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Archive pour la catégorie ‘Cinéma’

Un peu de Bruxelles à Hollywood, pour la cérémonie des Oscars24.01.12

Le Belga est décidément est un très bon spot pour s’installer une après-midi et travailler.

J’y croise une copine, Anke, violoniste amatrice, amoureuse de musique classique.

Cette jeune Allemande, très Bruxelloise de coeur, travaille avec passion à Flagey, repaire naturel du Brussels Philarmonic Orchestra.
Orchestre qui a eu une incroyable surprise, cet après-midi, vers 15 h, venue tout droit de Los Angeles…

Flash Back pour vous l’expliquer

Ludovic Bource est compositeur, pas très connu dans le milieu prestigieux des orchestres philharmoniques.

Pour un film un peu obscur, puisqu’il sera tourné en noir et blanc, et dont les chances qu’on en entende parler sont minimes, puisqu’il s’agit d’un film muet, il demande à l’Orchestre Philarmonique de Bruxelles d’enregistrer la bande son (et également au Brussels Jazz Orchestra).

Pourquoi ce choix ? Parce que l’Orchestre avait déjà fait ses preuves en 2005 pour un film nominé aux Golden GlobeThe Aviator de Martin Scorcese (oui, rien que ça !), et s’était donc fait entendre et connaître dans le milieu du cinéma à cette occasion…

Les gens du cinéma s’y prennent toujours à la dernière minute, les Orchestres philarmoniques, eux, sont “bookés” de longs mois à l’avance.

Mais, par chance, il y a une semaine de disponible en avril 2011. On envoie les partitions qui seront copiées en autant d’exemplaires que de musiciens (plus de quatre vingts) qui se doivent d’être prêts pour l’enregistrement de nonante minutes de musique, soit l’équivalent de deux grandes symphonies.

Toute l’équipe s’attelle à la tâche, Ludovic Bource arrive à Bruxelles en avril et en 5 jours, tout est bouclé.

L’enregistrement a lieu à Flagey, au Studio 4.

Au revoir et merci.

Les musiciens ne l’ont pas fait pour la gloire, mais parce qu’ils avaient un peu de temps, que c’était bien payé et surtout parce que la musique était intéressante à jouer.

La suite de l’histoire ce sont des pages de l’Histoire du cinéma qui s’écrivent…

Un parcours sans faute pour ce film de Michel Hazanavicius “The Artist“, qui, après présentation au Festival de Cannes, se voit aujourd’hui nominé dans pas moins de dix catégories pour la 84ème cérémonie des Oscars, y compris – et c’est rare pour un film étranger – dans la catégorie Meilleur Film, et bien entendu dans celle de Meilleure musique originale.

Toute cette histoire et ces voyages de Cannes à Hollywood entre aviateurs, artistes et musiciens, racontée autour d’un Thé de Bruxelles et d’un petit spéculoos, avec vue imprenable sur la pluie qui tombait sur les Étangs d’Ixelles….

Yelyam

Le film est encore à l’affiche au Vendôme

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la honte sans pop corn16.01.12

le 7 dans le colimateur

Shame Steve McQueen 2012
quelques critiques et avis 

Les horaires des séances à Bruxelles et en Belgique :

Avant-propos. (Les lecteurs pressés peuvent passer directement à la séquence Bruxelles…) Il y a très longtemps, je voulais écrire des critiques de cinéma, je l’ai même fait, une ou deux fois, pour ressasser deux trois trucs à propos d’un film, dans un sens ou dans un autre, comme ça venait.

Et aussi, à un moment, j’en lisais, souvent, et, à part celles de Gérard Lefort à qui je pardonnais tout, (scandale et jouissance sont les mamelles des critiques de Lefort, les autres, je regrettais souvent les prises de tête dégommant et encensant à la mode de Paris, j’avais même parfois l’impression que les critiques ne regardaient pas vraiment les films, parce qu’il fallait à tout prix hiérarchiser et juger. Un critique sait ce qu’il faut voir et aimer et il te le fait savoir. Moi, franchement, je regarde le film et j’essaie de passer un bon moment. En général, ça marche. (hum, sauf quand Lars Von Trier est derrière la caméra , ou que je me fais des frayeurs en mode Saw.)

Mais c’est resté, cette envie. Et cette année, une année qui commence, c’est l’occasion de faire le compte des envies à problèmes, et d’en résoudre : je vais écrire quelques lignes sur quelques films vus. A la mode de Bruxelles. Tous ? Certainement pas, j’ai déjà esquivé A Dangerous Method de Cronenberg (mais j’y reviendrais peut-être) et Ma part du gâteau de Klapisch (je vois plus de films dans mon salon qu’au cinéma, ça aussi, ça limite la crédibilité critique).
Ça sera donc irrégulier, et anarchique, ni linéaire ni chronologique, on va voir ce qu’on va voir.

Bruxelles, un lundi soir. Il pleut, un peu, (est-ce que le cinéma n’a pas été inventé pour les jours de pluie? Est-ce que le cinéma n’a pas été inventé pour Bruxelles ?) l’entrée de l’UGC Toison d’or est plutôt vide, (mais il ne faut pas se fier aux apparences, la salle sera comble), les automates dociles, les vendeurs de pop corn affairés. Voici Shame, le cru du soir, en avant première. La Guest List est à l’entrée, il y a pas mal de têtes d’invités partout, (malheureusement, pas nous), mais on y arrive aussi, dans la salle, bruissante de pop corn et ma faim s’avive (résolution 2012 : ne plus manger de pop corn au cinéma, un challenge).

A quoi ça fait penser ? Si tu aimes le vide et les apories des films de Sofia Coppola, tu vas aimer Shame. Si, comme moi, tu préfères ceux de Darren Aronofsky, (jusqu’au bout des peurs qui mènent quelque part, désastre inclus) tu risques de douter, faut voir. Je l’ai énoncé comme ça, dès le générique fini, (on donne toujours son avis à la fin d’un film), et j’étais embêtée, parce que je savais, j’ai même rougi, que si je faisais des films, sûrement que ça ressemblerait à Shame, il ne se passerait pas grand-chose, avec peu de personnages, dont on saurait le minimum, il y aurait des images, peut-être même des belles images qui tirent les corps vers l’abstraction des formes, et l’intrigue fortuite se bouclerait comme elle aurait commencé, en suspens.

Le film. Entre les gros plans et les lumières tamisées, il y a du cru, (le titre, c’est quand même Shame, la honte est un peu partout), on peut voir Michael Fassbender faire pipi pour de vrai (quoique de dos, c’est sûrement la doublure, pff) on peut voir de l’amour tarifé, et des corps coupés, surtout quand ils sont nus, on voit des trois-quarts, des troncs, des mouvements explicites, en mode vidéo clip ultra lent. “Slowly”, c’est une des premières répliques de Brandon, l’anti-héros sex addict. Slowly, c’est un art, jusque dans l’interprétation de New York New York de Sissy, la soeur (Carey Mulligan). On peut dire, et c’est sûrement une qualité dans un monde hyper-kinétique, que le film prend bien son temps, et ne s’embarrasse pas de personnages superflus ni d’une intrigue inutilement complexe. Il ne se passe pas grand-chose, donc, mais en musique : bande son ambient et Bach version Glen Gould. Dans une vie de célibataire au demeurant parfaitement banale, un peu laborieuse, un peu éduquée, un peu esthète, Brandon se purifie les oreilles, à défaut de savoir doser et apprécier ses plaisirs.

Du côté des clichés, on apprend que les Irlandais sont de fieffés pervers, (toute nation a ses petites faiblesses), qu’un homme sex addict se promène souvent tout nu chez lui, que ce genre d’hommes a une classe naturelle et une capacité de séduction hors du commun, (il faut bien des compensations), que les boîtes à partouze sont des lieux de perdition (qui en doutait ?), que c’est extrêmement difficile de devenir chanteuse, et que la nuit, on peut courir tranquille dans les rues, quand on n’en peut vraiment plus de soi.

Une piste, pourtant, s’il fallait retenir une piste, en l’espace suspendu d’1h40, sur toutes ces histoires de coïts, le cul dans un fauteuil entouré de rumineurs de pop corn, s’il fallait dégager quelque chose qu’on ne voit pas à l’écran, mais qui est présent : oui, le film suggère, non, il ne prend pas la peine de l’expliquer, son côté tragique. Le personnage, son mal et sa soeur sexy, sont du genre Atrides, maudits , du côté du destin. Ça arrive, et ça n’aide pas, à trouver sa place dans le monde.

A voir ? A toi de choisir, si tu lis les Inrocks, tu vas sans doute grincer des dents devant cette « parabole emphatique et pesante sur la solitude et le sexe triste, où se dresse quand même Michael Fassbender, acteur turgescent »
(Mais le film est surtout vide et lent, pas tellement emphatique et pesant, non ?) Si tu adores Elle, tu courras te délecter d’un « film troublant et inoubliable ».
Entre les deux, Libé titre “Baise de tension”, (bien vu) et Philippe Azoury signe le prototype de la critique parisienne, pas trop méchante, ni trop brillante, un peu cabotine, quand même.

La morale de tout ça ? Alors, l’addiction sexuelle, c’est mal ou c’est bien ? Le film ne tranche pas, (c’est un mérite), et montre en plans hachés (Steve McQueen connaît la grammaire cinématographique et l’utilise : vu du ciel, gros plan, champ, contrechamp, plan séquence, et tout, il y a tout, du flash-back, du déjà-vu, tout…) et avec peu de mots que ça fait souffrir un peu beaucoup, la honte d’être esclave de son sexe, que ça empêche l’amour et tout autre forme de lien affectif. Le mec parfait a une vie d’enfer.

Le dernier mot… Mais, tu peux voir ça comme tu veux. Le film n’impose rien, Steve Mcqueen, dans une interview dit qu’il n’a pas à expliquer ce qu’il fait, (autour de 5.19 dans la vidéo). Le film accorde une étonnante liberté à ton regard, chaque spectateur peut, écrire sa variation à lui (Bach n’a pas dit son dernier mot) : si tu veux, il regrette son état, si tu veux, il s’en accommode pas si mal, si tu veux, la soeur chante bien, si tu veux, elle est camée et foutue, si tu veux, il aime aussi baiser sans états d’âmes, si tu veux, il n’a pas le choix et ne jouit jamais, si tu veux, il déteste sa soeur, si tu veux il est extrêmement un peu trop attaché à elle. Et à la fin, c’est pareil : si tu veux, tout recommence, mais tu peux tout aussi bien voir que c’est fini.

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Tintin Phones Home!22.10.11

A moins que vous ne reveniez d’un long périple dans la campagne syldave ou que vous ne reveniez d’une guerilla au San Theodoros, impossible d’ignorer qu’aujourd’hui, c’était la première mondiale de Tintin et le secret de la Licorne, réalisé par Steven Spielberg et Bruxelles avait sorti la grosse artillerie pour accueillir le réalisateur et quelques stars du film (Jamie Bell, qui interprète Tintin et Gad Elmaleh pour son apparition en tant qu’Omar ben Salaad).

Tapis rouge, escorte policière, exposition de voitures de collection apparaissant dans les albums de Tintin, dessinateurs de BD, acteurs et réalisateurs; présence princière, place De Brouckère bouclée… La totale pour l’oeuvre d’un des réalisateurs les plus populaires au monde. Le temps de visionner le film et de faire une conférence de presse et HOP, toute l’équipe était déjà repartie en direction de Paris, dans un Thalys customisé (j’avais bien dit que c’était la totale) où se tenait une 2e avant-première.

Récit d’une journée marketing…

Et vous? Fan de Spielberg ou d’Hergé? Irez-vous voir le Secret de la Licorne? Ou vous frisez l’overdose? Vous avez eu la chance d’assister à la première? Qu’avez-vous pensé du film?

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Des places à gagner pour BNP Paribas Fortis FilmDays!16.09.11

Tu ne le sais peut-être pas encore, le week-end du 21 au 24 septembre, il te sera possible d’aller visionner un film dans une salle de cinéma en Belgique pour 4€ la séance.

C’est ce qui est proposé par BNP Paribas Fortis FilmDays dans plusieurs salles du pays.

A Bruxelles, tu pourras te rendre au choix au Vendôme, l’Actors Studio, le Styx ou encore dans l’un ou l’autre des multiplex de la ville.

Rassure-toi je n’ai pas vendu mon âme au diable pour que tu puisses gagner des places. Si j’écris cet article c’est aussi et surtout parce que certains films sont particulièrement intéressants et ce, grâce à la collaboration avec Cinevox qui met en avant la production cinématographique belge.

Cinevox offre à deux de nos lecteurs la possibilité de gagner 2 invitations pour assister à une séance au choix.

Détails du concours

Pour gagner, envoie-nous par e-mail la réponse à la question suivante :

Quel film belge, présenté dans le cadre des Cinevox Happening, a fait l’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2011 ?

Les deux premiers qui enverront la bonne réponse avant le 19 septembre 2011 à midi remporteront les places !

N’oublie pas de préciser tes coordonnées postales complètes afin que nous puissions t’envoyer les billets si tu es le gagnant !

e-mail adresse du concours : julienb@voice.be

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Une femme libre22.11.10

Des cris à quelques pas de moi. Une femme surexcitée parle “des hommes, de la violence, des femmes”. Je ne comprends pas ce qu’elle dit, ni pourquoi elle parle si fort.

Je réalise à ce moment-là que la lumière est allumée, que le film est terminé.

Mon regard se pose sur la rangée devant moi : un homme sort un mouchoir de sa poche et le tend à une femme qui pleure.

Je prends mon manteau, mon écharpe, mes gants. A ce moment-là, la réalité me rattrape : il s’agit d’un petit matin de novembre bruxellois.

En remontant l’allée, je vois cette femme qui sanglote, son visage dans les mains. Elle est consolée par son compagnon qui l’entoure de son bras protecteur.

A ma droite un autre couple, hébété, choqué. Ils ne disent pas un mot. Ils se tiennent par la main.

Ce que je réalise d’abord, c’est que ce sont des femmes en pleurs ou en énervement. Mais ce que je souligne surtout c’est que ce sont des hommes qui les consolent, les rassurent, les protègent.

Je sors du cinéma Vendôme. Il y a du soleil et je suis une femme libre.

Je viens d’assister, avec d’autres, à une séance de cinéma organisée par l’asbl Les Loupiottes dans le cadre du ciné club “Les Samedis du ciné“. Un samedi sur deux, deux films (un pour enfants, un pour adultes) au prix plus que démocratique de 2,50€ par personne.

Je tenais à tester la formule. J’ai même poussé le vice jusqu’à rentrer relativement tôt de ma sortie, la veille.

La séance à 10h30, pour la “Ministre des Sorties” que je suis, ça semblait presque impossible…

Mais j’y suis arrivée (motivée sans doute par le fait que j’avais déjà passé une très bonne soirée au Parc Savoy, jeudi soir, grâce à Dimitri From Paris, pour fêter les six ans d’existence du lieu. Après ça, mon vendredi soir pouvait être calme, malgré le très bon DJ set de Daryl au café Tigre).

Pour ma première séance j’ai eu droit à la projection de “Fleur du désert”. L’histoire d’une fille partie de Somalie pour se retrouver sur les couvertures des magazines de mode et autres “catwalk” (après quelques péripéties, bien entendu).

Le résumé, lu comme ça, semble presque banal. Mais ce film, c’est d’abord l’histoire d’une femme qui s’est battue pour une vie meilleure. L’histoire, aussi et surtout, d’une femme (malheureusement parmi beaucoup d’autres) qui ne bénéficie pas des mêmes libertés que moi, et qui a subi une excision à l’âge de trois ans.

Pendant que je marche, je me dis que l’excision n’a pas uniquement pour objectif d’empêcher les femmes de jouir (oui, jouir !) d’une certaine liberté sexuelle.

Tout leur est interdit.

Alors, en parcourant les rues de la ville, après avoir assisté à une séance de cinéma de mon choix, dans le quartier que j’ai choisi, au moment où des pensées plus triviales traversent mon esprit (vais-je d’abord manger dans un petit restaurant ou chez moi ? M’accouder seule à un quelconque bar du quartier, ou appeler des amis ?), ma liberté, j’en profite. Je la savoure.

Je me dis qu’être une femme au 21ème siècle à Bruxelles, c’est une grande chance.

Je n’oublie pas, cependant, cette petite phrase, à la fin du film, sur le fait que l’excision est toujours pratiquée, non seulement en Afrique, mais également en Europe et aux Etats-Unis au sein des communautés d’immigrants des pays concernés.

Alors, en marchant dans ma ville, je m’inquiète….

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Short Escape – the short movie rendez-vous11.04.08

Tu as envie de découvrir gratuitement le monde du court-métrage ?

Ne rate pas les rendez-vous “Short Escape” au beurskafee !!

shortescape2

Forte de son succès, la formule de Short Escape reste la même: chaque mois une compilation de courts-métrages réalisés par des talents belges et étrangers. Le principal critère de sélection est la qualité. Tous les genres cinématographiques sont pris en compte: documentaires, fiction, animation, clips vidéo,… De surcroît, Short Escape invite les réalisateurs à introduire leur film et à dialoguer avec le public. Une caresse pour vos rétines!

Le prochain rdv est le jeudi 17 avril à 20h30. Réserve d’ores et déjà ta soirée !

Lieu : Beursschouwburg – Rue A. Orts, 20-28 – 1000 Bruxelles

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