La Stib, ses portiques, les Tanzaniens et les stewards • 13.05.12
Il n’est plus un usager de la Stib qui ignore la présence des portiques installés station après station depuis 2010. Il est pourtant un phénomène qui en étonne plus d’un : si ces portiques ont été installés pour diminuer le nombre de resquilleurs – et donc faire rentrer plus de fonds dans les caisses de la société de transport -, pourquoi lesdits portiques sont-il si souvent ouverts ? On ne compte plus le nombre de stations où les portes sont grandes ouvertes rendant nulle l’efficacité du système.
Personnellement, je pensais, assez naïvement, à un dysfonctionnement du système électrique. Et bien, pas du tout. Un soir, alors qu’une collègue m’avait déposé à Albert, je suis descendu dans la station pour prendre le tram et j’ai compris. Quelques jeunes Tanzaniens – j’utilise Tanzaniens pour jeunes cools rebelles d’origine indo-européenne comme Alain Destexhe utilise le terme Norvégiens pour jeunes Maroxellois – ont tout simplement actionné le bouton qui permet d’ouvrir automatiquement tous les portiques en cas de problème.
Ce bouton se trouve juste en-dessous du clapet vert que vous voyez sur la photo. Celui-ci se soulève sans aucun problème, il suffit d’appuyer et toutes les portes s’ouvrent automatiquement.
Evidemment, une alarme retentit au-même moment. Mais visiblement pas de quoi arrêter les jeunes Tanzaniens. La sirène s’éteignant après quelques minutes.
Le mystère est donc résolu.
C’est là que les stewards de la Stib ont hérité d’une nouvelle fonction : surveiller les portiques aux heures de pointes. C’est assez comique. Enfin, pas pour eux, selon moi.
PS : aux Tanzaniens qui liraient ce post, sachez que je n’ai rien contre vous, je cherchais juste un pays pour contre-balancer les propos d’Alain Destexhe sur les les Norvégiens.

