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Archive pour la catégorie ‘Entendu à Bruxelles’

Lu à Bruxelles : indiscrétion dans le métro06.12.11

Ce matin, en allant conduire mon petit Padawan à l’école et qui n’a donc malheureusement pas pu jouer avec ses nouveaux Playmobil – mais cela c’est une autre histoire – j’ai bien ri.

Hier soir, on avait annoncé une potentielle grève des bus et des trams, comme ce fut le cas hier. Il semble donc que ce matin tout le monde se soit rabattu sur le métro. A mon grand regret. Le Boa en direction de Stockel était bondé. A craquer. Néanmoins, avec mon fils, on est arrivé à se caller de manière à ne pas être bousculé à chaque montée et descente.

Mais au bout de quelques stations, notre tranquillité a quelque peu été perturbée par une jeune dame un peu atypique. D’un côté : chaussures et pantalons classiques et assez classes, petite coupe au carré, avec un serre tête. De l’autre : une veste rose flash de chez flash, des machins qui brillent sur son serre-tête. Un mix étrange être une femme de 35-40 ans et d’une gamine de 13-14 ans.

L’ayant à 18 centimètres de moi, difficile de ne pas observer ce phénomène. Surtout quand elle a commencé à écrire un SMS. Elle avait l’air tout gentille. Avec son manteau rose toussa. Et bien non. Voilà le SMS que j’ai lu :

TA GUEULE. VA TE FAIRE ENCULER GROS CONNARD !!

J’ai souri. Elle a vu que je l’avais vu. J’ai vu qu’elle avait vu que.. (vous connaissez la suite)

Enfin, cela m’a bien fait rire. Elle moins.

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Entendu à Bruxelles sur Europe 120.11.11

Petit cocorico pour notre blog : ce jeudi, l’émission Des Clics et des Claques d’Europe 1 a mis à l’honneur une de nos rubriques phares, à savoir celle des Entendu à Bruxelles.

Tout est parti d’un blogpost de Guy Birenbaum qui m’a tapé dans l’oeil : La grosse dame et le bellâtre la bite à l’air. Rien très glorieux, j’ai été appâté par un titre racoleur, je l’avoue sans problème. Mais l’histoire était intéressante. Enfin les histoires. Celle de Guy qui a mis la photo d’une grosse dame en ligne et celle d’un webdeveloppeur du Daily Mail qui a fait un live tweet d’une dispute de couple, avec photos à l’appui, permettant de reconnaître les deux protagonistes. Ce qui m’a fait penser à un Entendu à Bruxelles que j’avais posté il y a quelques mois : Putain ma femme. Que j’ai partagé dans le post de Guy.

Le soir-même, je suis un peu intervenu pour parler de Bxlblog et de ses Entendu à Bruxelles. Sympathique expérience mais nous aurions préféré que le nom de notre blog soit correctement mentionné à la fin… Next time.

Cliquez sur l’image pour écouter l’émission :

Des clics et des claques #dcdc

Merci à Lise Pressac, Laurent Guimier, David Abiker et Guy Birenbaum pour leur écoute.

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Entendu à Bruxelles : Bruxelles-Plage16.11.11

Le Vismet, il y a quelques semaines. Les travaux d’agrandissement des trottoirs touchent à leurs fins, non sans quelques désagréments. Ce jour-là, le soleil brille et un client entre dans une boutique en face, dans un petit nuage de poussière. Apparemment, l’homme est un habitué des lieux et salue amicalement le maître des lieux.

- Et bien, y’en a du sable qui rentre!

- Oui! Vivement que cela finisse, ces travaux!

Le patron prend un temps de pause puis continue.

- Tu sais, on a le soleil, on a le sable, on a les marchands de poissons, on a les mouettes… on a les Flamands. Manque plus que la mer pour s’y croire !

- Mais avec le réchauffement climatique, ça peut toujours arriver !

 

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Entendu à Bruxelles : Metro = De Brouckère14.11.11

Ce dimanche, en allant amener son cartable à mon Padawan, je suis tombé sur une scène qui m’a fait rire.

Assis dans le métro côté couloir, j’avais en face de moi un bon Bruxellois, avec l’accent et tout. Un peu bourré. A mon avis, c’est pour cela qu’il était là. Car il n’avait pas l’air d’être un grand habitué des transports en commun bruxellois.

Je monte à Hôtel des Monnaies. A ce moment-là, il demande à son voisin de droite :
- Le métro. Il va bien à Rogier ? (Pensez bien que le débit de parole est ralenti…)
- Oui oui Monsieur, lui répond un gentil mec avec un léger accent de l’Est, portant une veste en feutre noire et une écharpe rouge.
- La prochaine station, c’est De Brouckère ?, demande le premier.
- Non, c’est Porte de Namur, répond le Black assis à côté de moi.
Arrivés à la Porte de Namur, c’est reparti.
- Et après, c’est De Brouckère ?, mais en faisant de moins en moins d’effort de diction.
- Euh.. non. C’est Trône, précise notre voisin de l’Est.
- Ah ok, De Brouckère c’est après alors !
- Non, c’est Arts-Loi, dit mon voisin avec une énorme sourire. Il a du mal à ne pas éclater de rire.
- En fait, cher Monsieur, De Brouckère, c’est sur une autre ligne. Après Arts-Loi, il y a Madou, Botanique et enfin Rogier, continue avec une patience et une gentillesse impressionnantes notre voisin qui porte une écharpe rouge.
- Ok mais De Brouckère ?
- … La tête du mec qui essaye d’expliquer… Priceless !

Eclat de rire. Le bourré ne comprend pas.

NB : je suis beaucoup moins certain du potentiel comique de cet Entendu à Bruxelles maintenant que je l’ai écrit. Soit.

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Entendu à Bruxelles : Je suis un exilé culinaire23.10.11

Drapeau européenJeudi soir, le Botanique organisait une soirée avec Les Inrockuptibles.

Je suis allé à la rencontre avec Olivier Mouton (Journaliste au Soir), Charles Bricman (auteur de Comment peut-on être Belge ?, Flammarion) et Pierre Siankowski (Grand reporter aux inRocKuptibles) – autour du thème : Bruxelles, capitale d’une Belgique à venir ?

Personnellement, j’ai trouvé cette rencontre un peu décevante car entendre deux Belges parler de la problématique belge, cela ne nous apprenait rien. J’eus préféré que Pierre Siankowski nous expose plus qu’il ne l’a fait l’avis des journalistes qui ont commis l’hors série des Inrocks sur Bruxelles

Enfin soit. Pendant ce petit débat a été évoqué le fait que certains Bruxellois n’appréciaient que très peu les avantages des eurocrates.

C’est là qu’un Français est intervenu. Le cher eurocrate se trouve à Bruxelles depuis mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit et estime ne pas être trop payé. “J’ai dû, comme d’autres, quitter mon pays…” SIC.

Le brave homme précise : “J’ai l’habitude de dire que je suis un exilé culinaire. Vous savez, moi je ne m’y retrouve pas avec la cuisine.”

De là, à justifier un salaire plus élevé et des avantages à cause de la cuisine, il y a un pas que ce monsieur semble avoir ostentatoirement franchi.

Et dire qu’il se plaignait de “EU bashing…” Mouhahahha

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Entendu à Bruxelles : Chez Delhaize, le client n’est pas toujours roi16.08.11

Ayant besoin de lardons et de pain, c’est tout guilleret que je me rends dans une des semi-grandes surfaces qui se trouvent dans les alentours du Parvis de Saint-Gilles, à savoir le Proxy Delhaize. Alors que je fais la file pour payer mes quelques commissions, j’entends que le ton monte entre une caissière et un client.

En fait, le client a pris un pain, qu’il a mis dans un sac Bio – le sac le plus cher, ou presque, chez Delhaize. Mais visiblement, ce n’est pas un pain Bio et donc, fort logiquement, le monsieur ne veut pas payer un pain qu’il n’a pas pris. Jusque là rien de grave. Le genre d’erreur qu’il peut facilement arriver.

C’est là que les Romains s’empoignèrent. Le caissier demande au client s’il ne peut pas lui dire quel pain il a pris. Et son prix. La réponse : “Non, je n’en sais rien. C’est à vous de savoir.” Sur un ton assez méprisant. C’est là, que la caissière d’à côté s’en est mêlé.

- “Vous pouvez aller regarder le prix monsieur. Vous croyez qu’on connaît le prix de tous les pains, ou quoi ?”
- “Non ! C’est votre boulot”, encore plus désagréablement que la première fois.
- “Vous croyez que je n’ai que cela à faire ou quoi ?”
- “C’est votre boulot !”

Las, le premier caissier prend le pain et va voir le pris en rayon. L’affaire pourrait en rester à ce stade mais c’est sans compter sur la pugnacité de la caissière qui continue à invectiver de manière plus moins polie le bonhomme, qui marmonne lui aussi des trucs plus ou moins polis. Lorsque ce dernier paye ses courses, la damoiselle lui assène, pour lui dire au revoir, un :

- “Casse-toi clochard !”

Pas très corporate tout cela… Même si je l’avoue le type avait l’air d’un parfait connard.

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