Excusez-moi de vous déranger… • 09.09.07
En tant qu’usagers du métro bruxellois, nous sommes de temps en temps distraits dans notre concentration, dérangés dans notre bulle par quelque intrus faisant la quête. Chacun réagit de façon différente par rapport à cet inconnu tendant la main entre les rangées de la rame : il y a ceux qui font mine de n’avoir rien vu, rien entendu, qui ne relèvent même pas la tête, les écouteurs du iPod sont la preuve de leur bonne foi. Il y a ceux qui déclinent poliment la demande d’un geste de la tête ou de la main, parfois accompagné d’un “non merci” comme si on leur proposait une tasse de café. Il y a ceux qui n’osent pas dire non, ceux que, finalement, ça arrange bien de liquider quelques pièces de 5 centimes qui menacent dangereusement de trouer la poche du pantalon. Enfin ceux qui donnent de bon coeur, ému par le discours ou l’expression remplie de détresse.
Loin de moi l’idée de pointer le doigt en filigrane de ces observations, suivant le moment de la journée, l’humeur, la personnalité, on incarne plusieurs de ces profils. Observations qui renvoient aussi à son propre malaise : difficile de donner par exemple en regardant droit dans les yeux. Méfiance aussi, “c’est ça, bourre-toi la gueule ce soir avec mon pognon honnêtement gagné! Je ne te rends pas service.” (Lire la suite…)
Ces boutiques à la devanture sobre se dévoilent lentement au fur et à mesure que nos pas nous entrainent à la découverte de celles-ci. A l’image d’une robe de soirée qui dévoile petit à petit ses charmes à notre regard. Nous y trouverons bien entendu des tenues séduisantes, des livres aux sujets variés, des objets sexuels (sex toys), des huiles de tous parfums et pour tout le corps (comestible ou non), les éternels vibromasseurs (au design très variés et qu’on pourrait laisser trainer sur la table du salon tant ils sont déco) ou les fouets de chambre et de belles tenues en cuirs pour les plus osé(e)s (et aventurier(s)) d’entres-nous (et je dois dire que certains collier ont fait détourner mon regard et fait perdre mon vocabulaire).
On le sait, on le comprend, il y en a pour tous les goûts, pour « tous les âges » et dans une atmosphère détendue, accompagné de vendeurs professionnels aux regards complices et donnant mille conseils. Il sera difficile de faire un choix parmi toutes ces merveilles qui émoustilleront nos cinq sens.