Monthly Archives: novembre 2011

Ma copine Aliette Griz suit un peu trop à la lettre notre rubrique « Lève la tête« … Du coup, elle fait face à quelques emmerdements et elle a envoyé un courrier au Bourgemestre d’Ixelles (qui n’a jamais répondu)….En voici une version légèrement modifiée pour les lecteurs de Bxlblog….

Cher tous,

Un landau-cobaye ?? diversion avant le gros morceau

J’étais en train de marcher dans la rue l??autre jour, je marche souvent dans la rue avec mon landau, je promène mon bébé tous les jours. Les roues avant sont lisses. ? l??arrière, les roues sont crantées, elles ont une très bonne tenue de trottoir, c??est un landau réputé pour sa maniabilité. Des roues antidérapantes, avec des pneus qui laissent une marque régulière dans l??eau de pluie, (j??ai même déjà roulé sur la neige, en admirant l??adaptabilité de l??engin). Cette poussette est vraiment conçue pour la ville. Les ingénieurs ont fait un remarquable travail de conciliation des fonctions les plus complémentaires : la promenade, le design, le faible encombrement. Elle a été conçue pour faire face à toutes les situations.

Toutes sauf Une.

On peut être citadine et aimer prendre l??air, regarder le ciel. Chaque jour, je longe des rues je traverse le parc, je remonte par le trottoir de droite, (probablement la section la plus dangereuse.) Je croise d??autres landaus, d??autres hommes ou femmes, seuls. Ixelles est une commune multiculturelle. Il y a des belges et des expatriés, des jeunes et des moins jeunes, des chiens et des chats. Sans compter les perruches et les pigeons. Il y a aussi des gens installés sur des bancs, avec leurs chiens en laisse. Les chiens qui se promènent, comme tout le monde.

La vie collective, c??est quoi ?

Quand je me suis installée dans le quartier, on m??a dit que c??étaient les plus belles rues, tu vas voir, quel quartier.

Les perruches de la place Guy d??Arezzo. Je pousse parfois jusqu??à l??avenue Lepoutre, je remonte vers la place Brugmann. Il y a des arbres tout le long de l??avenue Lepoutre, je suis toujours tentée de lever la tête, vers les feuillages, le ciel à travers les feuillages, les façades des hôtels particuliers, mais il ne faut pas.

Parce que que, partout, sur le trottoir, mes yeux de lynx balaient le trottoir, mes yeux de lynx scannent le moindre monticule et je les évite. J??essaie de les éviter. Le landau-cobaye va-t-il les éviter ? Le plus souvent, non. Le landau-cobaye les attire (les ingénieurs ont pensé à tout, sauf à ça. On peut penser à tout, mais oublier un léger détail qui pue.)

Ce n??est pas toujours possible d??être un lynx quand on pousse un landau dans la ville. Je rentre chez moi et c??est l??heure de vérité, je regrette d??avoir levé la tête.

Dernière semaine d??un mois de novembre qui m??a vue (? cruel souvenir de ma gloire passée) :

- faire bronzette en bikini au bord d??une piscine,
– la soirée de ma vie à Molenbeek
– vivre un instant de révolution artisctico-chaotique dans un hôtel

Et… même, parvenir à entamer une relation longue durée…  Oui, bon d??accord, c??est avec mon dentiste.

A raison d??une fois par semaine pendant quelques semaines. Rien de bien romantique, rien de fantasmant. J??ai une rage de dent. (N »ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?)

Mais, même dans ma douleur, j??ai une mission : te faire sortir (grâce à Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire). Toi, ta tante, ton fiston et ton voisin. Ensemble ou séparément. Quelle que soit ta tribu ou ton âge.

Alors, j??avale illico presto un D***algan et je me lance dans un programme dont j??ai des grands espoirs (pour ma santé mentale) de pouvoir profiter également !

Petit cocorico pour notre blog : ce jeudi, l’émission Des Clics et des Claques d’Europe 1 a mis à l’honneur une de nos rubriques phares, à savoir celle des Entendu à Bruxelles.

Tout est parti d’un blogpost de Guy Birenbaum qui m’a tapé dans l’oeil : La grosse dame et le bellâtre la bite à l’air. Rien très glorieux, j’ai été appâté par un titre < > racoleur, je l’avoue sans problème. Mais l’histoire était intéressante. Enfin les histoires. Celle de Guy qui a mis la photo d’une grosse dame en ligne et celle d’un webdeveloppeur du Daily Mail qui a fait un live tweet d’une dispute de couple, avec photos à l’appui, permettant de reconnaître les deux protagonistes. Ce qui m’a fait penser à un Entendu à Bruxelles que j’avais posté il y a quelques mois : Putain ma femme. Que j’ai partagé dans le post de Guy.

Le soir-même, je suis un peu intervenu pour parler de Bxlblog et de ses Entendu à Bruxelles. Sympathique expérience mais nous aurions préféré que le nom de notre blog soit correctement mentionné à la fin… Next time.

Cliquez sur l’image pour écouter l’émission :

Des clics et des claques #dcdc

Merci à Lise Pressac, Laurent Guimier, David Abiker et Guy Birenbaum pour leur écoute.

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Toi qui aimes sortir, aller au théâtre, concert, musée, suivre les propositions de Yelyam mais qui es parfois effrayé par le total de tes dépenses en sorties culturelles…

Viens donc voir ici le bon plan trop peu connu des Bruxellois !

Logo CultuurWaardeBonLes Cultuurwaardebonnnen sont trois chèques culture de 6,20 ? que tu peux recevoir sur simple demande à cette adresse, du mardi au vendredi.

Tu peux les utiliser à l’AB, au Bozar, au Centre de la BD… Une liste est disponible sur le site sur cette page. Attention, un seul bon peut être utilisé par évènement et on ne vous rendra pas la monnaie dessus !

Ils sont disponibles jusqu’à épuisement du stock, donc ne traîne pas ! J’ai déjà les miens…

© fishroscoe

Les ventes « exclusives » organisées par les grandes marques sont des rendez-vous qu’aucune fashionista ne raterait.

Chine organise cette semaine (jusqu’au 19 novembre) sa toute dernière vente, puisque la marque disparaît.

Une de mes copines, Aliette Griz, a affronté le froid, les files, les filles, la foule pour nous envoyer ce reportage poétique et drôle, qui ne manque pas de quelques portraits de Bruxelloises coquettes et de situations cocasses…

Aliette nous dévoile également les règles de survie afin de vaincre les obstacles d’un rite obligé de toute fille qui a envie d’être coquette et pas (trop) ruinée….  

N’hésitez pas à commenter et « liker » afin d’encourager cette auteure à réécrire sur notre site…

Règle no 1 : ne pas sous-estimer les difficultés

Chine la disparue a fait un dernier, le tout dernier petit tour, de trois jours, avant de vraiment s??en aller. ?a a commencé lundi matin, et moi, envoyée spéciale pour l??occasion, c??était mon tout premier petit tour dans une telle vente. Un tour qui a bien failli se terminer très vite, à cause de la difficulté à accéder à la caserne, il a fallu tourner, déjà, autour du Boulevard Louis Schmidt, un endroit pas tellement adapté pour le parking de dernière minute, mais finalement, mon tank blanc garé, j??y fus.

Avant, juste avant d??accéder, hier, ou encore ce matin, j??avais des préjugés énormes à propos des ventes spéciales, des idées préconçues qui ne demandaient qu??à être vérifiées sur place. J??avais bien failli ne pas prendre la direction, pourtant curieuse, de la caserne concernée, bien que curieuse de rentrer dans la caserne et de voir qui faisait quoi comment dans ce genre de circonstance, s??il y avait des codes, ou pas du tout. (Il n??y en avait pas tellement, à part le bordélique hasard des envies collectives d??apparence, à part ça : tout le monde luttait au cas par cas, pour s??en tailler une part.)

Règle no 2 : rester concentrée

Oui, une vente spéciale, la dernière du nom, ça attire les visiteuses. Un tas de monde veut être bien habillé pour pas cher, moins cher, et connaître une fois dans sa vie (ou toutes les fois : il y avait quelques habituées) le frisson de ne pas acheter des vêtements nécessaires dans l??instant, dans un magasin qui les a préparés pour vous.

Toutes les filles rêvent sans doute de se battre pour arracher la pièce dix ans d??âge, des mains, ou directement sur le portant un peu trop haut, le cintre un peu trop fin ou les vêtements presque ensevelis les uns sous les autres. Autant ne pas se faire d??illusions, le luxe à partir de cinq euros, ça se mérite.

Mais avant d??en arriver là : ne pas oublier qu??il faut en arriver là.

Règle no 3 : Ici, nous sommes en Belgique, tout le monde sourit dans la file

Donc, attendre. Il ne suffisait pas d??affronter les redoutables feux rouges du boulevard du Général Jacques, il ne suffisait pas de faire le créneau embardé de l??autre côté de la voie, sans défoncer ni poteau, ni pare-chocs, il fallait surtout patienter.