L’envol du Pigeon soldat • 21.09.11
Cet article est le 3e de la série qui parait dans le cadre du Pari de Méli!
Tout au bout du Vismet, à chaque fois que je vais me régaler d’une bonne double dose de crème glacée de chez “Comus et Gasterea” (meilleurs glacier de Bruxelles, cela dit en passant), je ne manque jamais de pousser mes pas un peu plus loin, vers un certain monument situé Square des Blindés, qui a toujours eu le don de me faire sourire: Le Monument au Pigeon-soldat de la Première guerre mondiale (et à son colombophile)!
Sur son socle, une Mère patrie à la poitrine généreuse et dénudée, tend son bras potelé mais néanmoins gracieux à un volatile venu lui apporter (ou peut-être prendre?) un message… Aillant bravés lignes ennemies, subis les feux nourris, sans oublier les gaz, ces courageux pigeons (et leurs éleveurs) avaient bien mérités de la Belgique reconnaissante qui avait décidé, au sortir de la guerre, qu’un pigeon était un patriote et qu’il fallait l’honorer. En 1931, cet hommage, œuvre de Victor Voets, fut donc inauguré.
Moment de belgitude… Une de ses “petites” excentricités bruxelloise entre le Musée du slip et le faux morceau de Senne à Saint-Géry… Mais c’est aussi un geste de tendresse envers une passion bien nationale, détournée en arme de guerre par nécessite.
Mais plus que l’image d’un ramier filant entre les balles, c’est plutôt le souvenir de mon grand-père, lui aussi colombophile, qui me vient à l’esprit et des dimanches matin où la radio, après avoir envoyé les salutations aux proches de “la famille Van Der Elst à Lubumbashi” ou le joyeux anniversaire à Valérie, “de la part de Bobonne”, une voix féminine égrenait sans relâche les lieux de lâcher de pigeons où de nombreux convoyeurs semblaient attendre en permanence…
Et vous? Quel monument bruxellois trouvez vous les plus insolites ou les plus touchants?







