ah non, peut-être ?!

Archive pour la catégorie ‘Bandes dessinées’

Expo Dupuy-Berberian chez Brüsel13.02.08

expo_brusel.jpgLes amateurs de BD connaissent généralement bien cette librairie du centre réputée pour son choix, ses sélections, ses expos et la passion communicative des personnes qui y travaillent. Brüsel dispose d’un étage en partie arrangé avec un système de passerelle assez original. Cet espace est régulièrement investi pour exposer le travail d’artistes du 9e art. A partir du 14 février, la galerie accueille une expo à ne pas rater : des planches et dessins originaux de Dupuy et Berberian.

facade_berberian.jpgCes auteurs de BD se sont notamment faits connaitre au travers de la série Monsieur Jean mais sont aussi à l’origine de la série Henriette, et d’autres ouvrages dont un que j’apprécie particulièrement, La théorie des gens seuls. Leur travail en commun (fait assez rare, ils sont tous deux dessinateurs et composent leurs dessins ensemble) a été cette année récompensé par le Grand Prix du Festival d’Angoulème. Enfin, pour boucler la boucle, sachez qu’ils ont décoré un des murs de la capitale, rue des Alexiens.

Le vernissage de l’exposition a lieu le 14 février à 18h30 et sera suivi d’une séance de dédicaces des 3 auteurs (Dupuy, Berberian et C. Denis qui signent ensemble un nouvel album paru ce mois) à partir de 20h30 (malheureusement déjà complète).

Plus d’info sur le site de Brüsel
Boulevard Anspach 100
1000 Bruxelles

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Pascal Brutal à Bruxelles17.10.07

couverture tome 2 de Pascal BrutalPascal Brutal est, comme son nom l’indique, une grosse brute originaire de Rennes qui porte une magnifique gourmette, des baskets torsion et un irrésistible bouc. Car, dans l’univers imaginé par son créateur Riad Sattouf, il se trouve que les filles sont complètement dingues d’un type comme Pascal qui a donc un nombre impressionnant de conquêtes féminines.

Mais quel lien avec Bruxelles ? Dans le tome II sorti récemment, Pascal décide d’aller dire bonjour à son ami Eric. Il s’est marié avec Annabelle, une Belge, et habite désormais Bruxelles. Pascal enfourche sa bécane, passe la douane belge, imite l’accent bruxellois comme tout bon français qui se respecte “une fois” et découvre un pays dont la monarchie a subi un coup d’état lancé par la française Aline D’arbant exilée au plateland et qui impose une gynarchie (sous l’infulence de l’américaine Valérie Solanas) : un système où règne l’ordre des femmes violentes. Le héros macho est mal barre et pris au piège, les hommes, soumis, sont en effet à la merci des femmes.

Pour amateurs de 2e-3e-4e degré.

Pascal Brutal 2
Par Riad Sattouff
chez Fluide Glacial
Pascal a son MySpace

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Le ciel au dessus de Bruxelles [après]06.07.07

Bruxelles, mars 2003. L’invasion de l’Irak par l’armée américaine est annoncée au monde par George Bush.

A l’hôtel Hilton, Fadya, une beurette candidate au suicide, la taille enserrée par des explosifs essaie d’échapper à Jules, juif khazar, qui lui fait tout remettre en question.Et pour exorciser la peur de la guerre et de la mort, ils font l’amour. Bernar Yslaire a toujours aimé introduire un peu d’érotisme dans ses bandes dessinées (ah, les inoubliables étreintes de Bernard et Julie de la saga des Sambres) mais là, le dessin est cru. Très cru. Yslaire tournerait-il pervers pépère? Pas tout à fait. Car ces deux là sont destinés depuis des siècles et se rencontrent toujours au moment des plus grandes tragédies. A la fin, une page d’explication de l’auteur. Il n’était pas obligé mais tient à justifier sa démarche. Celle de John Lennon, de Yoko Ono et de leur Bed-In. Pour chasser l’horreur, quoi de mieux que le love power? Certains, comme moi, trouveront que c’est un peu léger mais Yslaire est si sincère dans sa démarche qu’on a du mal à lui en vouloir.

Point de vue esthétique, les bleus et blanc d’un ciel de printemps d’ [avant] (le premier volume) ont cédé la place au nuances de chairs. Claires pour Jules, ambrées pour Fadya. Au dessin toujours somptueux de l’auteur s’ajoute des images de vrai JT retravaillées, technique qu’il avait déjà utilisé dans le XXième Ciel.

Le ciel au dessus de Bruxelles [après], aux Editions Futuropolis , est un bon Yslaire, comme on dit, peut-être pas du niveau de ses précédents albums mais toujours fréquentable !

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Antti15.06.07

Cover de l’album AnttiVoici une petite bédé savoureuse à souhait, à se procurer quelques minutes avant de se mettre en terrasse par une après-midi ensoleillée (d’accord, c’est pas gagné d’avance).

Le pitch : Antti est un jeune Suédois de 20 ans qui a dégoté un stage dans une boîte de pub à Bruxelles. Le récit décrit sa vie depuis son arrivée sur le tarmac de Zaventem, la relation avec ses collègues de travail, ses déboires avec ses collocs, ses impressions sur Bruxelles et bien évidemment son coup de foudre pour la belle Juliette.

Le style simpliste en noir et blanc et le format séduisent tout de suite, on est rapidement pris dans la lecture. On sourit aux différents clins d’oeils fait par l’auteur sur Bruxelles. Pour les étudiants et ex-étudiants à Bxl, on s’y retrouve tout de suite dans les ambiances de kot et Antti devient vite l’étudiant Erasmus qu’on a tous côtoyé.

L’histoire est on ne peut plus prévisible mais on s’en fout, l’intérêt réside avant tout dans le regard de l’auteur sur sa ville, Bruxelles ( Contrairement à ce qu’on pourrait penser à la lecture, le récit n’est pas auto-biographique, l’auteur est bien belge et s’appelle Max de Radiguès).

Vous avez reconnu le café en cover ?

Antti par Max deRadiguès
Editions “L’employé du moi

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Souvenir d’une journée parfaite.11.06.07

Hier soir, nous nous sommes installés, moi, mon thé, le chat, le nouveau récit de Dominique Goblet et la douceur du jardin. Dominique Goblet est une artiste un peu à part. Je me souvenais de son livre précédent “Souvenir d’une journée parfaite“, publiée chez Frémok. Une tranche de vie illustrée. Ca commençait par “Chaque matin, je traîne au vieux marché, Place du Jeu de Balle, au coeur de Bruxelles…”.

Faire semblant, c’est mentir.

Je prends son dernier livre en main, le tâte. La couverture est rigide et pourtant douce. Une jeune femme pensive y boit un verre de vin. Le titre: “faire semblant, c’est mentir“. Editeur: L’Association.

Quelques émerveillements plus tard, je replie doucement mes pensées sur cette histoire.
Je suis bouleversée.
Touchée.
Domique Goblet parle de sa vie, de son père, de son rapport à l’absence, de la colère et des ces mots prononcés que l’on aurait préféré avaler. Elle peint avec ses mots, dessine de silence, écrit de visages.
C’est fort. C’est doux. C’est fort. Encore.

Il commence à faire un peu frais. Je rentre. La télévision me jette le résultat des élections au visage. Je tremble. Qui suis-je moi? Mes racines wallonnes, mes passions bruxelloises, mon amour flamand. Qu’allez vous faire de ma Belgique? Un ami m’appelle. Il est survolté. Il vient d’apprendre que ses parents ont voté pour un parti extrêmiste. Il ne comprend pas pourquoi, je le laisse parler. ll semble en avoir besoin. Il me dit “je sais pas quoi faire, j’ai essayé d’en parler avec eux mais ils veulent rien savoir, tu crois que je dois laisser glisser, faire comme si?”.

Je ne sais pas quoi lui répondre.
Mon regard tombe sur la couverture du livre de Dominique Goblet: “faire semblant c’est mentir”…

AnneH

Petite info utile: Dominique Goblet dédicace son livre à la librairie Brüsel, ce vendredi 15 juin, de 16h00 à 19h00. Boulevard Anspach 100 – 1000 Bruxelles.

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