ah non, peut-être ?!

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Bruxelles 2009: le web politique ?23.11.08

A l’approche des prochaines scrutins régionaux et européens, il ne se passe plus une semaine sans laquelle l’un ou l’autre observateur se hasarde à pronostiquer la place “majeure ” que devrait occuper Internet dans la campagne électorale. S’il faut reconnaître que la guérilla en ligne menée par Barack Obama a contribué non seulement au financement de sa candidature et à sa victoire magistrale, le schéma semble peu ou prou applicable en Belgique et, en ce qui nous concerne, à la sociologie du corps électoral bruxellois.

Le piège du nombrilisme blogeois, la platitude des feuilles de choux ?

D’emblée, deux différences notables sont à noter sous nos latitudes: qu’ils aient lieu dans un canton de Saint-Gilles ou de Jette, les votes sont obligatoires et il n’y a donc pas de nécessité de mobiliser l’électeur ; les dépenses de campagne sont limitées par la loi et une série de règles balisent l’usage de gadgets de type marketing. In fine, les paramètres américains sont très loin d’être ceux qui prévalent à Bruxelles: il ne s’agit pas de rassembler des courants internes à un parti puis seulement de convaincre une minorité d’indécis à Denver ou à Washington, l’objectif essentiel tient davantage dans la récupération du maximum de voix majoritaires qui se situent au “centre” de l’échiquier (les opinions fluctuantes). Le Parti socialiste et le MR, par exemple, ont leurs noyaux durs d’électeurs. L’enjeu pour juin 2009 étant de présenter leur meilleur profil pour attirer tous les déçus et, surtout, les sans opinion.

Passé ce préalable, quelle est la cible effective du marketing sur Internet ? Dans une capitale où l’on compte 25% de citoyens vivant sous le seuil de pauvreté et un taux de pénétration bien faible de 50% de connection des ménages sur la toile, le pourcentage des personnes concernées fond comme neige au soleil.  Il se situe même aux confins de l’anecdote lorsque l’on se demande quelle est la proportion de clients du Marché du Midi, de petits pensionnés ou de promeneurs au Bois de la Cambre, qui savent ce qu’est un lien RSS , un suivi sur Twitter , un blog politique ou qui s’inscrivent dans un groupe partisan sur Facebook. Certes, il y a l’effet viral qui dépasse parfois son cadre d’origine, à l’instar des vidéos de Michel Daerden , mais le caractère épisodique n’est que peu porteur. Quant aux blogs des élus de la capitale, ce sont au mieux des groupuscules de fans à la taille confidentielle, au pire, des aires désertiques. 

Tout cela pour dire la toile ne sera pas oubliée lors de la prochaine campagne mais on fait déjà le pari de ce qu’elle sera un outil “mineur

” pour le marketing. A quoi bon créer l’illusion d’un dialogue avec les électeurs potentiels quand le citoyen lambda n’est franchement pas demandeur (l’assiduité déficitaire des commentaires sur les carnets de politiciens) et que la logique de parti cadenasse ce type d’initiative (la langue de bois et les poncifs habituels en tête des menus) ? Les candidats le savent et la grande majorité des contribuables ne s’y intéressent guère.

Rien n’est perdu ? C’est juste une question de temps et, surtout, de culture…parce que la distribution des calendriers, des cartes de voeux, des invitations au bal du Bourgmestre et les raids sur les marchés sont de loin et toujours les armes tactiques principales avant les urnes.

Crédits photos: Azugaldia.

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Bulgogis & kimchis23.11.08

A l’inverse de son statut de métropole internationale, Bruxelles compte relativement peu d’enseignes qui élargissent le champ des saveurs hors de l’Europe occidentale. Certes, toutes les vagues d’immigrations successives sont aujourd’hui dignement représentées au chapitre des découvertes, voire plus souvent de la banalité quotidienne, mais il est de ces adresses que l’on découvre très tardivement. Jeter son dévolu sur le Séoul , c’est faire le pari d’une cuisine coréenne aussi peu représentée que très largement méconnue. 

D’emblée, le ton est donné dès l’entrée: le décor est très sobre et un peu suranné. En vérité, rien qui ne surprendra celles et ceux qui sont habitués aux gargotes du pays du matin calme: tout est dans l’assiette, pas dans la verroterie ni dans les couverts. Pour les indécrottables du Pajotteland, mieux vaut quand même le savoir. Petit détail qui a son importance sur le plan de l’étiquette, les baguettes sont présentées en métal et non pas en bois en bon marché ou en plastic.

Petit introspection d’une carte jaunie qui a vu défiler des wagons de cadres expatriés de chez Huyndai : le choix n’est pas pléthorique mais il embrasse tous les grands classiques (salade de méduses, patates douces marinées au soya, bouillon de  porc épicé et ses grosses nouilles,…). Nous avons ouvert le bal avec un assortiment de “mandu” avant d’embrayer sur les deux spécialités de la maison, le “bulgogi

” et un “galbi“. A l’épreuve des papilles, le résultat est convaincant et met un point d’honneur à ne pas s’adapter aux palais occidentaux (morceaux d’ananas, par exemple). 

Hélas, quelques points noirs à l’horizon : les “kimchis “se commandent en supplément alors que dans n’importe quel autre restaurant, ils sont servis gratuitement et à volonté (4 euros, certes, pas la mer à boire) ; le “soju ” est carrément hors de prix, dommage pour les initiations (bouteille à 14 euros) ; la carte des vins est anecdotique même si on ne s’en offusquera pas trop vu le cadre. Quoique affable, le service reste pour sa part sympathique.   

Bref, une adresse qui mérite le détour pour l’originalité de sa cuisine et son très bon rapport qualité-prix (14 euros le lunch à midi et comptez 35 euros le soir, entrée-plat et un Bordeaux correct compris). Cotation maison: 65% (lui) – 70% (elle).

Crédits photos: Pocketmonsterd.

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Taschen à Bruxelles20.01.08

taschen21Sur l’un des coins du Sablon, le célèbre libraire Taschen vient d’ouvrir une boutique à Bruxelles. Après Paris, New York et Beverly Hills, la capitale de l’Europe se voit honorée d’une enseigne aussi luxueuse qu’épurée, signée des mains de Philippe Starck.

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas encore tous les chapitres du catalogue, résumons son top 20 à un véritable concentré d’hédonisme et de culture nivelée par le haut. Des oeuvres de Bettina Rheims à Helmut Newton pour le (mi-)sommet du Panthéon (et de la rubrique prix TVAC), en passant par une multitudes de guides de voyages, de corpus de photos sur l’architecture contemporaine, l’histoire de la lingerie ou tout simplement des calendriers.

C’est beau, un peu pédant et franchement pas donné mais nous on aime beaucoup le concept et la philosophie ! Dans un coin où les boutiques se ressemblent, une touche d’originalité n’est pas pour déplaire…

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Les 20 ans de Bruxelles13.01.08

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ActirisDans le cadre des festivités prévues à l’occasion des 20 printemps de la Région de Bruxelles-Capitale, le gouvernement a eu l’idée originale de mettre en avant toute une série d’organisme régionaux. Parmi ces derniers, l’ancienne ORBEM mieux connue de nos jours sous le nom de ACTIRIS.

Dans une ville où 20% de la population est au chômage, 35% des jeunes sont sans emploi et 30% des nouveaux nés vivent dans une famille qui ne tirent pas ses revenus du travail, on peut quand même se demander s’il n’y avait pas de choix plus “positif” que de mettre à l’honneur le service d’aide à l’emploi.

Est-ce que vous imaginez seulement que pour les 400 ans de la Ville de Québec ou le Bicentenaire de la Révolution française, il fut mis à l’honneur les bureaux de l’ANPE et de Québec Emploi ? Au fond, il n’y a de surréaliste que les choix que l’on s’accorde.

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Le Mont Liban10.01.08

Enseigne incontestable de la cuisine libanaise située dans le haut de la ville, le restaurant Mont Liban est une sorte de forteresse Beaufort de la rue de Livourne où les commerces ont l’habitude d’essaimer puis de mourir au gré des saisons. En termes d’offres, l’endroit est scindé en deux parties: le petit  snack sans prétentions d’un côté et le restaurant aux boiseries kitsch de l’autre. Fidèles habitués, nous avons une nette préférence pour la cantine parce que la cuisine est identique aux deux cadres, l’addition franchement moins salée, l’ambiance family-friendly et le personnel débonnaire.

Côté carte, rien à déclarer, la cuisine libanaise est assez bien représentée même si, à la longue, on finit par espacer les passages pour ne pas se lasser des grands classiques du pays du cèdre (taboulleh, kibbehfattoush, ful, houmous, tahini, labneh, shish taouk, etc.). Côté vins, on ne s’attardera guère parce que les rares bouteilles libanaises sont hors de prix et ne laissent franchement pas de souvenirs impérissables (dommage, une ouverture au Château Musar en vaudrait pourtant la peine !). Direction la bière ou un soda pour étancher la soif ! Avec un peu de chance, vous arriverez peut-être à croiser “Monsieur Georges“, l’adorable patron qui dirige ses troupes d’un claquement de langue et dont le nom est connu des plus belles libanaises de Bruxelles. Les habitués comprendront le propos, aux autres de le découvrir. Cotation maison: Snack: Lui (80%) – Elle (75%) ; Restaurant: Lui (75%) – Elle (70%).

Attention, il y a un concurrent de poids sur la chaussée de Charleroi, l’Orientalia, qui pourrait lui faire de l’ombre s’il n’était pas fermé en soirée. Dommage parce que sa cuisine est vraiment divine…

Crédits photos: Mont Liban.

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Et qui va promener le chien ?07.01.08

.!.

Nichée dans la petite rue de Rollebeek, l’enseigne “Et qui va promener le chien ?

Cocaine Cowboys movie
The Grudge movie full

” est probablement la plus cosy de toutes celles qui sont situées le long des frontières australes du Sablon. On le reconnaîtra fort aisément, les propriétaires ont mis un point d’honneur à soigner un cadre qui convient tant aux esthètes qu’aux fanatiques des ambiances feutrées: la coutellerie, le mobilier et l’éclairage préservent quelque peu le client du syndrome “So cheap“, la très malheureuse spécialité d’un autre coin de Bruxelles, le très surfait Châtelain. Mais du cadre aux plaisirs du palais, la liaison est-elle pleinement assurée ?

Hélas, nous avons été quelque peu déçus et ce, même lors de la seconde session dite de rattrapage. Pour quels motifs ? A la base, il n’y a tout simplement rien de plus déplaisant que de se voir servir une assiette chaude pour un met fort tiède, soit le soupçon intolérable de l’usage du four à micro-ondes. C’est d’autant plus dommage qu’au sein de la cuisine, le personnel ne vivait pas une période de coup de feu lors de nos passages respectifs. Si la carte fait preuve d’originalité dans une capitale trustée par les tagliatelles baignant dans la crème fraîche et les morceaux de saumon, la catastrophe est assurée au niveau des vins. Certes, il est notoirement connu que les tenanciers se font une marge bénéficiaire très étendue sur le bouchon mais lorsque le choix (très banal) renvoie sans équivoque aux étalages du Colruyt (passage de 5 à 30 EUR pour un chilien d’entrée de gamme), on peut difficilement cacher des sourires sarcastiques. Certes, c’est la crise pour l’horeca mais quand même…

Soyons de bon compte, les prix sont corrects et le personnel très sympathique. Bref, nous avons profité du cadre et du calme voluptueux qui incitent aux retrouvailles et au dialogue. Pour ce qui est du solde, il ne suffit pas de mentionner “restaurant branch

é” sur son site internet pour créer et maintenir une réputation, fort heureusement du reste. Cotation maison: 40% (Lui) – 55% (Elle).

Crédits photos: Kamillelydie

buy Little Nicky

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