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Archive pour la catégorie ‘Histoire’

Un peu de bon goût, un soupçon d’histoire et une pointe d’humour14.01.12

Depuis le 9 janvier, la RTBF diffuse une séquence autour de la gastronomie bruxelloise, dans le cadre de Brusselicious, l’année de la gastronomie.

Je suis très curieuse d’en apprendre d’avantage et ma première surprise est le rythme des séquences qui sont journalières : du lundi au vendredi…. Je ne réalisais pas qu’il y avait tant de produits dont on peut parler…. c’est donc une très bonne surprise.

Pour ceux qui, comme moi, n’ont pas la télé, les vidéos sont visibles en ligne.

Voici déjà les 5 vidéos de la première semaine de diffusion…..

Pour ma part, j’adore le format, le concept, le contenu, le nombre d’informations et l’humour de ces petites capsules, qui se terminent par un “proverbe” bien de chez nous !

Et vous ?

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Lève la tête !21.11.11

Savez-vous où s’est fiché ce boulet de canon ?

 

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L’envol du Pigeon soldat21.09.11

Cet article est le 3e de la série qui parait dans le cadre du Pari de Méli!

Tout au bout du Vismet, à chaque fois que je vais me régaler d’une bonne double dose de crème glacée de chez “Comus et Gasterea” (meilleurs glacier de Bruxelles, cela dit en passant), je ne manque jamais de pousser mes pas un peu plus loin, vers un certain monument situé Square des Blindés, qui a toujours eu le don de me faire sourire: Le Monument au Pigeon-soldat de la Première guerre mondiale (et à son colombophile)!

Sur son socle, une Mère patrie à la poitrine généreuse et dénudée, tend son bras potelé mais néanmoins gracieux à un volatile venu lui apporter (ou peut-être prendre?) un message… Aillant bravés lignes ennemies, subis les feux nourris, sans oublier les gaz, ces courageux pigeons (et leurs éleveurs) avaient bien mérités de la Belgique reconnaissante qui avait décidé, au sortir de la guerre, qu’un pigeon était un patriote et qu’il fallait l’honorer. En 1931, cet hommage, œuvre de Victor Voets, fut donc inauguré.

Moment de belgitude… Une de ses “petites” excentricités bruxelloise entre le Musée du slip et le faux morceau de Senne à Saint-Géry…  Mais c’est aussi un geste de tendresse envers une passion bien nationale, détournée en arme de guerre par nécessite.

Mais plus que l’image d’un ramier filant entre les balles, c’est plutôt le souvenir de mon grand-père, lui aussi colombophile, qui me vient à l’esprit et des dimanches matin où la radio, après avoir envoyé les salutations aux proches de “la famille Van Der Elst à Lubumbashi” ou le joyeux anniversaire à Valérie, “de la part de Bobonne”, une voix féminine égrenait sans relâche les lieux de lâcher de pigeons où de nombreux convoyeurs semblaient attendre en permanence…

Et vous? Quel monument bruxellois trouvez vous les plus insolites ou les plus touchants?

 

 

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“A Bruxelles, où qu’on aille on construit et partout en même temps”26.08.11

Cette phrase, je ne l’ai pas entendue ce matin en promenant en rue.

Elle est extraite d’une émission des années ’60 disponible sur le site de Sonuma, qui contient une centaine d’archives audiovisuelles sur la ville de Bruxelles!

Nous ne sommes donc pas au bout de nos peines…

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De la déportation à l’indignation en passant par une proposition…18.05.11

Traverser la Grand Place reste un plaisir dont on se passe difficilement même si l’on réside depuis des années dans la ville. Pour ma part, je ne manque jamais de le faire. Et ce mardi du mois de mai n’a pas fait exception.

C’est ainsi que, au milieu de cette foule moins dense qu’à l’habitude, tournant la tête vers l’Hôtel de Ville, mon regard s’est arrêté sur ceci  :

Je m’approche, l’entrée est gratuite et j’ai un peu de temps…. J’entre donc. Je redécouvre l’Histoire.

Cette Histoire que, pas plus tard que la semaine précédente, Stephane Hessel a partagé avec nous, dans un auditoire de l’ULB plein à craquer, s’indignant, avec beaucoup d’humour et d’optimisme de l’état du monde, depuis ces temps pas si lointains où il rédigeait avec d’autres ces quelques nobles pages ayant pris la forme d’une Déclaration universelle des droits de l’homme .

Cette Histoire que, pas plus tard que la semaine précédente, certains n’ont pas hésité à bafouer par le biais de douze pages infamantes, ayant la forme d’une proposition de loi déposée au Sénat, afin “d’effacer pour l’avenir (…) les actes d’incivismes prétendument commis (…)” (durant la seconde guerre mondiale).

Ce n’est pas sans émotions et horreur que l’on parcourt cette salle : panneaux reprenant en quelques mots (et en quatre langues) l’histoire de la déportation et des génocides commis par les nazis avant même que la guerre n’ait commencée. Il faut lire, et surtout voir ces photos de corps décharnés par des mois de sous nutrition, gazés, entassés dans des camions ou des trains… Toute cette chair… Un frisson parcourt le visiteur, et il n’est pas du uniquement à la fraîcheur dans ce local d’un bâtiment du 15ème siècle.

Si, en parcourant la salle la larme ne vous vient pas à l’oeil, je suis prête à rembourser l’entrée….

Bien que cela me paraisse extravagant d’enfoncer cette porte ouverte, je me vois contrainte d’écrire cette évidence : Il ne faut pas oublier. Il faut se lever et dire d’une seule voix (et quelle que soit notre langue maternelle) qu’il n’est pas possible d’oublier, ni ces massacres ni tous les autres, nombreux autres, qui ont précédés (je pense au génocide du peuple arménien, par exemple) ou suivis dans trop de contrées de par le monde.

Je prends sur moi de faire partie des citoyens vivant dans la Belgique qui a battu tous les records de période sans gouvernement. La Belgique des années 2010-2011, qui de négociations en négociations ne parvient pas (encore ?) à trouver de solution.

Je refuse par contre de faire partie des citoyens vivant dans la Belgique dont (certains) des Sénateurs ont accepté de discuter de la possibilité qu’une telle loi voit le jour. La Belgique de ce sombre mois de mai 2011, qui au lendemain de la visite d’un des héros du 20ème siècle, ose se vautrer dans la merde.

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L’exposition “Déportation et Génocide : une tragédie européenne” se tient à l’Hôtel de Ville de Bruxelles jusqu’au 19 mai 2011. L’entrée est gratuite.

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Kiekefretter ?!16.01.09

Vous n’êtes pas sans ignorer de savoir que vous, cher Bruxellois, portez le charmant sobriquet de «Kiekefretter».

Il n’y a pas d’affront à proposer aux moins néerlandophiles d’entre vous, la traduction de «mangeurs de poulets». Mangeurs… d’accord (croquettes de crevettes, américain-frites et gaufre en dessert) ! Mais pourquoi de poulet ?

Après des mois d’enquêtes clandestines, voici mes révélations explosives qui remontent toutes au XIVème siècle.

Bas-relief du chevalier Everard 't Serclaes

La première histoire est en rapport avec le bas-relief «porte bonheur» situé au croisement de la Grand place et de la rue Charles Buls (celui qu’il faut caresser).
Il représente le chevalier Everard ‘t Serclaes (1320-1388) agonisant après s’être fait tabasser à mort par les hommes du Comte de Gaesbeek, humilié du fait que la duchesse Jeanne de Brabant ait préféré l’illustre chevalier bruxellois comme conseiller (ou pour une sombre histoire d’achat de terres).
Les Bruxellois en colère (aidés des soldats de la duchesse) sont partis se venger en ravageant le château du Comte à Gaesbeek (Lennik, à l’Ouest de Bruxelles).

La deuxième histoire , raconte qu’en l’an 1371, les Bruxellois agacés de se faire détrousser par les pillards du duc de Juliers seraient partis (accompagnés de l’élite de l’armée brabançonne) en direction de Bastweiler, (au nord de Dosseldorf, Allemagne) pour mettre un grand coup de pied au derrière du duc. Trop sûrs d’eux et en sous-nombre, ce fut une défaite désastreuse (7.000 Brabançons tués, dont 700 nobles).

Sac de poulet

Lors de ces 2 affrontements les Bruxellois seraient partis armes aux poings et volailles dans la besace.
Et ce sont à ces abondantes réserves de poulets que les Bruxellois doivent le surnom de Kiekefretters .

Une troisième version peu crédible prétend que lors du siège de Bruxelles par Francois 1er, les assiégeants seraient partis après un bluff des Bruxellois. Ceux-ci auraient bombardé l’ennemi de poulets faisant croire à une profusion de nourriture alors qu’il n’en était rien,  ou se seraient fait livrer d’énormes quantités de volailles faisant croire qu’ils étaient très nombreux.

Connaissez-vous d’autres versions ?

[Source: Les dires de mes concitoyens bavards]

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