Place Flagey, à Ixelles, au Carré de Moscou à Saint-Gilles.
Je sors de la Gare Centrale, et là, bonne surprise : le bus 38 est à l’arrêt. Bien que ce soit la fin de la journée, il n’est pas bien rempli. Un homme, au fond du bus est en discussion téléphonique et tous les passagers peuvent profiter de ce qu’il raconte.
Il semble être en route vers un rendez-vous et donne sa position à son correspondant :
- Je t’assure, je suis déjà au Belga (café se situant à la Place Flagey, à Ixelles)
Il écoute son correspondant, qui doit probablement lui dire qu’il est lui-même au Belga et qu’il ne le voit pas, puisqu’il ajoute :
- En fait, je suis en train de me garer, mais je suis là, ne t’inquiète pas !
Je dois avouer que c’est le genre d’excuse idéale, quand on est dans un bus qui arrivera à destination dans les 20 minutes. Surtout lorsque l’on constate à quel point les automobilistes passent un temps excessivement long à chercher une place à Bruxelles.
Je profite cependant de ce billet pour rappeler à ceux qui seraient concernés que la place Flagey est dotée depuis quelques mois d’un parking souterrain de 186 places !
Il est temps de trouver un nouveau type d’excuse….
Il y a un peu plus d’un an et demi, une institution de la nuit bruxelloise fermait ses portes à la stupéfaction d’un microcosme de fans et de noceurs bruxellois. Des bisbilles auront précipité la fermeture des portes d’un endroit mythique, voire emblématique pour certains, à savoir l’Amour fou (ok, j’exagère un peu…)
Dont pour moi. L’Amour fou représente un moment particulier dans ma vie. Je suis arrivé en Belgique en octobre 1984, à quelques jours de mon cinquième anniversaire. Ma mère a rapidement trouvé du travail à l’Amour fou, un bar branché sis place Fernand Coq. Ne parlant pas un mot de français à mon arrivée, je ne suis pas allé à l’école tout de suite. Et ai donc accompagné ma maman tous les matins au boulot. C’est donc là-bas que j’ai appris à parler le français, c’est à l’Amour fou que j’ai regardé mon premier Walt Disney. C’est aussi là que j’ai découvert le bolo bruxellois et la couque suisse. Une importante étape dans ma vie… (La première fois aussi où j’ai pincé les fesses d’une fille, Manon, 22 ans en ce temps-là)
A l’époque, l’établissement était des plus courus. On mettait des gens dehors pour pouvoir nettoyer et quelques heures plus tard, d’autres faisaient la file pour prendre leur café. Oui, la file. Il faut bien penser qu’au milieu de années 80, Bruxelles était loin d’être aussi bien fournie en chouettes endroits où aller boire un coup. Dans ce coin d’Ixelles, seuls (paraît-il) l’Ultime Atome et l’Amour fou se démarquaient des vieux bistrots de quartier (qui ont d’autres qualités, on est bien d’accord).
Plus de 25 ans plus tard, l’Ultime n’a pas défailli… les patrons, les frères Tui, mènent bien leur barque. Pour l’Amour fou, cela a été un peu plus bousculé. La légende (vraie ou pas) veut qu’à l’époque, la bar et l’immeuble entiers aient été remporté par le patron de l’époque… au poker. Qui l’auraient revendu à son son frère, qui… Pour finalement fermer, l’année dernière. Au grand dam de nombreux Ixellois et joyeux noceurs, je le répète.
A partir de ce soir, il semble que c’était époque de disette soit révolue. L’Amour fou rouvre ses portes pour deux jours de fête, avant une ouverture complète une fois quelques détails réglés. Je suis allé visiter les lieux hier. L’endroit n’a pas vraiment changé malgré le fait que tout soit remis à neuf. L’ambiance est plus chaude qu’avant. On trouve du bois un peu partout, même en l’air. Un peu à la Arne Quinze. On retrouve ça et là des symboles musicaux : une gamme, un pavillon de grammophone, des VU-mètres, un microsillon… C’est que la musique devrait occuper une place important à l’Amour fou.
“En plus d’être un bar-resto, nous voulons, avec mon associé, faire de l’Amour fou un lieu de découverte musicale”, m’a expliqué hier Pierre Barbieux, par ailleurs aussi un des types associés dans l’excellent KoKob. Pour ce faire, l’acoustique du bar a été, m’a-t-on dit, savamment étudiée et optimisée salle par salle. A l’arrière, comme à l’époque d’ailleurs, il y a une espace prévu pour des concerts et des DJ’s set.
Mais la particularité sera que, chaque mois, un disquaire fera une sélection de 30 vinyls/CD qui sera diffusée et proposée à l’achat, directement au bar. Chouette initiative. On jugera sur place. De plus, quelques bacs de vinyls seront à disposition des DJ’s…
Sinon côté bouffe, ce sont les maintenant très hypes burgers à l’américaine qui seront les stars de la carte (“A Bruxelles, j’ai tout essayé et je n’en ai pas trouvé un seul qui était vraiment comme aux USA”, m’a confié @PetitPiet). Mais on trouvera aussi des plats variés – comme le hachis parmentier – ou encore des plats à partager, façon KoKob.
L’endroit semble être habité de bonnes ondes… Autant aller vérifier sur pièce dès ce week-end. Dès ce soir et jusqu’à dimanche matin, cela va être la grosse nouba avec moult groupes et DJ’s (Programme complet).
Une dernière chose, ce vendredi 26 aura lieu le vernissage d’une expo photo de Benoît Vrins, un des éminents membres de l’équipe de Bxlblog. “Public Posters” est une série de photographies qui invite le spectateur à regarder autrement les espaces publics envahis par les messages les plus divers. Celui-ci peut opérer des regroupements thématiques selon les matières, les couleurs, les formes ou encore les messages. L’expo se tiendra pendant deux mois.
Des cris à quelques pas de moi. Une femme surexcitée parle “des hommes, de la violence, des femmes”. Je ne comprends pas ce qu’elle dit, ni pourquoi elle parle si fort.
Je réalise à ce moment-là que la lumière est allumée, que le film est terminé.
Mon regard se pose sur la rangée devant moi : un homme sort un mouchoir de sa poche et le tend à une femme qui pleure.
Je prends mon manteau, mon écharpe, mes gants. A ce moment-là, la réalité me rattrape : il s’agit d’un petit matin de novembre bruxellois.
En remontant l’allée, je vois cette femme qui sanglote, son visage dans les mains. Elle est consolée par son compagnon qui l’entoure de son bras protecteur.
A ma droite un autre couple, hébété, choqué. Ils ne disent pas un mot. Ils se tiennent par la main.
Ce que je réalise d’abord, c’est que ce sont des femmes en pleurs ou en énervement. Mais ce que je souligne surtout c’est que ce sont des hommes qui les consolent, les rassurent, les protègent.
Je sors du cinéma Vendôme. Il y a du soleil et je suis une femme libre.
Je viens d’assister, avec d’autres, à une séance de cinéma organisée par l’asbl Les Loupiottes dans le cadre du ciné club “Les Samedis du ciné“. Un samedi sur deux, deux films (un pour enfants, un pour adultes) au prix plus que démocratique de 2,50€ par personne.
Je tenais à tester la formule. J’ai même poussé le vice jusqu’à rentrer relativement tôt de ma sortie, la veille.
La séance à 10h30, pour la “Ministre des Sorties” que je suis, ça semblait presque impossible…
Mais j’y suis arrivée (motivée sans doute par le fait que j’avais déjà passé une très bonne soirée au Parc Savoy, jeudi soir, grâce à Dimitri From Paris, pour fêter les six ans d’existence du lieu. Après ça, mon vendredi soir pouvait être calme, malgré le très bon DJ set de Daryl au café Tigre).
Pour ma première séance j’ai eu droit à la projection de “Fleur du désert”. L’histoire d’une fille partie de Somalie pour se retrouver sur les couvertures des magazines de mode et autres “catwalk” (après quelques péripéties, bien entendu).
Le résumé, lu comme ça, semble presque banal. Mais ce film, c’est d’abord l’histoire d’une femme qui s’est battue pour une vie meilleure. L’histoire, aussi et surtout, d’une femme (malheureusement parmi beaucoup d’autres) qui ne bénéficie pas des mêmes libertés que moi, et qui a subi une excision à l’âge de trois ans.
Pendant que je marche, je me dis que l’excision n’a pas uniquement pour objectif d’empêcher les femmes de jouir (oui, jouir !) d’une certaine liberté sexuelle.
Tout leur est interdit.
Alors, en parcourant les rues de la ville, après avoir assisté à une séance de cinéma de mon choix, dans le quartier que j’ai choisi, au moment où des pensées plus triviales traversent mon esprit (vais-je d’abord manger dans un petit restaurant ou chez moi ? M’accouder seule à un quelconque bar du quartier, ou appeler des amis ?), ma liberté, j’en profite. Je la savoure.
Je me dis qu’être une femme au 21ème siècle à Bruxelles, c’est une grande chance.
Je n’oublie pas, cependant, cette petite phrase, à la fin du film, sur le fait que l’excision est toujours pratiquée, non seulement en Afrique, mais également en Europe et aux Etats-Unis au sein des communautés d’immigrants des pays concernés.
Alors, en marchant dans ma ville, je m’inquiète….
Sauf pour en faire une occasion, pour explorer des lieux qui sont aussi des lieux de rendez-vous; quand on vit à Bruxelles on goûte rarement aux joies de l’hôtellerie bruxelloise.
C’est sans doute un tort que de passer à côté des établissements qui donnent l’image de notre hospitalité et de s’offrir le plaisir d’un dépaysement chez soi.
Pour commencer un panorama des hôtels bruxellois et pour célébrer la Saint-Valentin je vous propose de (re)découvrir un hôtel qui n’est pas destiné aux touristes mais bien aux amants.
Attention l’entrée est interdite aux femmes de moeurs légères et aux moins de 21 ans !

Derrière une porte à l’invite explicite se cache un trésor des années trente, épargné par un XXe siècle particulièrement dévastateur et qui offre des chambres pour une durée de 3 heures aux couples en quête de discrétion.
Nous avons reçu dans la boite mail de bxlblog la question suivante de Bidi :
L’autre jour nous sommes tombés sur un os dans notre quête effrénée du savoir : Quelle est l’origine historique de l’inclusion de la languette avenue Louise – bois de la Cambre et ULB dans “Bruxelles 1000″ ? Cette découpe étrange crée des morceaux d’Ixelles, de part et d’autre de l’avenue Louise. Etonnant …
La réponse pourrait être simple, mais ne l’est pas vraiment. Il faut remonter bien loin pour comprendre le pourquoi du comment, en expliquant Bruxelles au travers d’époques différentes :