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Archive de novembre, 2008

Touche pas à ma poste24.11.08

Plus personne ne peut plus ignorer que les bureaux de poste ferment les uns après les autres. A Bruxelles, il ne devrait plus en rester que 35 au 1er janvier 2010. Les réactions fusent de toutes parts. Tant du côté du personnel que de la clientèle.

Les bureaux de poste vont fermer les uns après les autres, un sur deux à Bruxelles. C’est certain. Et cela ne plaît pas à grand monde au sein de la maison et encore moins à la clientèle. La Poste doit, selon son contrat de gestion signé avec le gouvernement fédéral, maintenir au moins UN bureau de poste par commune… Dans une commune de 5000 habitants, ça passe sans problème. Quand il y en a plus, cela coince parfois voire souvent. De l’autre côté, on rétorque que des points-Poste ouvrent çà et là pour palier aux fermetures des guichets. Mais cela, non plus ne plaît pas à tout le monde.

“Je ne comprends pas pourquoi la Poste fait cela”, explique Régine, dépitée. Cette dame d’un certain âge, qui habite Neder-over-Hembeek, a ses habitudes au bureau de la place Peter Benoît. “Je ne suis pas une adepte de l’e-mail, je n’ai d’ailleurs pas d’ordinateur chez moi. J’ai des amies qui habitent de par le monde. J’aime à correspondre avec elle. Comme mes envois sont souvent accompagnés de colis de diverses tailles, je dois me rendre à la Poste. Pas moyen de savoir combien je devrais payer. Maintenant je vais devoir aller au Delhaize, où je ne vais pas d’habitude. Je vais me retrouver entre le pey et ses deux bacs de bières et une madame qui voudrait échanger son gel douche… Pourrais-je avoir autant confiance en une personne, certainement très respectable, mais qui n’a pas la culture du service public. J’étais enseignante, pour moi cela compte. J’irai, puisque je n’ai pas le choix. Mais je suis très déçue.”
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Il ne restera que 35 bureaux de poste24.11.08

La Poste n’en démord pas : il faut réduire drastiquement le nombre de bureaux de poste. De 70 bureaux en Région bruxelloise en juin 2008, il n’y en aura plus que la moitié au 1er janvier 2010.

En Belgique, la Poste sera passée de 1.300 bureaux en 2007 à 650 en 2009… Un véritable élagage en règle, net et sans bavures. Comme le souhaiterait la Poste, pour une question de survie, selon elle. Les nombreuses pétitions, les motions communales, n’y font rien. En juin 2008, il y avait 70 bureaux de poste en Région bruxelloise, il n’y en aura plus que la moitié au 1er janvier 2010. Et les syndicats rappellent que l’hémorragie a commencé bien plus tôt. Le plan enclenché par le service public (qui doit arriver à son terme fin 2009) consiste en effet à se préparer au mieux à un marché plus concurrentiel. Sur le terrain, une mutation en profondeur est engagée, se traduisant donc par la fermeture de nombreux bureaux et par une concentration des services postaux.

90 % des services “normaux”

Le citoyen semble être le dindon d’une farce vouée aux gémonies des réductions des coûts. “Pas du tout”

,répond la Poste.“La clientèle n’est pas oubliée. Loin de là”. Car durant ce laps de temps, ce ne sont pas moins de 39 points-Poste qui verront le jour à Bruxelles, en plus de la quarantaine existante. S’ajoutant à la bonne trentaine déjà ouverte à ce jour. Maison communale, grandes surfaces et librairies étant le plus souvent mise à contribution.
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Bruxelles 2009: le web politique ?23.11.08

A l’approche des prochaines scrutins régionaux et européens, il ne se passe plus une semaine sans laquelle l’un ou l’autre observateur se hasarde à pronostiquer la place “majeure ” que devrait occuper Internet dans la campagne électorale. S’il faut reconnaître que la guérilla en ligne menée par Barack Obama a contribué non seulement au financement de sa candidature et à sa victoire magistrale, le schéma semble peu ou prou applicable en Belgique et, en ce qui nous concerne, à la sociologie du corps électoral bruxellois.

Le piège du nombrilisme blogeois, la platitude des feuilles de choux ?

D’emblée, deux différences notables sont à noter sous nos latitudes: qu’ils aient lieu dans un canton de Saint-Gilles ou de Jette, les votes sont obligatoires et il n’y a donc pas de nécessité de mobiliser l’électeur ; les dépenses de campagne sont limitées par la loi et une série de règles balisent l’usage de gadgets de type marketing. In fine, les paramètres américains sont très loin d’être ceux qui prévalent à Bruxelles: il ne s’agit pas de rassembler des courants internes à un parti puis seulement de convaincre une minorité d’indécis à Denver ou à Washington, l’objectif essentiel tient davantage dans la récupération du maximum de voix majoritaires qui se situent au “centre” de l’échiquier (les opinions fluctuantes). Le Parti socialiste et le MR, par exemple, ont leurs noyaux durs d’électeurs. L’enjeu pour juin 2009 étant de présenter leur meilleur profil pour attirer tous les déçus et, surtout, les sans opinion.

Passé ce préalable, quelle est la cible effective du marketing sur Internet ? Dans une capitale où l’on compte 25% de citoyens vivant sous le seuil de pauvreté et un taux de pénétration bien faible de 50% de connection des ménages sur la toile, le pourcentage des personnes concernées fond comme neige au soleil.  Il se situe même aux confins de l’anecdote lorsque l’on se demande quelle est la proportion de clients du Marché du Midi, de petits pensionnés ou de promeneurs au Bois de la Cambre, qui savent ce qu’est un lien RSS , un suivi sur Twitter , un blog politique ou qui s’inscrivent dans un groupe partisan sur Facebook. Certes, il y a l’effet viral qui dépasse parfois son cadre d’origine, à l’instar des vidéos de Michel Daerden , mais le caractère épisodique n’est que peu porteur. Quant aux blogs des élus de la capitale, ce sont au mieux des groupuscules de fans à la taille confidentielle, au pire, des aires désertiques. 

Tout cela pour dire la toile ne sera pas oubliée lors de la prochaine campagne mais on fait déjà le pari de ce qu’elle sera un outil “mineur

” pour le marketing. A quoi bon créer l’illusion d’un dialogue avec les électeurs potentiels quand le citoyen lambda n’est franchement pas demandeur (l’assiduité déficitaire des commentaires sur les carnets de politiciens) et que la logique de parti cadenasse ce type d’initiative (la langue de bois et les poncifs habituels en tête des menus) ? Les candidats le savent et la grande majorité des contribuables ne s’y intéressent guère.

Rien n’est perdu ? C’est juste une question de temps et, surtout, de culture…parce que la distribution des calendriers, des cartes de voeux, des invitations au bal du Bourgmestre et les raids sur les marchés sont de loin et toujours les armes tactiques principales avant les urnes.

Crédits photos: Azugaldia.

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Bruxelles si c'était Florence23.11.08

En tant que nouvelle recrue sur bxlblog, je ne déroge pas à la tradition et vous livre ma version de Bruxelles. Petite présentation : Florence, 20 ans, étudiante en 3è Droit dans une petite école supérieure à Uccle. Vous me croiserez aux abords du parc Duden, de la place Saint-Gery, chaussée d’Ixelles,… ma famille est dispersée aux 4 coins de Bruxelles et je n’ai jamais vécu ailleurs qu’ici.

Bruxelles, si c’était Florence, ce serait un service de transports en communs digne de ce nom avant tout.
Je suis quasiment née dans un tram et je subis depuis bientôt 21 ans les piètres services de la STIB, c’est donc un sujet qui me tient à cœur et duquel je risque de beaucoup parler sur bxlblog ;) . Il ne se passe pas une journée sans qu’il ne m’arrive une aventure sur leurs lignes.

À part ça, Bruxelles, si c’était Florence, resterait Bruxelles.

Jumper movies

Bruxelles, si c’était une odeur, ce serait le doux fumet d’un paquet de frites.
Bruxelles, si c’était un son, ce serait l’ambiance toute particulière qui règne à l’Archiduc, après minuit.
Bruxelles, si c’était un objet, ce serait un verre de Kriek sur une terrasse en été.
Bruxelles, si c’était un animal, ce serait le pigeon (oiseau à la grise robe…)
Bruxelles, si c’était un lieu, ce serait le Houtsiplou, mais aussi le Booze’n Blues, le PP

BASEketball movies

, le Zebra, le Kokob, le Bonnefooi

, le Fritland, le Schievelavabo, la Maison Berbère et les traditionnelles marches de la Bourse, une valeur sûre.
Enfin, Bruxelles, si c’était une personne, ce serait mon papa, zinneke pur jus depuis 55 ans qui m’a enseigné l’histoire de Bruxelles lors d’interminables promenades dans ses rues. Ce même papa qui ouvrit le Blues Corner en 1981, lieu phare des nuits bruxelloises, et m’a donné au passage un goût prononcé pour l’Horeca, la musique et le monde de la nuit.

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Communication de service23.11.08

communication de service

Ce samedi, pour le plus grand plaisir des voyageurs et des amateurs d’art, la SNCB exposait au-dessus des guichets de la Gare Centrale un gigantesque panneau monochrome noir, parcouru de stries élégantes.

Une verticalitude audacieuse sépare non-définitivement le support en quatre partie dont les superficies sont audacieusement identiques. Les experts sont partagés : réminiscence des gâteaux quatre-quarts régressifs de l’enfance ou évocation discrète du splisting de BHV ? Qu’a voulu dire l’artiste ? Qu’importe…

communication de service

Intitulé “Vertrek – Départ”, cette oeuvre d’un collectif artistique qui n’a pas tenu à signer, dégageait un discours au lyrisme feutré. Cette remise en question de tous les paradigmes spatio-temporels semble avoir trouvé son public : dans le hall on n’a d’yeux que pour cette démarche d’avant-garde qui allie la sobriété graphique et la radicalitude dans le discours.

communication de service

On murmure que plusieurs galeristes du Sablon sont en train de mesurer leurs locaux d’une main et de dégainer leur carnet de chèques de l’autre…

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Bulgogis & kimchis23.11.08

A l’inverse de son statut de métropole internationale, Bruxelles compte relativement peu d’enseignes qui élargissent le champ des saveurs hors de l’Europe occidentale. Certes, toutes les vagues d’immigrations successives sont aujourd’hui dignement représentées au chapitre des découvertes, voire plus souvent de la banalité quotidienne, mais il est de ces adresses que l’on découvre très tardivement. Jeter son dévolu sur le Séoul , c’est faire le pari d’une cuisine coréenne aussi peu représentée que très largement méconnue. 

D’emblée, le ton est donné dès l’entrée: le décor est très sobre et un peu suranné. En vérité, rien qui ne surprendra celles et ceux qui sont habitués aux gargotes du pays du matin calme: tout est dans l’assiette, pas dans la verroterie ni dans les couverts. Pour les indécrottables du Pajotteland, mieux vaut quand même le savoir. Petit détail qui a son importance sur le plan de l’étiquette, les baguettes sont présentées en métal et non pas en bois en bon marché ou en plastic.

Petit introspection d’une carte jaunie qui a vu défiler des wagons de cadres expatriés de chez Huyndai : le choix n’est pas pléthorique mais il embrasse tous les grands classiques (salade de méduses, patates douces marinées au soya, bouillon de  porc épicé et ses grosses nouilles,…). Nous avons ouvert le bal avec un assortiment de “mandu” avant d’embrayer sur les deux spécialités de la maison, le “bulgogi

” et un “galbi“. A l’épreuve des papilles, le résultat est convaincant et met un point d’honneur à ne pas s’adapter aux palais occidentaux (morceaux d’ananas, par exemple). 

Hélas, quelques points noirs à l’horizon : les “kimchis “se commandent en supplément alors que dans n’importe quel autre restaurant, ils sont servis gratuitement et à volonté (4 euros, certes, pas la mer à boire) ; le “soju ” est carrément hors de prix, dommage pour les initiations (bouteille à 14 euros) ; la carte des vins est anecdotique même si on ne s’en offusquera pas trop vu le cadre. Quoique affable, le service reste pour sa part sympathique.   

Bref, une adresse qui mérite le détour pour l’originalité de sa cuisine et son très bon rapport qualité-prix (14 euros le lunch à midi et comptez 35 euros le soir, entrée-plat et un Bordeaux correct compris). Cotation maison: 65% (lui) – 70% (elle).

Crédits photos: Pocketmonsterd.

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