ah non, peut-être ?!

Archive pour la catégorie ‘Bruxelles’

Archives numérisées de Bruxelles03.02.11

Votre famille est établie à Bruxelles depuis plusieurs générations ? Vous vous demandez d’où viennent les grands noms de la Capitale ? Vous voulez voir quels illustres personnages ont signé les livres d’or de la ville ?

Tadam ! Une super trouvaille pour les curieux de vieux papiers : les Archives de la Ville ont numérisé une partie de leur patrimoine documentaire et certains documents sont dispo en ligne.

Ce qui a le plus titillé ma curiosité ce sont les almanachs de la fin du XIXe siècle, sortes de bottins qui permettent de savoir tout sur les riverains des rues (disparues) de la Ville (sauf si il s’agit de rues peuplées d’ouvriers), qui est électeur (vote censitaire) où vivent les personnalités… une mine !

On se croirait sur Facebook réseau Bruxelles en 1887

Cette masse d’info n’est qu’une infime partie des quatre millions de pages qui ont désormais été numérisées eux-mêmes petit morceau des 25 kilomètres de haut que représenteraient toutes les archives empilées.

Si vous retrouvez vos ancêtres dîtes-nous ce qu’ils faisaient, où… et quand ;)

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Taxi Bruxelles28.01.11

Nous avons tous pris le taxi à Bruxelles. Dans mon cas, c’est généralement en fin de soirée, quand la STIB fait dodo et que j’ai trop bu pour prendre un Villo (quoi que). Bref. Quand je suis désespéré.

Nous avons tous nos anecdotes, nos petits coups de gueule. Je vous propose de les raconter ici, en commentaires.

Trois petites anecdotes de ma part:

Anecdote #1:

Un jour j’ai acheté un écran plat qui se trouvait dans une boite pas trop volumineuse. Je suis à la sortie du magasin. Je téléphone pour un taxi et on me demande si j’ai “acheté quelque chose” et “quoi”. On me dit que “des règles de la communauté” (pardon, communauté?!) interdisent “le transport de boites”, qu’il faut un taxi colli pour ca. Je suis méfiant. Je raccroche. J’arrête un taxi sur la route: il ne peut pas m’aider, c’est un taxi de l’aéroport, 3x plus cher, mais lui me dit que cette règle n’existe pas. J’appelle une autre société de taxis, j’explique, on ne me fais pas de problème: “ah mais si ca rentre ca rentre hein monsieur”. Je ne vais pas citer le nom de la première société de taxis ni leur couleur écolo, mais je les ai rayé de mon téléphone.

Anecdote #2:

Un jour je reviens d’une mission photo en Flandre. Ayant peur pour mon matériel je décide de prendre un taxi jusque chez moi plutot que de faire le trajet à pied depuis la Gare du Nord. Lorsque je donne mon adresse à un taxi qui fait la papotte à ses collègues, celui-ci me dit “pfff c’est pas loin ca” et dit qu’il ne fera pas la course, j’insiste un peu et il devient vulgaire. Ses collègues: idem. Pourtant, j’habite à facilement 1,5 km de la gare. C’est pas que ce n’est pas rentable.

Anecdote #3:

Un jour je monte dans un taxi à la Gare du Nord pour rentrer chez moi. Le chauffeur fait infraction sur infraction: téléphone lors de la conduite, bruler feu rouge sur feu rouge, exces de vitesses inutiles, aggressivité,… Arrivé chez moi, il me dit “ca fera 12 euros, sans pourboire”. Pardon? Je lui donne un billet de 20 euros, il me dit qu’il ne peut pas me faire la monnaie. Il m’emmène, sans que je dise quoi que ce soit, devant un snack un peu plus loin. “Va me chercher un coca”. Euh, et le “steuplé” c’est en option ? Je dois de toute façon lui faire la monnaie mais il y a quand-même d’autres manières de parler aux gens. Entre temps il laisse son compteur tourner. Je suis fatigué. J’ai bu. Je me laisse faire. Il ne me droppe même pas devant chez moi. En tout cas, son pourboire, il ne l’aura pas eu. Comme tous les autres taxis.

Et plus j’y réflechis, plus les anécdotes me reviennent, comme ce chauffeur de taxi qui pendant toute la course était en train de s’arranger un plan cul, sans gène, devant ses passagers. Ou encore lui avec ses écrans. Etc. Etc. Et vous?

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Carte de la blogosphère bruxelloise26.01.11

Exercice délicat que de tenter de rassembler la blogosphère bruxelloise… mais j’ai tenté le coup pour mon blog perso et voici le résultat:

- version naviguable -

Je vous laisse découvrir les subtilités des lignes, les liens entre chaques blogs, et le lien éventuel avec la station officielle qu’ils remplacent… :-)

Si vous souhaitez lister votre blog pour une prochaine version/ville/thème c’est par ici!

Bon voyage sur nos lignes! ;-)

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Brussels Breathe(s) | Bruxelles Respire(nt) | Brussel Adem(t)27.12.10

Cette très belle vidéo et ce chouette texte sont de Andri Haflidason. Si vous aimez, n’hésitez pas à aller “liker” sa page Facebook… Le texte est tel qu’il se trouve avec la vidéo. Je pense qu’il n’y a rien à ajouter. ;-)

Brussels Breathe(s) from Andri on Vimeo.

Du cœur :

Bruxelles, je t’aime. Comme si tu étais un être vivant, qui respire. Tu es bien sûr un ensemble de rues, de bâtiments, de pierres et bien plus; mais je pourrais jurer que, le matin, on peut t’entendre respirer; par une chaude journée d’été, te sentir te détendre sous nos pas et, par une fraîche nuit d’hiver, te recroqueviller sur toi-même… comme nous le faisons tous. Je ne l’avais pas remarqué au départ, pas du tout, mais au cours de ces années tu es devenue d’abord une amie, puis une compagne et ensuite une part de moi, quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas.

Si je devais t’imaginer comme un morceau de musique, je ne pourrais choisir une seule piste ou un seul genre. Ta bande-son a toujours été aussi riche et variée que tu l’es toi-même : parfois imposante et spectaculaire, parfois douce et apaisante, parfois électronique et effrénée. Pendant les années que j’ai vécu ici, j’ai trouvé tes saisons toujours belles, toujours intenses. Ceci est mon petit hommage à, en particulier, l’été 2010; le moment qui nous a finalement vu nous séparer.

Bruxelles… tu as parfois failli me faire pleurer lorsque j’étais assis sur tes toits ou allongé quelque part à admirer cet endroit qui continue à me surprendre et à apporter émerveillements et mystères à la vie. Si j’ai perdu ce sentiment, je ne l’ai pas oublié et, comme pour l’amour, je me demande ce qui s’est passé et où c’est parti. J’espère désespérément que les choses changent et redeviennent comme avant. Mais nous savons que ce ne sera jamais le cas. La vie continue et les lieux, tout comme les gens, changent.

Du cœur… celui qui aspire à ressentir cette délirante et magnifique Bruxelles à nouveau.

De la tête :

Plus tôt cette année, j’ai commencé un projet qui était une tentative d’enregistrer et même de ressusciter mon amour de la «tranquillement glorieuse» ville de Bruxelles. Tant de fois je me suis demandé pourquoi voyons-nous (dans les médias de «masse») si peu d’hommages à cet endroit charmant, beau et surprenant. J’ai trouvé ça, et je le trouve encore, effarant. Cette ville a du charme, de l’inattendu, du surréalisme, de l’absurde. Elle est abondamment honnête, inhabituellement modeste, mais calmement abondante.

Je me suis dit que c’était quelque chose que je devais faire, quelque chose qui commence à montrer ce qui fait de Bruxelles un lieu si génial, tant aimé en fait, même quand ces mots sont si rarement utilisés pour décrire ce lieu. Pendant près de la moitié de l’année, presque tous les week-end, j’emportais ma camera avec moi, assis pendant des heures en regardant la ville à la recherche de ces «tranches de magie» qui caractérisent si bien la ville. Le résultat s’est avéré très différent de ce que j’avais imaginé au départ.
J’ai beaucoup appris grâce à cela et, après ces mois de travail, je vois maintenant comment je le ferais si je devais le refaire.

Après de nombreux essais, j’ai trouvé une structure pour le film qui suit le déroulement d’une journée; les changements de la lumière à l’obscurité et le déplacement depuis la petite échelle, au ras du sol, jusqu’à une échelle plus grande et plus haute. Le titre vient du fait que la toute première séquence que j’ai monté avec la magnifique musique de Goldfrapp a été celle de l’herbe paraissant “respirer” alors que le soleil traverse le ciel. J’ai trouvé que ce moment était l’un des plus surprenants et atmosphériques; et même si cette herbe pourrait, je suppose, avoir été n’importe où, pour moi elle est empreinte de ce sentiment de cet été à Bruxelles.

J’ai l’impression que ce que j’ai fait ici n’est que gratter à la surface de ce lieu et est limité par le temps, la technique, et bien sûr, mon opinion personnelle de la ville. Bien entendu, pour certaines personnes ce travail ne représente pas vraiment ce lieu comme ils le voient; et même certaines parties peuvent être considérées comme génériques comme c’est souvent le cas avec ce genre de travail sur le temps qui s’écoule. Ce n’est pas le Bruxelles de tout le monde. Il est bien entendu constitué de ce que j’ai vu, de comment je l’ai vu, et ça me fait mal de penser à tous ces moments que je n’ai pas pu attraper, pas pu enregistrer, ou même pas vu.

Pour toi, Bruxelles, Brussel, Brussels

(mes remerciements à Eric pour la traduction)

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L’avenir de la forêt de Soignes29.11.10

par Benoît LESEUL.

Bruxelles a la chance extraordinaire de disposer d’une forêt à domicile : la forêt de Soignes. Elle couvre à elle seule 10% du territoire de Bruxelles-Capitale, et est partagée entre les trois régions du pays (40% à Bruxelles, 50% en Flandre, 10% en Wallonie).

Exceptionnelle à plus d’un titre, elle est classée depuis 1970 et aujourd’hui zone Natura 2000 de l’Union Européenne. Elle est notamment renommée pour sa gigantesque “hêtrée cathédrale” plantée à l’époque autrichienne (jusqu’en 1785).

S’il ne s’agit pas d’une forêt primaire, car elle a longtemps exploitée pour le bois et la chasse, elle n’a néanmoins jamais été rasée pour être consacrée à l’agriculture, ce qui lui permet d’avoir encore le sol et le relief d’origine.

Il y a une dizaine de jours, Bruxelles Environnement (aka l’IBGE) organisait une soirée débat à la maison haute de Boitsfort concernant l’avenir de la forêt. Je m’y suis retrouvé un peu par hasard et je n’ai pas vraiment pu prendre de notes structurées, mais vu l’affluence dans la salle le sujet intéresse beaucoup de monde.

Beaucoup semblaient inquiets car la région de Bruxelles, qui gère via Bruxelles Environnement 38% de la forêt, envisage l’élaboration d’un nouveau plan de gestion suivant celui établi en 2003 et qui réduirait de manière importante la “hêtraie cathédrale”. Le plan de 2003 prévoit déjà sa réduction de 65 à 50% de la forêt. Les études réalisées depuis, notamment la canicule dévastatrice de 2003, semblent démontrer que ce ne sera pas suffisant pour préserver la forêt dans les siècles à venir, notamment si l’on prend en compte les changements climatiques.

Le hêtre, en particulier, supporte mal la sécheresse et les vents importants. Les prévisions à long terme (2100), mais qui pour un arbre planté aujourd’hui représentent moins de la moitié de sa vie, s’orientent vers une augmentation des périodes de sécheresse comme celle de 2003 (jusqu’à une année sur trois) et une diminution de moitié des précipitations en été. De plus, des tempêtes comme celles de 1990 (140 Km/h) créent des trouées et des “couloirs de vent”, qui s’étendent ensuite inexorablement dans toutes les directions. La probabilité de ces tempêtes augmente également. Pour éviter ces destructions, il faudrait des plantations plus diversifiées dans les zones exposées de la forêt, et les hêtres bicentenaires ne pourraient à terme être conservés que dans les cuvettes et les pentes bien abritées.

Un intervenant faisait aussi remarquer que même sans intervention, la forêt change progressivement. Au lieu du tapis de feuilles mortes uniforme qu’on pouvait y trouver il y a une vingtaine d’années, on commence à voir toutes sortes de plantes dans les sous-bois. La raison probable en est la perte de feuillage importante des hêtres, qui laissent ainsi passer plus de lumière vers le sol. L’IBGE a commencé à déjà commencé à prendre en compte ces observations
en plantant une variété de chêne différente, plus résistante à la sécheresse. En effet, par un heureux hasard (?), le plan de 2003 prévoyait simplement d’utiliser du chêne, sans plus de précisions.

Je n’ai pas trouvé les présentations en ligne, mais des versions plus complètes sont consultables en bas de cette page :
http://www.ibgebim.be/Templates/news.aspx?id=25410&langtype=2060&site=pr

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58 mois pour un déménagement…24.10.10

Plusieurs chantiers ont été lancés récemment à Haren, dans le nord de Bruxelles. Tout d’abord le déménagement de l’OTAN, qui sera colossal. L’étude présentée aux riverains de Haren estime une durée de chantier d’environ 58 mois!

Futur quartier général des forces de l'OTAN-Haren

Futur quartier général des forces de l'OTAN-Haren

Ce gigantesque bâtiment accueillera plus de 4.000 fonctionnaires de l’OTAN. Les installations occuperont l’ancien site de l’aérodrome de Bruxelles, tout premier aéroport de la capitale. Les hangars d’époque n’ont pas pu être sauvegardés, malheureusement. Allez savoir pourquoi…

Des piscines, des terrains de sports, des salles de conférence gigantesques, tout y est prévu pour offrir un bien-être absolu aux milliers de personnes qui y travailleront.

Des riverains entendus?

Il y a quelques semaines d’ici, les habitants de Haren (et de Diegem, en Flandre) étaient invités à la 3e réunion d’information dans le Quartier Reine Elisabeth des Forces Armées Belges. Lors de cette séance de communication bien ficelée, une dizaine de personnes (OTAN, maitres d’ouvrages, Beliris et autres organismes impliqués dans le projet) était prête à répondre aux questions des riverains.

Celles-ci étaient claires et évidentes à la fois: Quid de la pollution (sonore, visuelle, environnementale) pendant toute la durée des travaux? Quid de la mobilité pendant et après les travaux? Quid d’une synergie utile et viable entre les riverains et l’OTAN? etc. Les demandes ne manquaient pas. Les réponses ont parfois été “surprenantes”.

Prenons l’exemple de la mobilité; le directeur général de l’OTAN précisait que tous les axes de mobilité ont été réfléchis en collaboration avec Beliris et une société de consultance (NDLR: le nom n’a pas pu être connu). Tram, bus, voitures et vélos cohabiteront de manière ordonnée, sur un plan de circulation amélioré, dont le projet Léopold III décrit ci-après.

Ce n’est pourtant pas si rose qu’il n’y parait; le parking autorisé à l’OTAN aura une capacité maximale de 2.000 véhicules. Haren pourrait bien devenir un “parking sauvage” idéal pour les 2.000 autres voitures de société…

A cela, il est dit que l’utilisation des transports en commun et des vélos personnels sera dopée. Une belle initiative qui pourrait être combinée, à mon avis, avec les Villo de JCDecaux, qui se développent de plus en plus au centre de la Capitale. Les gestionnaires de l’OTAN n’avaient aucune réponse à ce sujet, et renvoyaient la balle à cette fameuse société de consultance, qui doit encore rendre son rapport. Dont acte.

A côté de ce chantier transatlantique, si vous êtes un habitué de la route qui mène de Meiser à l’aéroport de Bruxelles-National, vous aurez certainement remarqué les travaux d’envergure qui prennent place sur le boulevard Léopold III.

Un boulevard Léopold III remis à neuf

D’après Beliris, responsable du projet, il était indispensable de rendre cet axe très fréquenté plus vert, plus accessible et plus sûr pour les piétons, bus, trams et cyclistes, tout en facilitant les véhicules.

Y sont donc prévus; -une nouvelle ligne de tram, qui ira plus loin que l’actuelle station Bordet, -un tunnel pour différencier le trafic local du trafic de transit (2 x 2 bandes prévues en sous-sol!), -un pôle d’échange multimodal (traduisez: des arrêts de trams confortables, des zones Kiss & Ride) ainsi que deux ronds-points en surface.

Les gestionnaires de ce projet tentent évidemment de coordonner leurs efforts pour que tout ceci soit prêt en même temps (voire même plus tôt) que le chantier du nouveau complexe de l’OTAN dont je vous présentais les grandes lignes plus haut.

Vous l’aurez remarqué, ces projets particulièrement importants vont impacter sur le quotidien des riverains, qu’ils soient de Haren, de Diegem, d’Evere ou même de Schaerbeek. Si vous aussi, vous vous sentez concernés par le sujet, si vous avez des remarques par rapport à ces grandes transformations, n’hésitez pas à les partager avec nous.

Source: document de présentation (pdf) du projet de réaménagement du boulevard Léopold III Schaerbeek, Evere, Bruxelles, rédigé par Beliris , en collaboration avec le SPF Mobilité et Transports.

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